Bataille de Rosebud Creek

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Bataille de Rosebud Creek
Description de cette image, également commentée ci-après
Illustration de 1876 de la bataille de Rosebud Creek.
Informations générales
Date
Lieu Comté de Big Horn, Montana
Issue Victoire amérindienne
Belligérants
Lakotas
Cheyennes
Drapeau des États-Unis États-Unis
Commandants
Crazy HorseGeorge Crook
Forces en présence
750 guerriers1 300 soldats
Pertes
30 à 5010

Guerre des Black Hills

Batailles

Guerre des Black Hills :
Big Horn Expedition (en) · Powder · Prairie Dog Creek (en) · Rosebud Creek · Little Bighorn · Warbonnet Creek (en) · Slim Buttes · Cedar Creek · Dull Knife · Wolf Mountain (en) · Little Muddy Creek

Coordonnées 45° 13′ 23″ nord, 106° 59′ 52″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Montana

(Voir situation sur carte : Montana)
Bataille de Rosebud Creek

Géolocalisation sur la carte : États-Unis

(Voir situation sur carte : États-Unis)
Bataille de Rosebud Creek

La bataille de Rosebud Creek est une bataille des guerres indiennes qui se déroule le dans le comté de Big Horn (territoire du Montana) aux États-Unis et oppose 1 300 soldats de l'armée américaine, dirigés par le général George Crook, à 750 guerriers amérindiens lakotas et cheyennes, commandés par Crazy Horse, dans le cadre de la guerre des Black Hills. Le combat est indécis mais empêche Crook, qui regagne son camp, de faire sa jonction avec les troupes du général George Armstrong Custer avant la bataille de Little Bighorn.

Contexte[modifier | modifier le code]

Traité de Fort Laramie[modifier | modifier le code]

En 1868, les Sioux, sortis vainqueurs de leur guerre sur la piste du Bozeman (organisée par Red Cloud), signèrent le traité de Fort Laramie. Ce traité promettait aux Sioux la possession de leurs territoires sacrés des Black Hills, l’interdiction aux Blancs de pénétrer dans la réserve sans autorisation ; mais entraînait la perte de la majeure partie des terrains de chasse des Sioux. Cependant, à la suite de la découverte de gisements aurifères dans les Black Hills, une troupe armée commandée par le général Custer viola le traité en entrant dans les Black Hills ; ouvrant ainsi la ruée vers l’or (en 1874). Par la suite, le gouvernement américain tenta en vain d’acheter les Black Hills aux Sioux.

Le rassemblement de Sitting Bull et la campagne de 1876[modifier | modifier le code]

Pour un article plus général, voir Guerre des Black Hills.

À la suite de cet évènement, un immense rassemblement d'Amérindiens eut lieu, commandés par les chefs Crazy Horse et Sitting Bull. Ce rassemblement eut lieu sur la Little Bighorn, rassemblant de 6 000 à 8 000 Indiens Sioux, Cheyennes et Arapahos. Ils représentaient une grande menace aux yeux du gouvernement américain. Afin d’exterminer et de ramener dans les réserves les « hostiles », le général Sheridan élabora un plan pour prendre en tenaille les Amérindiens : 3 colonnes de soldats devaient se rejoindre au camp des « hostiles », les prendre en tenaille et ne leur laisser aucune chance. Une colonne devait partir du Wyoming sous les ordres du général Crook, une autre sous les ordres du lieutenant-colonel Custer et la dernière commandée par les généraux Gibbon et Terry.

Le , la colonne du général Crook, forte de 1 000 soldats et de 300 éclaireurs crows et shoshones, arriva dans la vallée de Rosebud Creek.

L’attaque[modifier | modifier le code]

Face à cette menace, 750 guerriers du camp amérindien, dirigés par le chef de guerre Crazy Horse, attaquèrent le camp du général Crook près de la Rosebud. Crazy Horse dirigea les guerriers en les faisant attaquer ensemble et par vagues successives. Le combat dura toute la journée. Durant le combat, un Cheyenne fut encerclé et était sur le point de se faire tuer quand un cavalier arriva et le sauva, le prit en croupe et le conduisit à l’écart du champ de bataille. Ce cavalier était sa sœur, et depuis, les Cheyennes appellent la bataille : Le-Combat-Où-La-Sœur-Sauva-Le-Frère. Les Amérindiens perdirent environ 30 à 50 hommes, les Américains 10. La bataille força Crook à battre en retraite, l’empêchant ainsi de faire la jonction avec les troupes de Custer, qui fut lui-même vaincu et tué lors de la bataille de Little Bighorn.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • David Cornut, Little Big Horn : autopsie d'une bataille légendaire, Parçay-sur-Vienne, Anovi, (1re éd. 2006), 389 p. (ISBN 978-2-914818-28-5, OCLC 470923249).
  • (en) Barbara Fifer, Montana battlefields, 1806-1877: Native Americans and the U.S. Army at war, Helena, Farcountry Press, , 224 p. (ISBN 978-1-56037-309-4, OCLC 57669493, lire en ligne).
  • (en) Jerome A. Greene, Battles and skirmishes of the Great Sioux War, 1876-1877: the military view, Norman, University of Oklahoma Press, , 228 p. (ISBN 978-0-8061-2535-0, OCLC 27683957, lire en ligne).
  • (en) Jerome A. Greene, Lakota and Cheyenne: Indian views of the Great Sioux War, 1876-1877, Norman, University of Oklahoma Press, , 164 p. (ISBN 978-0-8061-3245-7, OCLC 949852382, lire en ligne).
  • Joseph Marshall, Crazy horse : une vie de héros [« The journey of Crazy Horse »], Paris, Albin Michel, coll. « Terre indienne », , 338 p. (ISBN 978-2-226-17709-4, OCLC 191858654).
  • James Welch (trad. Michel Valmary), C'est un beau jour pour mourir : l'Amérique de Custer contre les indiens des plaines (1865-1890) [« Killing Custer : the Battle of the Little Bighorn and the fate of the Plains Indians »], Paris, Albin Michel, coll. « Terre indienne », , 299 p. (ISBN 978-2-226-10716-9, OCLC 42693612).

Articles connexes[modifier | modifier le code]