Bayon (écrivain)

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Bayon
Nom de naissance Bruno Taravant
Naissance
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture français

Bayon, né Bruno Taravant en 1951, est un journaliste et écrivain français, lauréat du Prix Interallié en 1990.

Biographie[modifier | modifier le code]

Bruno Taravant est né en Côte d'Ivoire et a passé son enfance en Afrique (Lomé (Togo)), où son père Jacques Taravant était diplomate. Jacques Taravant est également auteur notamment d'un Essai sur une nouvelle poésie nègre d'expression française.

Bruno est élève du lycée Bonnecarrère à Lomé et vient en 1964 en France, où il est élève du lycée Henri-IV[1].

Plume rock et ciné[modifier | modifier le code]

Journaliste, « plume rock et ciné »[2] sous le nom de Bayon au service culture depuis 1980 du journal Libération. Il dirige les infos rock du quotidien et au fil du temps, ses critiques laissent apparaître un véritable attachement pour des artistes dont il suit la trajectoire.

En 1988, pour la sortie du single Si je devais manquer de toi, Bayon écrit l'article qui « dopera la carrière »[3] de Jean-Louis Murat.

Il publie en 1992 une interview post-mortem de Serge Gainsbourg sous le titre Serge Gainsbourg mort ou vices, rééditée en Gainsbourg raconte sa mort, sous une nouvelle couverture, à l'occasion du dixième anniversaire de la mort du chanteur[4].

Soutenant Christophe dont il « plébiscite Le Beau Bizarre »[5], un album publié en 1978 : le chanteur est pour lui comme « le chaînon elvisien manquant entre Adamo et Vega via Juvet »[6].

Il consacre régulièrement des articles à Alan Vega, la voix du duo post-punk Suicide ; pour l'annonce de la sortie d'un nouveau disque ou d'un concert comme en 2011 : « Vega le suicideur dérive, s’efface » et « se rematérialise à Paris, en show du soir au Moulin Rouge »[7].

Parmi ses intuitions citons Marie Möör dont il remarque les chansons dès 1988. Il écrit en 2003 à son sujet : « meilleure auteure-chanteuse en inactivité rock en France. Moi je suis morte de bonne heure, fredonne-t-elle de sa voix de techno-pierreuse, Vanessa Bardot codéinée. Et personne n'a rien vu »[8].

Benoît Sabatier citant Arnaud Viviant : « Ado, j'achetais Libé juste le mardi, pour les chroniques rock de Bayon. C'était mon idole. Plume délirante. Rock et littérature, Cure fait sens avec Rimbaud. De l'ironie. Grande noirceur, langue épileptique. Repère le populaire intelligent »[9].

En 2011, le journaliste Serge Loupien qui travaille avec Bruno Bayon témoigne pour Le Soir de l'étendue de la liberté accordée par le journal, citant l'exemple du groupe Certain General : « Avec Bayon, on aimait tellement bien le groupe qu'on décide de vendre le sujet à la rédaction en chef et leur proposer de mettre la photo en une »[10]. La rédaction accepte.

Il travaille également pour Rock & Folk, magazine dans lequel il signe ses articles "Bruno T.", pour Métal hurlant, Le Monde de la musique, le Pariscope, Playboy, la Revue de minuit[11].

Le récit parallèle[modifier | modifier le code]

En 2010, Nelly Kaprièlian écrit : « Cela fait maintenant vingt ans que Bayon, plume rock et ciné à Libé, mène un long récit autobiographique en plusieurs livres »[2]

Œuvre littéraire[modifier | modifier le code]

Les Animals, son deuxième roman, publié en 1990 chez Grasset, rencontra un vif intérêt critique et remporta le prix Interallié.

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • 1986 : Selby, de Brooklyn : entretiens avec un mystique US, traduit par Marc Gibot, Paris, Christian Bourgois, 169 pp.
    Entretiens avec l'auteur américain Hubert Selby : recueil de textes extraits du journal Libération, 1983
  • 1987 : Le Lycéen, réédité chez Grasset en 2000
  • 1990 : Les Animals, Grasset
  • 1992 : Gainsbourg raconte sa mort, Grasset
  • 1993 : Haut fonctionnaire, Grasset, rééd. 2009
  • 1998 : La Route des gardes, Grasset
  • 2005 : Les Pays immobiles, Grasset
  • 2009 : Mezzanine, Grasset
  • 2010 : Tourmalet, Grasset
  • 2016 : Roulette russe : journal d'un jeune homme perdu, Pauvert

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Benoît Sabatier, Libérez Bayon, : Technikart no 70, 01 mars 2003[lire en ligne].
  2. a et b Nelly Kaprièlian, « Bayon, l’homme qui tombe », Les Inrocks,‎ (lire en ligne)
  3. Bruno Bayon, « Couleur Murat », Libération,‎ (lire en ligne)
  4. Bruno Bayon, « Gainsbourg raconte sa mort », Grasset,‎ (lire en ligne)
  5. Benoît Sabatier, « Le Beau bizarre », Technikart, no 53,‎ (lire en ligne)
  6. Bruno Bayon, « Sur les quais avec Christophe », Libération,‎ (lire en ligne)
  7. Bruno Bayon, « Alan Vega, au Jour et au Moulin », Libération,‎ (lire en ligne)
  8. Bruno Bayon, « La vie en Möör », Libération,‎ (lire en ligne)
  9. Benoît Sabatier, « Nous sommes jeunes, nous sommes fiers », Fayard,‎ (lire en ligne)
  10. Philippe Manche, « On a mis le rock en avant (entretien avec Serge Loupien) », Le Soir,‎ (lire en ligne)
  11. Benoît Sabatier, « Libérez Bayon! », Technikart, no 70,‎ (ISSN 1162-8731, lire en ligne)