Bataillon d'infanterie de marine et du Pacifique

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Bataillon d'infanterie de marine et du Pacifique (BIMP)
Création 1942
Pays Drapeau de la France France
Branche armée de Terre
Type troupes de marine
Rôle infanterie
Fait partie de 1re division française libre
Anniversaire Bazeilles
Guerres Seconde Guerre mondiale
Batailles El Alamein
Tunisie
Italie
Provence
Vosges
Poche de Colmar
Authion
Décorations croix de guerre 1939-1945
Croix de la Libération
Commandant historique commandant Bouillon

Le bataillon d'infanterie de marine et du Pacifique (BIMP) était une unité de l'armée française qui a participé à la Seconde Guerre mondiale.

Historique[modifier | modifier le code]

À la suite des pertes subies par le 1er bataillon d'infanterie de marine (B.I.M) et le bataillon du Pacifique (B.P.1) durant le siège et la sortie de Bir Hakeim, le général Kœnig décida de fusionner les deux unités au sein du BIMP.

Le 1er juillet 1942, les deux unités fusionnent pour former, à compter du 16 juin 1942, le bataillon d'infanterie de marine et du Pacifique.

Chefs de corps[modifier | modifier le code]

  • 17 juin - 26 juillet 1942 : Eugène Alessandri, commandant provisoire du BIMP.
  • 26 juillet 1942 - ... : commandant Roger Bouillon.
  • Mai 1943 - 16 mai 1944 : commandant Henry Magny[1], tué au combat.
  • 16 mai 1944 - décembre 1945 : commandant Edmond Magendie[2].

Historique des garnisons, combats et bataille du BIMP[modifier | modifier le code]

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Fanion du bataillon[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Traditions[modifier | modifier le code]

La fête des troupes de marine

Elle est célébrée à l'occasion de l'anniversaire des combats de Bazeilles. Ce village qui a été 4 fois repris et abandonné sur ordres, les 31 août et le 1er septembre 1870.

Et au Nom de Dieu, vive la coloniale

Les Marsouins et les Bigors ont pour saint patron Dieu lui-même. Ce cri de guerre termine les cérémonies intimes qui font partie de la vie des régiments. Son origine est une action de grâce du Révérend Père Charles de Foucauld, missionnaire, voyant arriver à son secours les unités coloniales un jour où il était en difficulté avec une tribu locale.

Personnalités ayant servi au régiment[modifier | modifier le code]

En tant qu'unité militaire décorée de la Croix de la Libération, Le BIMP a compté dans ses rangs 72 officiers, sous-officiers et hommes de troupe faits Compagnons de la Libération à titre individuel parmi lesquels 25 sont Morts pour la France[3].

Compagnons Morts pour la France
  • Roland Alibert de Falconnet (1917-1944), mort pour la France le 17 mai 1944 à Casa Chiara de Liri
  • Louis Béguin (1911-1944), mort pour la France le 8 mai 1944 à Sant'Ambrogio sul Garigliano
  • Émile Bellet (1911-1942), mort pour la France le 13 avril 1942 à Bir-Hakeim
  • Raoul Béon (1911-1943), mort pour la France le 11 mai 1943 à Takrouna
  • Pierre Blanchet (1907-1944), mort pour la France le 18 juin 1944 à Radicofani
  • Félix Broche (1905-1942), mort pour la France le 9 juin 1942 à Bir-Hakeim
  • Hervé Coué (1919-1944), mort pour la France le 21 août 1944 à Hyères
  • Gaston Duché de Bricourt (1914-1942), mort pour la France le 9 juin 1942 à Bir-Hakeim
  • Bernard Harent (1916-1944), mort pour la France le 13 juin 1944 à Plumelec
  • Rodolphe Jaeger (1920-1944), mort pour la France le 13 septembre 1944 à Dombrot-le-Sec
  • Marcel Kollen (1902-1942), néo-calédonien, mort pour la France le 1er juin 1942 à Rotonda Segnali (Bir-Hakeim)
  • Jean de Laborde-Noguez (1916-1944), mort pour la France le 13 mai 1944 lors de l'attaque du Girofano.
  • Pierre Lafon (1904-1942, mort pour la France le 28 avril 1942 à Rotonda Signali
  • Georges Le Carrour (1915-1944), néo-calédonien, mort pour la France le 23 août 1944 à Toulon
  • Henri Magny (1910-1944), mort pour la France le 16 mai 1944 à San Giorgio a Liri
  • Victor Mirkin (1909-1944), russe, mort pour la France le 24 novembre 1944 à Grosmagny
  • Henri Muller (1900-1944), mort pour la France le 21 août 1944 à Hyères
  • Pierre Olivier (1904-1945), mort pour la France le 29 avril 1945 près d'Isola[4]
  • Joseph Pécro (1918-1945), mort pour la France le 10 avril 1945 dans le Massif de l'Authion
  • Raymond Perraud (1913-1944), néo-calédonien, mort pour la France le 23 août 1944 à La Garde
  • Charles Porcheron (1917-1944), néo-calédonien, mort pour la France le 23 août 1944 à Toulon
  • Georges Rossi (1918-1942), mort pour la France le 11 février 1942 à Bir en Naghia (Derna)
  • Jacques Savey (1910-1942), Dominicain, mort pour la France le 11 juin 1942 à Bir-Hakeim
  • Lucien Vanner (? - 1942), mort pour la France (porté disparu) le 11 juin 1942 à Bir-Hakeim
  • André Zirnheld (1913-1942), mort pour la France le 27 juillet 1942 à Marsa-Matruh
Compagnons du BIMP originaires des DOM-TOM
  • Valentin Béhélo (1901-1987), martiniquais
  • Louis Bénard (1912-1995), réunionnais
  • Auguste Bénébig (1915-1993), néo-calédonien
  • Philippe Bernardino (1915-1963), tahitien
  • William Palcy (1905-1967), martiniquais
  • René Petre (1908-1957), néo-calédonien
  • Jean Tranape (1918-2012), néo-calédonien
Autres Compagnons du BIMP
  • Roger Barberot (1915-2002), Ambassadeur de France
  • Jean-Charles Bellec (1920-2002), général de brigade
  • Léon Bouvier (1923-2005), polonais naturalisé en 1948, Ambassadeur de France
  • Pierre de Chevigné (1909-2004), député des Basses-Pyrénées(1945-1958), ministre de la Défense Nationale en 1958
  • Charles Clerc (1908-1967), président d’une grande société agro-alimentaire
  • Glibert Garache (1918-2005) secrétaire général de la Régie Renault de 1966 à 1983
  • René Lesecq (1920-2010), général de brigade
  • Edmond Magendie (1912-2000), général de division
  • Edmond Nessler (1907-2004), journaliste, député de l'Oise (1962-1978)
  • Pierre Pannetier (1914-1984), Professeur d'anatomie aux États-Unis
  • Alfred Reilinger (1900-1968), médecin militaire, Inspecteur Général des Services de Santé des Armées
  • Jean Starcky (1909-1988), directeur de l'Institut Français d'Archéologie de Beyrouth

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.ordredelaliberation.fr/fr/les-compagnons/611/henri-magny
  2. http://www.ordredelaliberation.fr/fr/les-compagnons/609/edmond-magendie
  3. Le site de l'Ordre de la Libération donne 3 listes différentes pour les compagnons, une pour chacune des trois formations. De ce fait, 32 compagnons se retrouvent listés 2 fois et 2 compagnons sont listés 3 fois.
  4. C'est le dernier officier tué de la 1re DFL

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]