Bataille de Khan Cheikhoun

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Bataille de Khan Cheikhoun

Informations générales
Date
Lieu Khan Cheikhoun
Issue Victoire des rebelles
Belligérants
Drapeau de la Syrie République arabe syrienneFlag of Syria 2011, observed.svg Armée syrienne libre Flag of Jabhat al-Nusra.jpg Front al-Nosra
Flag of Jund al-Aqsa.svg Jound al-Aqsa
Flag of Liwaa al-Umma.svg Liwa al-Umma
Liwa al-Haq
Forces en présence
inconnuesinconnues
Pertes
inconnuesinconnues

Guerre civile syrienne

Coordonnées 35° 26′ 31″ nord, 36° 39′ 03″ est

Géolocalisation sur la carte : Syrie

(Voir situation sur carte : Syrie)
Bataille de Khan Cheikhoun

La bataille de Khan Cheikhoun a lieu du au pendant la guerre civile syrienne. Elle s'achève par la prise de la ville de Khan Cheikhoun par les rebelles.

Déroulement[modifier | modifier le code]

Carte de l'offensive des rebelles.
  • Zone contrôlée par le gouvernement syrien et ses alliés
  • Zone contrôlée par les rebelles
  • Zone contrôlé par les Kurdes
  • Zones contrôlées par l'État islamique en Irak et au Levant

En mars 2014, les rebelles lancent plusieurs offensives dans le nord-ouest de la Syrie[1]. Selon le colonel rebelle Afif al-Souleimane, chef du Conseil militaire d'Idleb, plusieurs offensives conjointes sont lancées dans les gouvernorats de Lattaquié, Idleb et Hama[1]. Renforcés par leur alliance et leur victoire contre l'État islamique en Irak et au Levant, l'ensemble des groupes rebelles, y compris les djihadistes du Front al-Nosra, agissent de manière coordonnée[1]. Après le déclenchement de la bataille de Kessab le 21 mars, l'armée syrienne retire des troupes du front d'Idleb pour le redéployer dans la région de Lattaquié[1]. Les rebelles en profitent alors pour attaquer Khan Cheikhoun, dans le sud du gouvernorat d'Idleb[1].

Parmi les groupes qui prennent par à l'attaque contre cette ville figurent notamment le Front al-Nosra[2],[3], Faylaq al-Cham[4], le Mouvement Hazm[3],[5], Jound al-Aqsa[3], le Liwa al-Umma[3] et le Liwa al-Haq[3].

Le 24 mars, l'armée syrienne abandonne 15 postes de contrôle près de Khan Cheikhoun[1]. Cette avancée des rebelles provoque également l'isolement des bases militaires de Wadi al-Deif et Hamadiyé, près de Maarat al-Nouman, au nord de Khan Cheikhoun[1].

Le 26 mai, après de violents combats contre les troupes loyalistes, les rebelles et les djihadistes du Front al-Nosra s'emparent du barrage de Salam, à l'ouest de Khan Cheikhoun[2]. La Commission générale de la révolution syrienne (CGRS) annonce alors que cette position était la dernière tenue par le régime dans la zone de Khan Cheikhoun et proclame que la ville est désormais « complètement libérée »[2]. Les rebelles bloquent aussi l'accès à l'autoroute reliant le sud du gouvernorat d'Idleb à la région de Morek[2], également sous leur contrôle depuis février[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g et h Contre-offensive rebelle d'envergure dans le nord de la Syrie, L'Obs avec AFP, 24 mars 2014.
  2. a b c et d Syrie: avancée rebelle dans le nord-ouest, AFP, 26 mai 2015.
  3. a b c d et e جبهة النصرة وألوية وكتائب إسلامية مقاتلة تسيطر على حاجز الخزانات, OSDH, 25 mai 2014.
  4. Raphaël Lefèvre et Ali el Yassir, The Sham Legion: Syria’s Moderate Islamists, Carnegie Endowment for International Peace, 15 avril 2014.
  5. Cédric Labrousse, The new face of the Syrian rebellion, AC, 5 mars 2014.