Bazian (Gers)

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Bazian
Bazian (Gers)
Le château de Bazian.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gers
Arrondissement Auch
Canton Fezensac
Intercommunalité Communauté de communes d'Artagnan en Fézensac
Maire
Mandat
Véronique Coelho
2014-2020
Code postal 32320
Code commune 32033
Démographie
Gentilé Bazianais, Bazianaise
Population
municipale
121 hab. (2015 en augmentation de 11,01 % par rapport à 2010)
Densité 9,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 40′ 13″ nord, 0° 19′ 23″ est
Altitude 300 m
Min. 126 m
Max. 234 m
Superficie 12,71 km2
Localisation

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Bazian (Basian en gascon) est une commune française située dans le département du Gers, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Bazian est une petite commune de Gascogne gersoise. Elle est située à 10 km du chef-lieu du canton, Vic-Fezensac. Le village est bâti au sommet du coteau (altitude 177 mètres), sur le versant ouest dominant la vallée de l'Osse.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bazian[1]
Roquebrune Caillavet
Tudelle Bazian
Cazaux-d'Anglès Riguepeu

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Bazian est bâtie sur un éperon rocheux qui domine la Mouliaque, modeste affluent de l'Osse.

Bazian se situe en zone de sismicité 1 (sismicité très faible)[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune de Bazian est sans doute d'origine gallo-romaine, du nom d'un propriétaire, Basius.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

L'emplacement d'une villa gallo-romaine, à quelque trois cents mètres du bourg actuel, a été récemment repéré et a livré son lot de matériaux de construction (tegulae, mortiers, marbre) et de fragments de poteries, de céramique sigillée, d'amphores. Après la période de stabilité gallo-romaine, une partie de la population se déplace en direction du sud-est vers la source du Buc ou l'on retrouve les lieux-dits Au loc, A la place, et l'autre se disperse sur le territoire. A mesure que le christianisme s'établit, les vassi-dominici bâtissent quelques églises rurales, toutes aujourd'hui disparues : Saint-Pé de Yassa, Sainte-Christie, Saint-Michel et autre Gleyzette d'Antin.

La date précise de la création du château et de son castelnau est inconnue, mais ils ont été sans doute édifiés sur l'emplacement d'une motte castrale. Le nom de son église figure[Où ?] dès le XIe siècle. Bazian apparaît comme un castelnau à l'urbanisme le plus achevé, l'enceinte villageoise épouse parfaitement la forme du sommet de l'éperon (Benoît Cursente) dominant la Mouliaque, modeste affluent de l'Osse. À l'ouest, le château occupe l'extrémité du promontoire. Toujours dans l'enceinte, l'église se trouve à l'opposé de ce dernier. On accède au village-rue en passant sous la tour-porche de plan carré encore conservée sur quatre niveaux. Autant d'éléments qui caractérisent bien le castelnau gascon.

Les barons De Montesquiou apparaissent, dès le XIIe siècle, à l'origine du château et du castelnau. Ils y séjournent régulièrement comme le confirment de nombreux actes. Après le partage de la baronnie en 1479, la terre de Bazian passe par succession aux Lavedan puis aux Du Lyon et enfin à la famille de Bourbon. Celle-ci transforme la bâtisse aux XVIe et XVIIe siècles par d'importantes adjonctions, créations d'ouvertures, de tourelles en surplomb.

La Révolution n'arrête pas la lignée des seigneurs de Bazian, elle se perd seulement à la fin du XIXe siècle avec la comtesse De Mesnard. Avant sa mort, elle vend le château et la propriété contiguë à une famille d'agriculteurs. Cette dernière laisse la bâtisse à l'abandon jusqu'à la fin du XXe s. où les actuels propriétaires entreprennent une restauration réussie.

Les commerçants (boulanger, épicier, cafetier) disparurent progressivement à partir des années 1950. Le boucher, le dernier, a pris sa retraite voici quelques années. Le prêtre n'habite plus le presbytère et l'école communale ne résonne plus des cris des enfants. Moins de vingt exploitations agricoles demeurent, mais l'âge des exploitants fait craindre une désertification encore plus dramatique.

Saint-Yors était un petit castelnau fondé dans la seconde moitié du XIIIe siècle par la famille de Lasséran, branche cadette des De Montesquiou. En 1307, Guillaume De Lasséran accorde des coutumes aux habitants du lieu. Cette famille vend la seigneurie à la fin du XVe s. aux De Marrenx. Par succession, elle passera aux Du Barry qui conservent leur bien jusqu'au XXe siècle. Il ne reste rien aujourd'hui de ce qui fut le village de Saint-Yors. Des fortifications du castelnau ne reste qu'une tour-porche, vestige insolite, plantée en rase campagne. L'église, bâtie sur un promontoire, à quelques centaines de mètres, est aujourd'hui complètement ruinée. La commune de Saint-Yors (saint Georges en gascon) est rattachée en 1840 à Bazian.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Bazian adhère depuis le 18 décembre 2003, à la communauté de communes de d'Artagnan en Fezensac dont le siège est à Vic-Fezensac.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2014 en cours Véronique Coelho DVD Cadre supérieure
2008 2014 Alain Dadalt[3]    
1995 2008 Jacques Couzinet DVG  
1965 1995 Elie Rey    
1945 1965 Gustave Saint Martin    
1933 1945 Victor Labat    
1912 1933 Léon Magne    
1896 1912 Othon De Barry    
1893 1896 Bertrand Berges    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population

effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5].

En 2015, la commune comptait 121 habitants[Note 1], en augmentation de 11,01 % par rapport à 2010 (Gers : +1,47 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
346343428391382540551540513
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
487490464450443417420383369
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
380330253238238240211198176
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
171133129114102109111112116
2015 - - - - - - - -
121--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Bazian n'échappe pas au dépeuplement vécu par les communes rurales du Gers. Lors du premier recensement, Bazian comptait 343 habitants et Saint-Yors 132, soit un total de 475 habitants. Au recensement de 1826, la population culminera à 603 habitants (419 + 184), avant de chuter inexorablement : 540 en 1851, où l'on compte encore 124 maisons, 464 en 1872, 385 en 1906. La guerre de 14-18, 13 jeunes morts pour la patrie, amplifiera cette tendance. On ne compte plus que 211 habitants en 1946, 114 habitants en 1990 et seulement 102 en 1999.

En ce début du XXIe siècle, environ un tiers du patrimoine bâti appartient à des ressortissants de la Communauté européenne ou Américains qui viennent passer ici leurs vacances, parfois leur retraite.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le village, modèle de castelnau avec son château, le reste de ses remparts, ses vieilles maisons dont certaines très anciennes à colombages, ses ruelles étroites engazonnées. Le prix du patrimoine de la Société Archéologique, décerné en 2001, est venu récompenser l'effort de restauration réalisé ces dernières années.
  • Le château de Bazian occupe la tête de l'éperon rocheux au sud-ouest du village. Une partie de son bâti en appareil moyen remonte à la création du château primitif par les De Montesquiou. La bâtisse actuelle, objet des aménagements des XVIe et XVIIe siècles, s'élève sur trois niveaux. Deux pavillons carrés la flanquent. La partie sud-est fortement dégradée, flanquée de deux tourelles en surplomb en cul de lampe, aujourd'hui découronnées, témoigne de cette aile sur un étage qui se raccordait au bâtiment principal. L'intérieur du château est riche d'un décoration peinte.
  • La tour-porte, de plan carré, conservée sur quatre niveaux et coiffée d'une couverture en tuiles canal à quatre eaux (I.S.M.H. 01/08/74).
  • L'église Saint-André, à l'entrée du village, a subi de profondes modifications depuis sa création ; son origine se confond avec celle du castelnau. La comtesse De Mesnard offrit, vers 1870, une partie de sa fortune pour embellir l'édifice. L'abbé Lahille, dernier curé de Bazian, en exercice pendant plus de 50 ans, fit intervenir, en 1929, les frères Lasséran pour décorer l'ensemble de l'édifice.
  • Tabernacle en bois doré des XVe – XVIe siècles (I.S.M.H.).
  • Dernier vestige de l'ancienne communauté de Saint-Yors (Saint-Georges) rattachée en 1840, la tour-porte trône, solitaire, au milieu d'un terrain agricole. Comme au village, la porte en arc brisé ouvre sur un couloir voûté en plein cintre ; elle n'a qu'un étage et pas de toiture[9].
  • La pietà de l'église de Saint-Georges, du XVIe siècle, en bois polychrome, a été transférée au trésor de la cathédrale Sainte-Marie d'Auch (I.S.M.H.).
  • Le petit patrimoine offre à celui qui sait le découvrir les moulins sur la crête du village, le pigeonnier hune sur le padouen, les puits aux abords du village et dans la cour du château, la source et lavoir au Buc, les fontaines au Buguet, Lassalle, Sainte-Christie, Cabos.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Plan séisme
  3. Site de la préfecture - fiche de Bazian
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  8. a et b Michel de La Torre, Gers : Le guide complet de ses 462 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5032-2, notice BnF no FRBNF35576310)
  9. I.S.M.H. 15/03/73