Bataille de Darzab

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Bataille de Darzab
Description de cette image, également commentée ci-après
Des combattants de l'État islamique lors de leur reddition aux forces afghanes
Informations générales
Date
Lieu Darzab (en)
Issue Victoire des talibans
Belligérants
Flag of Taliban.svg TalibanDrapeau de l'État islamique État islamique
Commandants
Mawlavi Habibul Rahmane White flag icon.svg
Forces en présence
inconnues600 à 700 hommes[1]
Pertes
17 morts
13 blessés
(selon les talibans)[2]

122 morts au moins
(selon l'armée afghane)[3],[1]
153 morts
100 blessés
288 prisonniers
(selon les talibans)[2],[4]

102 morts au moins
150 à 200 prisonniers au moins
(selon l'armée afghane)[3],[1],[5]

Guerre d'Afghanistan

Coordonnées 36° 37′ 08″ nord, 65° 37′ 09″ est

Géolocalisation sur la carte : Asie

(Voir situation sur carte : Asie)
Bataille de Darzab

Géolocalisation sur la carte : Afghanistan

(Voir situation sur carte : Afghanistan)
Bataille de Darzab

La bataille de Darzab a lieu du au pendant la guerre d'Afghanistan.

Déroulement[modifier | modifier le code]

Le , les taliban lancent une offensive à Darzab et Qush Tipa, deux districts contrôlés depuis 2017 par l'État islamique dans la province de Djôzdjân[3],[5]. Selon les autorités afghanes, 600 à 700 djihadistes de l'EI, dont environ 50 étrangers, sont présents dans cette zone[1]. Les talibans engagent quant à eux des troupes de l'Unité rouge, considérée comme une force d'élite[5].

Le 18 juillet, un commandant des talibans, le mollah Burjan, est capturé et décapité par les hommes de l'État islamique[6].

Le 1er août, les forces de l'État islamique sont mises en déroute, et entre 150 et 200 combattants prennent la fuite et préfèrent aller se rendre aux forces gouvernementales afghanes plutôt qu'aux taliban[7],[5]. Parmi ces derniers figurent notamment Mawlavi Habibul Rahmane, le chef militaire de l'État islamique dans le Nord, et le mufti Nematullah[2],[8]. Le 2 août, Habibul Rahmane déclare lors d'une cérémonie organisée par les forces de sécurité que le gouvernement a « fait des promesses. Il nous a été demandé de participer à un processus de paix. Et si le gouvernement le souhaite, nous nous mettrons à sa disposition »[5]. Les talibans revendiquent la victoire le 1er août et affirment avoir éradiqué l'État islamique dans le nord de la province de Djôzdjân[4]. Leur porte-parole, Zabihullah Mujahid (en), déclare alors : « Le phénomène diabolique qu’est Daech a été complètement éliminé et les habitants de Jawzjan sont désormais libérés de ses tortures »[7],[8].

Les pertes[modifier | modifier le code]

Plusieurs bilans sont annoncés par les autorités afghanes et les taliban au cours des combats.

Le 13 juillet, le porte-parole de l'armée afghane dans cette région, Mohammad Hanif Rezai, affirme que 50 taliban et 43 hommes de l'État islamique ont été tués le 12 juillet, la première journée de l'offensive[3]. Ils affirme également que 32 combattants de l'EI, dont trois femmes, ont été faits prisonniers par les taliban[3].

Le 19 juillet, le même porte-parole affirme que 72 taliban et 52 hommes de l'État islamique sont morts au cours des trois jours précédents[1]. Il déclare aussi que les combats ont fait une centaine de blessés, dont 60 taliban[1].

Le 1er août, le porte-parole de taliban, Zabihullah Mujahid (en), déclare que « 153 criminels de Daech » ont été tués, une centaine d'autres blessés, 134 faits prisonniers par les taliban et 154 se sont rendus aux forces gouvernementales afghanes[2],[4],[8]. Il affirme également que seulement 17 taliban ont été tués et 13 autres blessés au cours de l'offensive[2]. Le même jour, les autorités afghanes confirment le reddition de 152 djihadistes de l'État islamique[8]. Elles indiquent par la suite que près d'une centaine d'entre-eux seraient mineurs[5],[9].

Références[modifier | modifier le code]