Bay'a

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La bay'ah ou bay'a (arabe : بَيْعَة) est un serment d'allégeance qui existe dans le monde musulman, cette tradition séculaire symbolise les liens qui unissent le peuple et leur souverain[1], elle apparait dès l’époque médiévale[2] et a encore cours dans le Royaume du Maroc[3] ou en Arabie saoudite via l'institution du Conseil d'allégeance. La bay'a est régi par le droit Islamique, elle diffère du système féodale européen basé sur la seigneurie en cela qu'elle s'adresse non pas à un seigneur mais à un chef de tribu qui reconnait par cet acte d'allégeance la légitimité du pouvoir monarchique. La Bay’a consacre la sacralité du Calife, du Sultan ou du Roi et lui impose comme devoir de protéger le territoire et la foi musulmane. La cérémonie d'allégeance réuni les chefs des tribus, les dignitaires du pays et les représentants du peuple en tenue d'apparat[4] qui prêtent serment et donnent allégeance au Roi par un acte écrit.

Dans le Coran[modifier | modifier le code]

L'acte de bey'a tire son origine dans le Coran à la sourate 48 "Al Fath" (La victoire) verset 18 - Dieu a très certainement agréé les croyants quand ils t'ont prêté le serment d'allégeance sous l'arbre. Il a su ce qu'il y avait dans leurs cœurs, et a fait descendre sur eux la quiétude, et Il les a récompensés par une victoire proche.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Bey’a ou wala’ ? », sur Zamane, (consulté le )
  2. Hervé Bleuchot, « Chapitre VII : Le califat », dans Droit musulman, Presses universitaires d’Aix-Marseille, coll. « Droit et religions », (ISBN 978-2-8218-5332-4, DOI 10.4000/books.puam.988, lire en ligne), Section 2, §2
  3. « La marocanité du Sahara et l’allégeance aux Sultans du Maroc sont portées par les tribus sahariennes », sur Aujourd'hui le Maroc (consulté le )
  4. « La traditionnelle cérémonie d'allégeance au Maroc, un rituel immuable », sur France Culture, (consulté le )