Bataille de Stanhope Park

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Bataille de Stanhope Park

Informations générales
Date 3 - 4 août 1327
Lieu Stanhope Park (Durham)
Issue Victoire écossaise décisive
Belligérants
Royal Arms of the Kingdom of Scotland.svg Royaume d'ÉcosseRoyal Arms of England.svg Royaume d'Angleterre
Commandants
Douglas Arms 1.svg James Douglas
Moray Coat of Arms.svg Thomas Randolph
Royal Arms of England.svg Édouard III
Arms of the House of Mortimer.svg Roger Mortimer
Forces en présence
inconnuesinconnues
Pertes
inconnuesinconnues

Première guerre d'indépendance de l'Écosse

Batailles

Guerres d'indépendance de l'Écosse

Coordonnées 54° 44′ 28″ nord, 2° 06′ 36″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Royaume-Uni

(Voir situation sur carte : Royaume-Uni)
Bataille de Stanhope Park

Géolocalisation sur la carte : Angleterre

(Voir situation sur carte : Angleterre)
Bataille de Stanhope Park

La bataille de Stanhope Park oppose le royaume d'Écosse et le royaume d'Angleterre pendant la nuit du 3 au 4 août 1327.

L'ouverture des combats[modifier | modifier le code]

Au début du mois de juin 1327, une trêve est appliquée entre l'Écosse et l'Angleterre mais il devient évident qu'elle ne durera pas. Les négociations échouent et le 15 juin, les Écossais pénètrent dans les Marches. Une grande armée anglaise commandée en personne par Édouard III et accompagnée d'un contingent de mercenaires du Hainaut (parmi lesquels figure Jean le Bel) part d'York le 1er juillet pour contrer l'invasion. Le 15 juillet, les Anglais sont à Durham. Ils voient aux alentours de la fumée et réalisent qu'une seconde armée écossaise a envahi les Marches.

L'armée anglaise poursuit les Écossais mais ne parvient pas à les rattraper et les perd de vue. À ce moment-là, les Anglais changent de tactique et, au lieu de s'épuiser à poursuivre les fuyards, décident de s'établir afin d'intercepter l'autre armée qui doit retourner en Écosse. Ils se rendent à Haydon Bridge, où ils traversent la rivière Tyne et installent un camp le 20 juillet. Ils attendent les Écossais pendant une semaine. Ils comprennent alors qu'ils devront aller les dénicher. L'armée anglaise repart vers le sud. Le 30 juillet, elle rencontre un de ses éclaireurs, Thomas Rokesby, qui a attaqué et a été capturé par les Écossais. Ces derniers l'ont relâché à condition qu'il attire vers eux l'armée anglaise. Les Anglais suivent Rokesby et localisent les Écossais à Stanhope, près de Durham.

La position écossaise[modifier | modifier le code]

Les Écossais se sont installés à une position défensive près de la rivière Wear. Leur position est inexpugnable et les Anglais les invitent à venir les attaquer. Ces derniers mènent plusieurs escarmouches, sans succès. James Douglas les informe qu'ils resteront là aussi longtemps qu'ils le souhaiteront. La nuit entre le 2 et le 3 août, les Écossais se déplacent discrètement vers une meilleure position et attirent ainsi les Anglais.

Le raid de nuit écossais[modifier | modifier le code]

La nuit du 3 au 4 août, Douglas conduit une attaque sur le campement anglais. Douglas atteint la tente d'Édouard III, qui s'effondre sur ce dernier. Le roi n'échappe à la mort que grâce au sacrifice de son chapelain qui est tué à sa place. Plusieurs centaines d'Anglais sont tués. Les Anglais sont obligés de surveiller en permanence leur camp. La nuit du 6 au 7 août, l'armée écossaise se retire en Écosse, consciente que les Anglais, trop affaiblis, ne la poursuivront pas.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Ruiné et incapable de contrer les raids écossais incessants, Édouard III négocie la paix avec l'Écosse, ce qui débouche sur un traité signé à Édimbourg par Robert Ier d’Écosse, le , et ratifié par le Parlement d'Angleterre à Northampton le 1er mai.

Les termes du traité stipulent que, en échange de 20 000 livres sterling, la couronne d'Angleterre reconnaîtrait le royaume d'Écosse comme une nation totalement indépendante, Robert Ier et ses héritiers comme les gouverneurs légitimes, la frontière entre l'Écosse et l'Angleterre comme elle avait été reconnue sous le règne d'Alexandre III et l'union de David Bruce, le fils et héritier de Robert Ier, avec Jeanne, la sœur d'Édouard III.

Références[modifier | modifier le code]

  • Anglo-Scottish Relations, 1174-1328, Selected Documents, ed. and trans. E. L. G. Stones, 1965.
  • Barbour, John, The Bruce, trans. A. A. H. Douglas, 1964.
  • Calendar of Documents Relating to Scotland, ed. J. Bain, 1887.
  • Documents Illustrative of the History of Scotland, trans and arranged by J. Stevenson, 1870.
  • Edward III and His Wars: Extracts from the Chroniclers, ed and trans. W. J. Ashley, 1887.
  • Froissart, Jean, Chronicle of Froissart, trans. Sir John Bourchier, 1901 ed.
  • Gray, Thomas, Scalicronica, ed. and trans. H. Maxwell, 1913.
  • The Lanercost Chronicle, ed. and trans. H. Maxwell, 1913.
  • Barrow, G. W. S. Robert Bruce and the Community of the Realm of Scotland, 1976.
  • Nicholson, R., Edward III and the Scots, 1965.
  • Prince, A. E. The Importance of the Campaign of 1327, in the English Historical Review, vol. 40 1935.
  • Ramsay, J. H. The Genesis of Lancaster, 1307-1399, 1913.