Bataille de Port-LaJoye

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Bataille de Port-la-Joye)
Aller à : navigation, rechercher
Bataille de Port-LaJoye
Description de cette image, également commentée ci-après

Soldat du 29th Regiment of Foot, 1742

Informations générales
Date
Lieu Port-LaJoye, Isle Saint-Jean
Issue Victoire française et Mi'kmaq
Belligérants
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la Nouvelle-France Nouvelle-France
Mi'kmaq
British-Red-Ensign-1707.svg Amérique du Nord britannique
Drapeau du Royaume de Grande-Bretagne Royaume de Grande-Bretagne
Commandants
Jean-Baptiste Nicolas Roch de Ramezay (commandant général)
Nicolas-Antoine Coulon de Villiers (commandant)
Charles Deschamps de Boishébert
Joseph-Michel Legardeur de Croisille et de Montesson[1]
Captain John Rous, Captain Hugh Scott
Forces en présence
300 Canadiens ; 200 Mi’kmaq 40 soldats britanniques
Pertes
2 Mi’kmaq tués, 2 blessés ; 40 Acadiens prisonniers 34 tués

Troisième Guerre intercoloniale

Batailles

Canso · Annapolis Royal (1er) · Annapolis Royal (2e) · Port-Toulouse · Louisbourg · Île Saint-Jean · Saratoga · Expédition d'Anville · Fort Massachusetts · Grand-Pré · Fort no 4

Cette boîte : voir • disc. • mod.
Coordonnées 46° 11′ 04″ N 62° 32′ 01″ O / 46.18436111, -62.5335277846° 11′ 04″ Nord 62° 32′ 01″ Ouest / 46.18436111, -62.53352778

La bataille de Port-LaJoye (également connu sous le nom de massacre de Port-LaJoye dans l'historiographie britannique[2]) est un affrontement qui prend place pendant la troisième guerre intercoloniale et oppose des troupes britanniques à une force composée de soldats canadiens et de guerriers Mi'kmaq sur les rives de la rivière Hillsborough, sur l'Île-du-Prince-Édouard à l'été 1746. L'officier français de Ramezay envoie un détachement de 500 hommes à Port-LaJoye où ils surprennent et battent une compagnie de 200 miliciens du Massachusetts dans deux vaisseaux britanniques qui rassemblaient des provisions à destination de Louisbourg, qui avait été récemment capturée[3].

Historique[modifier | modifier le code]

Après la première chute de Louisbourg en 1745, le commandant des forces britanniques William Pepperrell envoient une expédition contre Isle Saint-Jean en juillet 1745. L'expédition est divisée, et une partie va à Throis-Rivières (actuelle Gerogetown/Brudenell, et l'autre à Port-LaJoye. À Throis-Rivières, l'Acadien Jean Pierre Roma et autres n'ont pu donné une résistance parce qu'ils n'avaient qu'un canon de six livres pour monter une défense[4]. Roma, avec son fils et sa fille se sont enfuits dans la forêt où ils ont vu les Britanniques brûler leur village. La famille s'est ensuite diriger vers Saint-Pierre et ensuite à Québec, pour y demeurer jusqu'à la fin de la guerre[5].

Du même temps, en juillet 1745, l'autre détachement anglais débarqués à Port-LaJoye. Sous le commandement de Joseph du Pont Duvivier, les Français avait une garnison de 20 soldats de la (Compagnies Franches de la Marine) à Port-LaJoye[5]. Ils ont fui et les troupes et la Nouvelle-Angleterre ont brûlé la capitale au sol. Duvivier et la vingtaine d'hommes se sont retirés vers le haut de la rivière nordest, poursuivi par les Yankees jusqu'à ce que les soldats Français ont reçu des renforts de la milice acadienne et des Micmacs[5]. Les Français et leurs alliés ont pu refouler les Britanniques jusqu'à leurs bateaux, ou neuf furent tués, blessés ou fait prisonnier. Les Yankees ont pris six otages acadiens, qui seraient exécutés si les Acadiens ou les Mi'kmaq se rebellèrent contre le contrôle britannique[6]. Les troupes de la Nouvelle-Angleterre sont parti pour Louisbourg. Duvivier et ses 20 soldats sont partis pour Québec. Après la chute de Louisbourg, la population des Acadiens de l'Île Royale ont été expulsée vers la France. Les Acadiens de Isle Saint-Jean ont vécu sous la menace d'expulsion jusqu'à la fin de la guerre[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.biographi.ca/009004-119.01-e.php?BioId=36129
  2. (en) E. Cobham Brewer 1810–1897, Dictionary of Phrase and Fable. 1898. Ever-sworded (The), [lire en ligne]
  3. http://www.biographi.ca/009004-119.01-e.php?&id_nbr=1850
  4. Harvey, p. 110
  5. a, b et c Harvey, p. 111
  6. nom Harvey, p. 112
  7. Harvey, p. 112