Bataille de Sankt Leonhard in Passeier
| Date | - |
|---|---|
| Lieu | San Leonardo in Passiria |
| Issue | Victoire tyrolienne |
| • Doreille | • Andreas Hofer • Joachim Haspinger |
| 1 200 hommes[1] | 4 000 hommes[1] |
| 230 morts 800 prisonniers[1] |
Inconnues |
Batailles
| Coordonnées | 46° 49′ 00″ nord, 11° 15′ 00″ est | |
|---|---|---|
La bataille de Sankt Leonhard in Passeier se déroule du au , lors de la rébellion du Tyrol. Elle s'achève par la victoire des rebelles tyroliens qui détruisent une colonne française.
Déroulement
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Après la prise de Meran par les Tyroliens, le général français Louis Baraguey d'Hilliers donne l'ordre auc chef de bataillon Doreille de sortir de Sterzing avec ses 1 200 fantassins et de reprendre Meran[1]. Informé de ce mouvement, Andreas Hofer ordonne à ses hommes de cesser la poursuite des Italiens de Rusca et se porte à la rencontre de la colonne de Doreille[1]. Le , les Français sont attaqués par les Tyroliens à Sankt Leonhard[1]. Inférieurs en nombre, les Français se retranchent dans l'église et le cimetière[1]. Après quatre jours de siège et de combats au corps à corps, les assiégés capitulent. Environ 800 d'entre eux sont faits prisonniers et conduits par Joachim Haspinger sur Vinschgau[1].
Victorieux, Hofer publie une proclamation :
« Mes très chers frères, voici un nouvel exemple de l'assistance divine. L'ennemi est en déroute. Aussi vous voyez que Dieu nous a choisis pour son peuple chéri et nous engage à battre une nation étrangère, la plus forte qui existe sur terre. Nous nous battons comme de vieux chevaliers ; et Dieu et notre Sainte Vierge nous donneront la bénédiction. Après la guerre, nous pourrons vivre tranquille sous le sceptre de l'empereur d'Autriche qui, à n'en pas douter, redeviendra maître de notre pays. Surtout ne perdez pas courage[1]. »
Cette ultime victoire tyrolienne reste cependant sans lendemain. Quelques jours plus tard, à la suite de l'arrivée de renforts français, les troupes de Hofer prennent la fuite et se dispersent[1].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- Sévillia 1991, p. 206-207.
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Jean Sévillia, Le chouan du Tyrol : Andreas Hofer contre Napoléon, Perrin, coll. « Tempus », (ISBN 978-2262008246 et 978-2262017286).
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