Bataille de Santiago de Cuba

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Bataille de Santiago de Cuba
Description de cette image, également commentée ci-après

Illustration de la bataille (1898).

Informations générales
Date Voir et modifier les données sur Wikidata
Lieu Santiago de Cuba
Issue Victoire décisive des États-Unis
Belligérants
Drapeau des États-Unis États-Unis Drapeau de l'Espagne Espagne
Commandants
William T. Sampson
Winfield Scott Schley (en)
Pascual Cervera y Topete
Forces en présence
5 Cuirassés
1 Croiseur cuirassé
2 yacht armés
4 Croiseurs cuirassés
2 destroyers
Pertes
1 mort, 1 blessé 323 morts
151 blessés
1720 prisonniers
Flotte espagnole détruite

Batailles

Guerre hispano-américaine

  • Théatre atlantique :

Cuba : Cardenas (1re) (en) · Cardenas (2e) (en) · Cardenas (3e) · Cienfuegos (1re) · USS Merrimac · Baie de Guantanamo (en) · Fort Toro · Cienfuegos (2e) (en) · Las Guasimas · Manzanillo (1re) (en) · Tayacoba (en) · Aguadores (en) · El Caney · San Juan · Manzanillo (2e) (en) · Aguacate · Santiago de Cuba (1re) · Santiago de Cuba (2e) (en) · Manzanillo (3e) (en) · Baie de Nipe (en) · Manimani (en) · Manzanillo (4e) (en)
Porto Rico : Campagne de Porto Rico (en) · San Juan de Porto-Rico

  • Théatre pacifique :

Philippines : Baie de Manille · Santa Cruz (en) · Baler (en) · Manille (en)
Guam :

Capture de Guam (en)
Coordonnées 20° 01′ 11″ nord, 75° 48′ 50″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Cuba

(Voir situation sur carte : Cuba)
localisation

La bataille de Santiago de Cuba est la plus grande bataille navale de la guerre hispano-américaine dans l'océan Atlantique[1]. Elle oppose la flotte espagnole de l'amiral Pascual Cervera y Topete et des bâtiments de l'US Navy de l'escadre de l'Atlantique Nord du vice-amiral William T. Sampson et du Flying Squadron du commodore Winfield Scott Schley (en) le , et se termine par la destruction de l'escadre espagnole des Caraïbes (aussi connu sous le nom de Flota de Ultramar).

Contexte politique côté expagnole[modifier | modifier le code]

Après la guerre civile, l'amiral Pascual Cervera y topete devient ministre de la Marine, l'organe bureaucratique qui régit les forces navales et la marine marchande de l'Espagne. Durant son mandat, Cervera tente un certain nombre de réformes de grandes envergures dans administration navale espagnole de l'époque[2]. Mais en 1896, Cervera démissionne de son poste quand un certain nombre de ses réformes mises en place ont été annulées par un vote politicien. Après deux années d'isolement, Cervera a été rappelé par la reine au service dans la flotte et a organisé une flotte à la lutte car guerre était inévitable avec les États-Unis d'Amérique[3].

Quand la guerre avec l'Amérique éclate, Cervera reçoit l'ordre d'appareiller immédiatement vers les Caraïbes afin de briser le blocus de Cuba par les États-Unis.

Déroulement de la bataille[modifier | modifier le code]

Le 29 mai, des sentinelles américaines repèrent l'escadron à Pascual Cervera y Topete. Celle-ci se dirige vers Santiago de Cuba. Le 3 juillet 1898, la flotte de Cervera s'approche du port de Santiago de cuba, alors que l'amiral William T. Sampson était à terre en compagnie du major général William Rufus Shafter. C'est donc le contre-amiral Winfield Scott Schley (en), commandant en second de la flotte, et durant l'absence de Sampson, gère la rencontre avec la flotte espagnole, la flotte américaine détruit tous les navires espagnols dans une rapide bataille qui dure cinq heures. Cervera perd la Bataille de Santiago de Cuba[4].

Le rapport de la bataille de Santiago de Cuba envoyé à Washington par l'amiral Sampson ne mentionne pas le contre-amiral Schley, ce qui a conduit à une controverse quant à savoir qui était responsable de la victoire : Sampson a joué un rôle important dans la victoire, après avoir posé le cadre stratégique et cela même si lors de la bataille Schley commandait la flotte ; Plus tard, le contre amiral Schley fit appel, et en 1901, la commission d'enquête lui donna raison.

Le 3 juillet 1898, la bataille de Santiago de Cuba voit le combat héroïque des marins espagnols sous le commandement de Cervera, mais le résultat final était inévitable. Après la destruction de sa flotte, Cervera a été brièvement emprisonné à Camp Long (en) aux États-Unis avec ses officiers, et est retourné en Espagne.

Les raisons de la défaite de la flotte espagnole[modifier | modifier le code]

De retour en Espagne, l'amiral Cervera y Topete a été jugé pour la perte de son commandement, mais des témoignages convaincants des marins de Cervera ont forcé la Cour à reconnaître que la défaite de la flotte n'était pas de la faute des militaires, mais des politiciens.

Les navires en présence[modifier | modifier le code]

Flotte américaine[modifier | modifier le code]

Flying Squadron :

Escadre de l'Atlantique Nord :

Flotte espagnole[modifier | modifier le code]

Pertes humaines[modifier | modifier le code]

Côté américain[modifier | modifier le code]

George Henry Ellis mort à 22 ans, était un marin de l'US Navy durant la guerre hispano-américaine : le chef Yeoman Ellis a été tué le 3 juillet 1898 en servant sur le USS Brooklyn pendant la Bataille de Santiago de Cuba, il est le seul matelot américain qui meure dans la bataille[5].

Côté espagnol[modifier | modifier le code]

Les six navires espagnols, commandés par Pascual Cervera, sont coulés ou mis hors de combat par les américains. La flotte espagnole des Caraïbes, surnommée Flota de Ultramar, est détruite[6].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « The naval battle at Santiago Harbor »
  2. http://www.1911encyclopedia.org/Pascual_Cervera_Y_Topete_Cervera
  3. http://www.encyclopedia.com/article-1G2-3411500018/pascual-cervera-y-topete.html
  4. http://www.robinsonlibrary.com/america/unitedstates/1865/1897/cervera.htm
  5. Yves-Henri Nouailhat, Les États-Unis, 1898 - 1933 : L'avènement d'une puissance mondiale. Éditions Richelieu, 1973
  6. Émile Bujac, La guerre hispano-américaine : précis de quelques campagnes contemporaines. Édition H. Charles-Lavauzelle. Paris, 1908.