Cheikh Ibrahim Niass

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Baye Niass (Taïba Niassène, 1900 - Londres, 1975), de son vrai nom Ibrahima Niass est un cheikh et un marabout de la confrérie des tidjanes. Il est le fils du marabout El Hadji Abdoulaye Niasse. Il est le troisième calife de cette confrérie. Il est le détenteur de la fayda tijani annoncée par Cheikh Ahmad Tijani (rta).

La ville de Kaolack est devenue une ville sainte pour les tidjanes et lieu de convergence durant le mawlid an-nabi ou bie

La mosquée de Medina Baay Kaolack.

Sa vie[modifier | modifier le code]

Fils d'un muqadam du Djolof,issu d'une famille royale des Ndiayènes. Il prit son nom Niasse d'un mariage de son arrière arrière arrière grand mère qui fut mariée à un arabe, du nom prénom de Ridda, qui était venu au Sénégal pour avoir un soutien du jihad qu'il tenait. Mais puisque les arabes n'ont pas de nom comme les Sénégalais et tant d'autres nationalités, on donna le nom de Naisse à l'enfant qui est né de ce mariage, appelé Samba Dıéylé Niasse. Or Diéylé Niass son vrai nom était Ndiaye, mais elle prit le nom de Naisse de son homonyme. Baye Niass est né en 1900 à Taïba Niassène près de Nioro du Rip, région de Kaolack, et il est le seul parmi les fils d'Abdallah Niasse à être né au Sénégal. En effet, les autres naquirent en Gambie. Son père est El Hadj Abdoulaye Niasse, et sa mère Sokhna Astou Diankha. Il grandit et fit sa formation religieuse entre Taïba Niassene et Mbiteyene, localités situées dans le département de Nioro du Rip.

Il mourut à Londres le 26 juillet 1975 à 75 ans avec 75 livres écrits, Modèle:Précision nécessaire entre 17 et 20 fois à La Mecque, 70 enfants. Baye compte des dizaines de millions de disciples dans le monde. Il fit son premier pèlerinage à la Mecque en 1937. Il nomma sa branche du tidjanisme, la Tarbiya.

Baye Niass composa un poème religieux de 2 972 vers en l'honneur de Mahomet, intitulé Tayssir El Wussu Ila Hadratu Russul.

Généalogie[modifier | modifier le code]

Dans l'introduction de son éloge panégyrique sur Mahomet, imprimé pour la première fois à Ibadan au Nigeria, Baye Niass décrit sa lignée :

  1. fils de Abdallah
  2. fils de Seyyidi Muhammad
  3. fils de Mademba
  4. fils de Bakary
  5. fils de Muhammad Al Amin
  6. fils de Demba
  7. fils de Rida
  8. fils de Chamsou Dine Missina
  9. fils de Ahmad
  10. fils de Abiboullah
  11. fils de Baba
  12. fils de Ibrahima
  13. fils de As-Siddiq
  14. fils de Ibn Naafiah
  15. fils de Qays
  16. fils de 'Aqil
  17. fils de Amr.

Son œuvre littéraire[modifier | modifier le code]

  • Rouhoul Adab, écrit à l'âge de 21 ans
  • Noujoumoul Houda, panégyrique sur Mahomet.
  • Tanbihoul Azkiyya, panégyrique sur Ahmed Tijane.
  • Rafhoul Malam, invitation à prier avec les mains sur la poitrine.
  • Kaashifoul Ilbass, précisions sur les paroles soufies antérieures.
  • Dawawina Sitta, recueil de six diwans sur l'éloge à Mahomet, de Ahmed Tijan, de ses muqaddams, conseils et énigmes soufis destinés aux disciples.
  • Djamihoul Djawamihou , recueil de poèmes pareils au précédent sur l'éloge à Mahomet, de Ahmed Tijane, conseils et énigmes soufis destinés aux disciples.
  • Rihlatoul Konakri, poème sur son voyage à travers la sous-région : Guinée, Sierra Leone, Liberia, Ghana, Nigeria pour propager l'islam tidjane.
  • Djawahirou assa'il, missives, réponses à des correspondances, explications de certains versets, hadiths et paroles soufies, litanies.
  • Sirou Akbar (« le plus grand secret ») un des livres les plus ésotériques de Baye Niass.
  • Seyroul Qalb, dernier poème écrit par Baye Niass.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (ar) Djibril Guèye, Cheikh Al Islam El Hadj Ibrahima Niasse le Mystique (1900-1975) ou l’école de formation spirituelle de Niassène, Dakar, Université de Dakar, 1983, 151 p.  (mémoire de maîtrise)
  • Ahmadou Mokhtar Ba, Cheikh Ibrahima Niasse, savant et homme d’action, Dakar, Université de Dakar, 1983, 85 p.  + table. (mémoire de maîtrise)