Bataille de Vinegar Hill

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Bataille de Vinegar Hill
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La défense par les rebelles à Vinegar Hill (George Cruikshank, 1792-1878).

Informations générales
Date 21 juin 1798
Lieu Enniscorthy, Wexford (Irlande)
Issue Victoire britannique
Belligérants
Flag of Leinster.svg Les Irlandais unis Drapeau du Royaume de Grande-Bretagne Royaume de Grande-Bretagne
Drapeau du Land de Hesse Hesse
Commandants
Gerard Lake (en)
Forces en présence
20 000 hommes 15 000 hommes
Pertes
1 000 morts dont 400 femmes et enfants 20 morts
69 blessés
6 disparus[1]

Rébellion irlandaise

Batailles

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Expédition d'Irlande
1er Killala · Ballina · Castlebar · Collooney · Ballinamuck · 2e Killala · Île de Toraigh
Coordonnées 52° 30′ 05″ nord, 6° 34′ 11″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Irlande

(Voir situation sur carte : Irlande)
Bataille de Vinegar Hill

La bataille de Vinegar Hill (en irlandais : Cath Chnoc Fhíodh na gCaor) est un affrontement qui se déroula le 21 juin 1798 dans le contexte de la rébellion irlandais, et qui opposa les insurgés irlandais aux forces britanniques. Elle vit la victoire des troupes britanniques face aux rebelles irlandais.

Prélude[modifier | modifier le code]

Le 18 juin, entre 13 000 et 18 000 soldats britanniques entourent le comté de Wexford, se tenant prêt à réprimer l'insurrection. La ville d'Enniscorthy était le quartier général des Irlandais unis au sein du comté. Les représentants des insurgés appelèrent à se rassembler au lieu-dit de Vinegar Hill, en périphérie d'Enniscorthy. L'appel parvint à rassembler entre 16 000 et 20 000 individus, parmi lesquels des femmes et enfants. La majorité étant dépourvus d'armes à feu, ils s'armèrent de piques.

Gerard Lake (en), chef des troupes britanniques, prévoyait l'encerclement des insurgés sur la colline en bloquant le pont traversant la Slaney, seule issue possibles pour les Irlandais.

Le général britannique partagea ses hommes en quatre colonnes : trois colonnes, menés par les généraux Dundas, Duff et Needham (en), devaient charger les insurgés sur la colline tandis que la quatrième colonne du général Johnson devait prendre d'assaut Enniscorthy et son pont.

L'assaut sur Vinegar Hill[modifier | modifier le code]

La bataille débuta peu avant l'aube avec un bombardement d'artillerie des positions irlandaises sur la colline. Les unités avancées se déplacèrent rapidement contre les avant-postes des rebelles sous couverture du bombardement et avancèrent à mesure que les positions étaient sécurisées. La mise en étau des rebelles provoqua des centaines de morts et de blessés.

Prise d'Enniscorthy[modifier | modifier le code]

Pendant ce temps, les troupes de Johnson entrèrent dans la ville, faisant face à une puissante résistance. Les bâtiments furent consolidés, empêchant les Britanniques de prendre possession de la ville avec aisance. Il fallut attendre l'arrivée de renforts, appuyés par la cavalerie, pour mener une seconde charge. Les rebelles irlandais furent lentement chassés de la ville, mais parvinrent à tenir le pont de Slaney et à empêcher les Britanniques de traverser.

Débâcle[modifier | modifier le code]

Lorsque les troupes britanniques parvinrent au sommet oriental de la colline, les rebelles se retirèrent lentement par un trou dans les lignes britanniques plus tard désigné sous le nom de « trou de Needham », ainsi appelé à cause de l'arrivée tardive des troupes du général Needham, empêchant de finaliser le plan de Lake. Bien qu'une majorité de rebelles ait ainsi échappé aux Britanniques, nombre d'entre eux furent décimés dans cette débâcle.

En plus des pertes conventionnelles, il y eut aussi des cas de viol de femmes dans le camp rebelle et, à Enniscorthy, des rebelles moururent dans les flammes de bâtiments. Ces atrocités peuvent avoir été perpétrées par vengeance de l'exécution par les rebelles de prisonniers loyalistes (principalement protestants) dans les semaines précédentes. Les rebelles irlandais abandonnèrent une grande partie des approvisionnements qu'ils avaient amassé, et 13 canons furent pris par les Britanniques.

Conséquences[modifier | modifier le code]

La majeure partie des forces rebelles gagnèrent le camp des Trois Rocs au-dehors de la ville de Wexford et, suite à la décision d'abandonner la ville, se divise en deux colonnes séparées dans une nouvelle campagne pour répandre la rébellion au-delà de Wexford. L'une se dirigea immédiatement vers l'ouest, l'autre vers le nord, vers les montagnes de Wicklow, pour s'associer aux forces du général Joseph Holt (en).

Cette défaite est moins le coup dur qui fut par la suite décrit qu'une résistance mobile et continue, semblables aux guérillas du XXe siècle.

Murphy fut ensuite capturé à Wexford et pendu. Les pertes rebelles varient suivant les sources, avec des estimations allant de 400 à environ 1 200 hommes morts. Kevin Whelan estime un chiffre compris entre 500 et 1 000, alors qu'Archibald McLaren, soldat britannique ayant participé à la bataille, estima les pertes ennemies à environ 1 200 hommes. Les pertes britanniques étaient d'environ 100 hommes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Rébellion de Castle Hill (en), également désigner sous le nom de bataille de Vinegar Hill.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Charles Dickson, The Wexford Rising in 1798: its causes and course. Tralee, 1955.
  • (en) Nicholas Furlong, John Murphy of Boolavogue, 1753-98. Dublin, 1991. (ISBN 0-906602-18-1).
  • (en) Daniel Gahan, The People's Rising. Wexford 1798. Dublin: Gill & Macmillan Ltd., 1995.
  • (en) Robert Kee, The Green Flag: A History of Irish Nationalism. London, 1972.
  • (en) Daire Keogh et Nicholas Furlong, The Mighty Wave: The 1798 Rebellion in Wexford. Dublin: Four Courts Press, 1996. (ISBN 1-85182-254-2).

Références[modifier | modifier le code]