Bataille de Jaji

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Bataille de Jaji
Informations générales
Date 17 avril
Lieu Paktiyâ
Issue

Victoire moudjahidine

  • Échec de la capture des tunnels et des grottes de al-Masada par les soviétiques.
  • Retrait des troupes soviétiques
  • Succès de la propagande moudjahidine
Belligérants
Flag of the Soviet Union.svg Union soviétique Moudjahidines afghans
Commandants
Flag of the Soviet Union.svg Boris Gromov[réf. nécessaire]
Flag of the Soviet Union.svg Mikhail Gorbachev
Flag of Afghanistan (1980-1987).svg Mohammad Najibullah[réf. nécessaire]
Flag of Afghanistan (1980-1987).svg Mohammed Rafie[réf. nécessaire]
Flag of Hezbi Islami Gulbuddin.svg Gullbudin Hekmatyar[réf. nécessaire]
Flag of Jihad.svg Mohammed Anwar
Flag of Jihad.svg Abdullah Azzam
Flag of Jihad.svg Oussama ben Laden
Logo of Hezb-e Islami Khalis.svg Jalaluddin Haqqani
Forces en présence
Flag of the Soviet Union.svg ~200 parachutistes[1]
Flag of Afghanistan (1980-1987).svg Inconnues
Inconnues[2]
Pertes
Flag of the Soviet Union.svg 2 morts
Flag of Afghanistan (1980-1987).svg Inconnues
+ 120 morts

Guerre d'Afghanistan (1979-1989)

La bataille de Jaji a lieu le 17 avril 1987, dans la province de Paktia, lors de la première étape du retrait des forces Soviétiques pendant la guerre d'Afghanistan[3]. Le reste des troupes Soviétiques ont soutenu les opérations de la République démocratique d'Afghanistan, dans la province de Paktia, contre les Moudjahidines, espérant soulager une garnison assiégée à Ali Sher, et de couper les lignes d'approvisionnement des moudjahidines du Pakistan[4].

Déroulement[modifier | modifier le code]

Le complexe moudjahidine al-Masada ("Repaire des Lions"), avait été fondé par Oussama ben Laden, afin d'avoir un centre de formation qui ne comptait pas sur le Pakistan[5]. Le 17 avril, après que Ali Sher ait été secouru, Jaji a été attaqué par environ 200 troupes aéroportées soviétiques, Spetsnaz, l'armée soviétique a soutenue les afghans, et les milices tribales.

L'armée des moudjahidines a été estimée, de l'estimation la plus basse, à 50 hommes, ou, pour la plus haute « par milliers », ayant recruté des soldats de la région environnante[6], y compris des forces des sept partis de résistance[réf. nécessaire]. Parmi les leaders, il y avait Jalaluddin Haqqani et Mohammed Anwar, dont les troupes expérimentées portaient des missiles Stinger et Blowpipe qui menaçaient les bâtiments soviétiques[7]. Enaam Arnaout a également participé, s'identifiant à la presse arabe comme "Abu Mahmoud, de Syrie", et il a été photographié à côté de Ben Laden et a déclaré que les Soviétiques avaient déployer du napalm, détruisant les arbres que les moudjahidines avaient espéré utiliser comme fortifications[8]. Essam al-Ridi, un Américain qui a participé à la bataille, a ensuite affirmé que jusqu'à 50 moudjahidines avaient été tués et seulement 2 soviétiques, le désillusionnant[9]. Au cours de la bataille, Abu Ubaidah al-Banshiri et Mohammed Atef ont tous deux dirigé des raids qui ont encerclé le siège soviétique, les embusquant à l'extérieur du campement. Al-Banshiri a reçu une balle dans la jambe lors d'une excursion.

D'autres personnes ont participer à la bataille, comme Abdullah Azzam, et son fils, Hutaifa, Abu Khalil qui était chargé de maintenir un barrage régulier de mortiers, et Wael Julaidan. Abu Zaheb et Khaled el Kerde ont tous deux été tués dans la bataille[10].

Cette bataille est devenue plus tard célèbre en raison de la participation de Ben Laden, dont l'armée de 50 Arabes a combattu aux côtés des rebelles afghans. Cependant, Ben Laden et ses combattants ont finalement reculé après avoir subi des pertes[11].

Au moins 50 des volontaires arabes et environ 70 Afghans ont été tués dans la bataille qui à duré une semaine, et Ben Laden a subi une blessure au pied[12]. Ahmed Khadr loua souvent la bravoure des combattants à Jaji à ses enfants, mais a refusé de confirmer si oui, ou non, il avait effectivement participé aux combats[13].

En fin de compte, les moudjahidines ont parfaitement réussi à défendre de la capture soviétique leur système complexe de tunnels, et de grottes nommés al-Masada juste à l'extérieur du village de Jaji, près de la frontière pakistanaise[14].

Importance[modifier | modifier le code]

Bien que relativement peu importante en termes militaires, la bataille a régulièrement été chroniquée par la journaliste saoudienne, Jamal Khashoggi, et ses rapports ont laissé impression que Ben Laden était un chef militaire victorieux, qui a attiré plusieurs partisans à sa cause[15],[16].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Steve Coll (2004). Ghost Wars: The Secret History of the CIA, Afghanistan, and Bin Laden, from the Soviet Invasion to September 10, 2001. Penguin Books. p. 163.
  2. Peter Bergen, "The Osama bin Laden I Know', 2006
  3. Lester Grau, « Breaking contact nowithout leaving chaos: the Soviet withdrawal from Afghanistan », Foreign Military Studies Office Publications (consulté le 17 août 2007)
  4. David Isby, War in a distant country, Afghanistan: invasion and resistance, Arms and Armour Press, , 42 p. (ISBN 0-85368-769-2)
  5. Coll, 157, 163-164
  6. (en) Tim McGirk, « Moscow's Graveyard », Time,‎ (lire en ligne)
  7. (en) David Isby, War in a distant country, Afghanistan: invasion and resistance, Arms and Armour Press, (ISBN 0-85368-769-2), p. 42
  8. (en) Jamal Khashoggi, « Arab youths fight shoulder to shoulder with Mujahedeen », Arab News,‎ , p. 9
  9. PBS, Avoiding Amrageddon: Essam Alridi
  10. Jihad magazine, Issues 57 & 58, July/August 1989
  11. Peter Bergen, Holy War, Inc.: Inside the Secret World of Osama Bin Laden, Free Press, , 56-57 p. (ISBN 0-7432-3467-7, lire en ligne)
  12. Coll, p. 163.
  13. Michelle Shephard, "Guantanamo's Child", 2008.
  14. Richard A. Clarke, « Review of the "Osama bin Laden I know" by Dick Clarke in the Washington Post » [archive du ], PeterBergen.com, (consulté le 5 août 2007)
  15. (en) « Profile of Osama bin Laden (transcript) », CNN.com,‎ (lire en ligne)
  16. « Reagan's Osama Connection », Slate,‎ (lire en ligne)