Bataille de Machecoul (1794)

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Bataille de Machecoul
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Vue de Machecoul, gravure de Thomas Drake, vers 1850.
Informations générales
Date -
Lieu Machecoul
Issue Victoire républicaine
Belligérants
Drapeau de la France République françaiseDrapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Commandants
François Carpantier
Jacques Roland
Joseph François Laignelot
François Athanase Charette de La Contrie
Forces en présence
1 000 à 1 500 hommes[1],[2]
3 canons[2]
1 000 à 7 000 hommes[3],[4]
Pertes
InconnuesInconnues

Guerre de Vendée

Batailles

Coordonnées 46° 59′ 38″ nord, 1° 49′ 18″ ouest
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(Voir situation sur carte : Loire-Atlantique)
Bataille de Machecoul
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
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Bataille de Machecoul

La cinquième bataille de Machecoul a lieu les 2 et lors de la guerre de Vendée. Elle se termine par la victoire des républicains qui reprennent la ville aux Vendéens, puis repoussent une contre-attaque de ces derniers.

Prélude[modifier | modifier le code]

Le 31 décembre 1793, les Vendéens de Charette profitent du départ de la colonne de l'adjudant-général s'emparer de la ville de Machecoul[3],[5]. Charette attend ensuite pendant une journée la venue de La Cathelinière et de ses hommes en renforts, mais ceux-ci ne font pas leur apparition[3]. En revanche, les républicains lancent une contre-attaque le 2 janvier 1794 pour reprendre la ville[3].

Forces en présence[modifier | modifier le code]

Les républicains attaquent avec deux colonnes commandées par l'adjudant-général Carpantier, revenu de Challans, le chef de brigade Roland et le représentant en mission Laignelot[1],[6]. Ils alignent environ un millier d'hommes selon l'historien Lionel Dumarcet[1]. Carpantier affirme pour sa part dans une lettre adressée le 7 janvier au général Dutruy avoir alors entre 1 400 et 1 500 hommes sous ses ordres avec trois canons[2].

Du côté des Vendéens, Dumarcet évoque 6 000 à 7 000 combattants[3] et les mémoires anonymes d'un administrateur militaire, 8 000[7]. Le royaliste Le Bouvier-Desmortiers chiffre quant à lui les forces de Charette à 1 100 hommes lors de la prise de Machecoul le 31 décembre[4], tandis que l'officier Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière affirme dans ses mémoires[A 1] que les Vendéens ne sont plus que 800 à 900 le 3 janvier[8].

Déroulement[modifier | modifier le code]

Le 2 janvier[9],[10], les Vendéens se rangent en bataille sur la route de Challans, au sud de Machecoul, mais ils paniquent dés le début de l'action et se débandent[1].

Charette rallie une partie de ses troupes à Saint-Philbert-de-Grand-Lieu et tente une contre-attaque le lendemain[1]. Il s'empare d'un avant-poste[8], mais il est rapidement repoussé par les républicains[1]. Les fuyards sont sabrés par les hussards jusqu'au ruisseau de la Marne[1]. La cavalerie vendéenne, menée par Prudent de La Robrie, parvient cependant à couvrir la retraite de la plus grande partie de l'armée[8]. Les Vendéens se replient sur La Copechagnière[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « M. Charette séjourna à Machecoul pour y attendre la troupe de M. de la Cathenlinière qui était restée dans le pays de Retz, lorsque le Général Haxo vint avec quelque mille hommes empêcher notre réunion. À peine se défendit-on : notre armée mise en bataille pour attendre l'ennemi, tourna le dos sitôt son arrivée et la déroute fut complète.

    M. Charette courut de grands risques, il était à pied ; au passage d'une petite rivière qu'on traversait sur une planche, une balle coupa le fusil à deux coups qu'il avait à la main.

    Nous nous ralliâmes à Saint-Philbert et le Général, malgré le petit nombre de ses soldats qui se montaient à huit ou neuf cents, voulut essayer de reprendre Machecoul, prétendant que nous avions fui devant une poignée d'hommes. Il se trompait ; l'ennemi était en grand nombre et outre les troupes de la veille, il y était arrivé un nombreux renfort de cavalerie ; nous enlevâmes aisément un avant-poste, mais il ne fallait pas toute l'armée pour nous mettre en déroute : nous fûmes reconduits et sabrés jusqu'au ruisseau de la Marne et le Général qui était encore à pied ne se sauva qu'à l'aide d'un petit cheval qu'un de ses officiers le força de monter. Robrie le jeune garantit l'armée d'une destruction totale en opposant sa cavalerie avec un courage incroyable aux efforts des hussards qui nous poursuivaient. Il ne lâcha pied qu'au ruisseau de la Marne ; les hussards s'étant précipités dans le ruisseau au moment même que nos cavaliers le passaient, il y eût beaucoup de nôtres renversés et les malheureux piétons qui n'avaient pas encore passé le pont furent tous sabrés.

    Nous nous éloignâmes jusqu'au bourg de la Copchaignère[8]. »

    — Mémoires de Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g et h Dumarcet 1998, p. 306.
  2. a b et c Savary, t. III, 1825, p. 3-4.
  3. a b c d et e Dumarcet 1998, p. 305.
  4. a et b Dumarcet 1998, p. 313.
  5. Savary, t. II, 1824, p. 500-501.
  6. Chassin, t. III, 1894, p. 479.
  7. Administrateur militaire 1823, p. 122-124.
  8. a b c et d Lucas de La Championnière 1994, p. 67-68.
  9. Dumarcet 1998, p. 533.
  10. Gabory 2009, p. 334

Bibliographie[modifier | modifier le code]