Bataille de Papeete

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Description de cette image, également commentée ci-après

Canons du Scharnhorst

Informations générales
Date
Lieu Papeete, Tahiti, Polynésie française, Océan Pacifique
Issue Victoire tactique allemande
Belligérants
Drapeau de la France France Drapeau de l'Empire allemand Empire allemand
Commandants
Maxime Destremau Maximilian von Spee
Forces en présence
1 canonnière
artillerie côtière
2 croiseurs cuirassés
Pertes
1 canonnière coulée,
fortifications détruites
2 civils tués
aucune

Première Guerre mondiale

Batailles

Batailles des océans Pacifique et Indien

Zanzibar · Madras · Papeete · Tsingtao · Rufiji · Penang · îles Cocos · Coronel · Más a Tierra
Coordonnées 17° 32′ S 149° 34′ O / -17.533333333333, -149.5666666666717° 32′ Sud 149° 34′ Ouest / -17.533333333333, -149.56666666667

Géolocalisation sur la carte : Polynésie française

(Voir situation sur carte : Polynésie française)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Papeete.

Géolocalisation sur la carte : océan Pacifique

(Voir situation sur carte : océan Pacifique)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Papeete.

La bataille de Papeete en Polynésie française est provoquée par l'arrivée des navires de guerre allemands le . Les croiseurs allemands Scharnhorst et Gneisenau entrent dans le port de Papeete, bombardent et coulent la canonnière française Zélée et endommagent les fortifications et des bâtiments de la ville, entravant fortement l'économie de celle-ci. Les batteries côtières françaises répliquent aux tirs allemands, mais pratiquement aucun dommage n'est occasionné aux deux croiseurs et les Allemands quittent Papeete indemnes.

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Maxime Destremau et son état-major
Le capitaine Maxime Destremau (au centre) et son état-major à Papeete en 1914.

La garnison française (45 hommes) de Papeete était commandée par le capitaine Maxime Destremau. À l'époque, Tahiti ne disposait d'aucune défense lourde (mis à part d'antiques batteries côtières) et il n'existait même pas de poste de TSF à Papeete. Destremau fut prévenu de possibles attaques allemandes, après qu'un escadron allemand eût été aperçu au large des Samoa, et il décida de renforcer les défenses avec le peu de moyens à sa disposition, en démontant les dix pièces d'artillerie qui armaient la vieille canonnière Zélée (deux canons de 100, quatre de 65 et quatre de 37) pour les installer sur les côtes.

L'engagement[modifier | modifier le code]

La canonnière Zélée de la classe Surprise. Entrée en service en 1900, son tonnage est de 680 t pour 56 m de long. Son armement d'origine est composé de deux canons de 100 mm, de quatre de 65 mm et quatre de 37 mm.

Les Français repèrent vers 7 h 00 deux croiseurs non identifiés (les croiseurs cuirassés allemands Scharnhorst et Gneisenau) qui entrent dans le port de Papeete.

Trois coups de semonce sont tirés par les Français, leur demandant de s'identifier, avant que les croiseurs ne hissent les drapeaux de la Kaiserliche Marine, ne bombardent et endommagent les fortifications et des bâtiments de la ville, entravant fortement l'économie de celle-ci.

Les batteries côtières françaises répliquent aux tirs allemands en tirant quelques salves, mais pratiquement aucun dégât n'est infligé aux deux croiseurs. Le cargo Walkure est sabordé dans le port afin d'empêcher son accès aux navires allemands, et Destremau met le feu au dépôt de charbon (principale ressource de Tahiti intéressant les Allemands) et saborde la canonnière française Zélée qui n'a pu appareiller à temps, ce qui permet de sauver la ville d'une attaque terrestre.

Les deux croiseurs, craignant un piège en raison du silence relatif des batteries côtières françaises, quittent finalement Papeete indemnes après avoir tiré un total de 49 obus dont un sur la Zélée[1].

La principale conséquence stratégique de cet engagement est la divulgation de la position des croiseurs à l'Amirauté britannique, conduisant à la bataille de Coronel lors de laquelle l'escadre allemande d'Extrême-Orient vaincra une escadre britannique. Le Scharnhorst et le Gneisenau seront finalement coulés à la bataille des Falklands en décembre 1914.

Papeete en ruine après les bombardements.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « La défense de Tahiti en 1914 par Noëlle Destremau », sur A la frontière (consulté le 8 août 2015).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Paul G. Halpern, A naval history of World War I, Routledge,‎ (ISBN 1-85728-498-4, lire en ligne), p. 89
  • Michel-Gasse, Tahiti 1914 - Le vent de guerre, Lardy, A la frontière,‎ , 352 p., 16 x 22 cm (ISBN 978-2-918665-00-7)
  • François Cochet et Rémy Porte, Dictionnaire de la Grande Guerre 1914-1918, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins »,‎
  • Michel Vergé-Franceschi (dir.), Dictionnaire d'Histoire maritime, éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins »,‎

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]