Chasseurs basques

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Les chasseurs basques sont des unités d’infanterie légère (de chasseurs à pied) constituées par différentes armées.

En France[modifier | modifier le code]

Les unités de chasseurs basques françaises sont créées lors de la Révolution française pour défendre la frontière des Basses-Pyrénées.
Des patriotes avaient spontanément pris les armes, et sont autorisés à créer quatre compagnies franches, constituant le corps des Chasseurs Basques () par les représentants du peuple. Le , il compte dix compagnies, organisées ensuite en quatre bataillons (1er à 4e bataillon de chasseurs basques).
Deux de ces bataillons sont commandés par les futurs généraux Matenot, dit la Victoire, et Harispe. Ces compagnies défendent les cols autour de Saint-Jean-Pied-de-Port dès le début de 1793. Elles sont placées sous le commandement du capitaine Moncey.

Les chasseurs basques se distinguent du 1er au à la défense de Château Pignon, en avant de Saint-Jean-Pied-de-Port, à 1 contre 8. Ils remportent quelques succès par la suite, et leur ardeur au combat réussit à empêcher les Espagnols de progresser en profondeur.

En , trois des bataillons basques forment la 5e demi-brigade d’infanterie légère, sous les ordres de Moncey, désormais chef de bataillon. En , le bataillon de chasseurs basques d’Harispe, forme avec les grenadiers de la 5e demi-brigade la colonne infernale qui s’empare des cols au-dessus de Saint-Jean-Pied-de-Port.

En 1795, la paix est signée avec l’Espagne, et les chasseurs basques restent cantonnés sur la frontière. En , ils sont réduits à un bataillon. En 1800, ils sont déplacés sur Libourne[1], et un deuxième bataillon est reformé. Les deux bataillons font la campagne de 1800 dans l’armée de réserve de seconde ligne, dite armée des Grisons et sont ensuite dissous le à Berne. En 1806, ils forment le 4e régiment d’infanterie légère et participent à la victoire d’Iéna. En 1808, trois cents d’entre eux forment la garde d’honneur de Murat en Espagne. Le bataillon est intégré à la Grande Armée pour la campagne de Russie en 1812[2].

Personnalités ayant servi dans les chasseurs basques[modifier | modifier le code]

En Uruguay : les cazadores vascos[modifier | modifier le code]

En Uruguay, un régiment (ou bataillon) de chasseurs basques est créé lors de la Grande Guerre par le gouvernement Colorado, le , pendant le siège de Montevideo. Le colonel est Juan Bautista Brie de Laustan, l’uniforme est bleu à parements rouges, avec un béret basque rouge.

Cette unité, outre son propre état-major, sa logistique, sa musique et son artillerie, comprenait des compagnies de grenadiers, de voltigeurs, et sept compagnies d’infanterie, pour un total de 650 hommes.

Un autre régiment de chasseurs basques est formé par les Blancos, recrutant des vétérans des guerres carlistes[3].

Sources[modifier | modifier le code]

  • Gérard Folio. La citadelle et la place de Saint-Jean-Pied-de-Port, de la Renaissance à l’Époque Contemporaine, in Cahier du Centre d’études d’histoire de la défense n° 25 Histoire de la fortification, 2005 (ISBN 2-11-094732-2), En ligne [2], consulté le , p 134-138.
  • Euskomedia Chasseurs basques. En ligne [3], consulté le
  • Bernard Coppens, [4]

Notes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Henri Labouche. Histoire d'une demi-brigade (1792-1801) : le chef de brigade Harispe et les chasseurs basques. Pau : Ribaut, 1894. – 165 p
  • Didier Davin. Les chasseurs basques 1792-1801, dans Tradition magazine n° 211,