Bataille de Jisr al-Choghour (2011)

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Bataille de Jisr al-Choghour

Informations générales
Date 4 -
Lieu Jisr al-Choghour
Issue Victoire loyaliste
Belligérants
Drapeau de la Syrie République arabe syrienneDrapeau de la Syrie Opposition syrienne
Forces en présence
15 000 hommes[1]inconnues
Pertes
140 morts au moins[2],[3]130 morts au moins[4]
2 000 prisonniers[4]

Guerre civile syrienne

Coordonnées 35° 48′ 00″ nord, 36° 19′ 00″ est

Géolocalisation sur la carte : Syrie

(Voir situation sur carte : Syrie)
Bataille de Jisr al-Choghour

La bataille de Jisr al-Choghour a lieu lors de la guerre civile syrienne.

Déroulement[modifier | modifier le code]

Le 4 juin 2011, l'armée lance une opération à Jisr al-Choghour[5]. Le premier jour, les forces de sécurité ouvrent le feu sur une foule de 1 000 personnes qui participait aux funérailles d'un manifestant tué la veille[3]. De violents affrontements éclatent alors : selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), huit agents des forces de l'ordre et 27 civils sont tués les 4 et 5 juin[3].

Le 6 juin, les combats sont particulièrement violents : les autorités syriennes évoquent une embuscade contre les forces de police[6],[7]. Des manifestants pillent un poste de police et s'arment tandis que de nombreux soldats désertent et rejoignent les insurgés[8]. Selon le gouvernement syrien, 120 policiers sont tués dans la journée du 6 juin[3]. Selon les médias du régime, les corps des policiers tués sont mutilés, voir décapités et des édifices gouvernementaux sont incendiés[6],[1]. Les autorités syriennes promettent alors de réagir « avec force »[1].

De son côté, la population commence à fuir massivement la ville : les départs s'intensifient le 6 juin et le 12 juin, Jisr al-Choghour est pratiquement déserte[1],[9]. Environ 10 000 civils trouvent refuge en Turquie et 10 000 autres s'entassent près de la frontière[4],[9].

Le 10 juin, l'armée syrienne contre-attaque et commence à pilonner Jisr al-Choghour à l'arme lourde, avant d'entrer dans la ville deux jours plus tard[10],[11]. L'armée mobilise alors 15 000 soldats dans la région, avec des chars et des hélicoptères[1]. Quelques rares accrochages ont lieu à l'intérieur de ville, faisant au moins trois morts[1],[12]. Au moins plusieurs dizaines de personnes sont également arrêtées[1]. Cependant les désertions massives se poursuivent lors des opérations de ratissage et de violents combats entrent loyalistes et déserteurs éclatent le 12 juin[8],[11],[1],[13]. Un habitant déclare à l'AFP avoir vu des chars de l'armée s'affronter entre-eux[13]. Néanmoins le 13 juin, l'armée annonce que la ville est sous son contrôle[1].

Les pertes[modifier | modifier le code]

Le bilan des combats à Jisr al-Choghour est particulièrement lourd pour le régime. Selon le gouvernement syrien, 120 policiers ont été tués à Jisr al-Choghour dans la seule journée du 6 juin, alors qu'auparavant le bilan total était de 160 morts pour les forces de sécurité dans l'ensemble de la Syrie[5].

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) déclare également que 140 militaires et policiers ont été tués à Jisr al-Choghour les 4, 5 et 6 juin[2]. Il indique alors que ce combats font passer à au moins 300 le nombre des militaires et policiers tués en Syrie depuis le début des manifestations de mars 2011[4].

Selon la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme et le Damascus Center for Human Rights Studies, plus de 130 personnes ont été tuées et 2 000 autres arrêtées par l'armée pendant les opérations militaires à Jisr al-Choghour[4].

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]