Bataille de l'île de Bouin

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Bataille de l'île de Bouin
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Église Notre-Dame-de-l'Assomption, lithographie de Thomas Drake, album vendéen, vers 1850.

Informations générales
Date 6 décembre 1793
Lieu Île de Bouin, Bouin
Issue Victoire républicaine
Belligérants
France Républicains Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Commandants
Nicolas Louis Jordy François-Athanase Charette
Forces en présence
3 000 hommes[1] 1 800 hommes[2]
Pertes
19 morts[3]
83 blessés[3]
200 morts[4]
13 canons perdus[4]

Guerre de Vendée

Coordonnées 46° 58′ 28″ nord, 2° 00′ 02″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Vendée

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Bataille de l'île de Bouin

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Bataille de l'île de Bouin

La bataille de Bouin se déroula lors de la guerre de Vendée. Le 6 décembre 1793, l'île de Bouin, où s'étaient réfugiées les forces vendéennes de Charette, est prise d'assaut par l'armée républicaine.

Prélude[modifier | modifier le code]

Charette est à Challans lorsqu'il apprend la prise de Port-Saint-Père par les républicains, malgré la défense de La Cathelinière. Aussitôt il se porte sur Machecoul mais trouve la ville déjà occupée par les Républicains du général Haxo entrés le 9 novembre[5],[4]. Ces derniers font une sortie, et Charette, avec l'avant-garde, décide de rejoindre le gros de ses forces. Mais la vue de cette retraite provoque la panique des Vendéens qui prennent la fuite[5].

Charette ne parvient à rallier ses forces qu'à Saint-Gervais, où elles passent la nuit[5]. Le lendemain, informés que les républicains marchent contre lui, il dépoie ses troupes sur la plaine de Beauvoir-sur-Mer. Les Vendéens pensent se replier sur l'île de Noirmoutier, mais les généraux Jean-Baptiste Joly et Jean Savin, hostiles à cette idée, quittent l'armée avec leurs troupes et regagnent le bocage[5].

Les deux armées restent longuement face à face sans s'affronter, mais à la suite de l'arrivée de renforts républicains par la route de Châteauneuf, les Vendéens décident finalement de se replier. Ils doivent renoncer à trouver refuge à Noirmoutier car le passage du Gois n'est plus traversable avec la marée haute. Poursuivis jusqu'à L'Epoid, ils se portent finalement à l'île de Bouin.

La veille du combat, les Vendéens dépêchent La Roberie aîné qui s'embarque pour l'Angleterre en passant par Noirmoutier, afin de demander des secours au gouvernement britannique[5].

La bataille[modifier | modifier le code]

Le 6 décembre 1793, 3 000 républicains[1] commandés par l'adjudant-général Nicolas Louis Jordy tentent de surprendre les hommes de Charette à l'Île de Bouin[4]. Les Républicains lancent l'assaut alors que les Vendéens sont en train de construire une redoute. Les 57e et 77e bataillon attaquent sur les flancs tandis qu'au centre le 10e bataillon de la Meurthe, suivi d'un détachement du 109e, soit 674 hommes, engage le combat à la baïonnette avec défense de tirer pour ne pas alerter l'adversaire[2].

Selon Jordy, Charette a 1 800 hommes avec lui[2],[6], cependant les Vendéens ne sont guère en état de se défendre, de nombreuses femmes accompagnent l'armée, les hommes sont épuisés par de longues marches, ils ont dansé et festoyé toute la nuit, plusieurs sont ivres[5],[4].

Menés par Charette et Guérin, les Vendéens résistent un temps mais le bataillon de la Meurthe repousse le centre et s'empare du premier retranchement, puis les colonnes du flanc, pourtant retardées par les marais, prennent les deux autres retranchements[2]. Les Vendéens sont mis en déroute, cependant ce n'est pour les Républicains qu'un demi-succès car Charette et la plupart de ses hommes réussissent à s'enfuir grâce à leurs « ningues », des longues perches utilisées par les maraîchins[4], et l'aide d'un habitant qui leur sert de guide dans le chemin des étiers[1],[5].

Les pertes[modifier | modifier le code]

Les Vendéens abandonnent 500 chevaux et 13 canons[4]. De plus 900 prisonniers républicains sont délivrés par les hommes de Jordy[3],[2]. De nombreuses femmes qui suivaient la troupe se réfugient dans l'église de Bouin, néanmoins elles sont emmenées prisonnières et certaines d'entre elles devaient par la suite être guillotinées[4].

Selon le rapport de Jordy les pertes de ses troupes sont de 19 hommes tués et de 83 blessés dont 8 grièvement[3],[2], bien que Jordy déclare que seuls 800 Vendéens sont parvenus à s'échapper[2], les pertes vendéennes auraient été d'environ 200 morts[4].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]