Bataille de Dara

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Bataille de Dara
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Vestiges de la ville fortifiée de Dara

Informations générales
Date 530
Lieu Ville fortifiée de Dara en Turquie
Issue Victoire des Byzantins
Belligérants
Imperial byzantine labarum XIth c..jpg Empire byzantin Empire Sassanide
Commandants
Bélisaire
Hermogène
Pérozès
Forces en présence
25 000 40 000-50 000
Pertes
Inconnues 8 000 morts

Guerres perso-byzantines

Batailles

Guerre d'Anastase
Amida (502-503)

Guerre d'Ibérie
Thannuris (528) · Dara (530) · Satala (530) · Callinicum (531)

Guerre lazique
Phasis (555-556)

Guerre pour le Caucase
Solachon (586) · Martyropolis (588)

Guerre de 602 - 628
Constantinople (626) · Ninive (627)
Coordonnées 37° 10′ 48″ nord, 40° 57′ 18″ est

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Bataille de Dara

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Bataille de Dara

La bataille de Dara est une bataille qui eut lieu en 530 à la frontière de l’Empire romain d’Orient et de l’Empire sassanide près de la forteresse de Dara. Cette victoire est l’une des premières victoires de Bélisaire, l’un des meilleurs et des plus fiables officiers de l’Empereur Justinien, ainsi que le commandant en chef de l’invasion et de la conquête du royaume vandale en Afrique du Nord lors de la reconquête de Justinien. Dara (aussi appelé Anastasiouspolis) est une forteresse construite par l’Empereur Anastase I entre 505 et 507. Elle est érigée comme base militaire dans le but de défendre la frontière avec le territoire perse[1].Dara est protégée des collines au nord, à l’est et à l’ouest. Dara possède également deux ressources naturelles importantes. D’abord, il y a une abondance de pierres pouvant servir à la construction de fortifications. L’eau qui passe à travers la forteresse est un autre élément primordial pour assurer la défense de la cité[2].

Sources[modifier | modifier le code]

Les informations disponibles pour la bataille de Dara nous viennent presque exclusivement des écrits de Procope de Césarée. Procope est un historien byzantin dont l’œuvre est consacrée au règne de l’Empereur Justinien, ainsi qu’aux conquêtes de celui-ci. Procope est un témoin visuel de la bataille. Il nous donne des détails assez précis de la bataille[3].Zacharie, patriarche de Jérusalem, est l’autre source d’importance pour cette bataille avec sa chronique de Syrie concernant la bataille de Dara. Il confirme le rôle primordial des Hérules dans la bataille. Comme Procope, il met une emphase particulière sur l’excès de confiance des Perses lors de la bataille[3].Les autres chroniqueurs n’ont pas ajouté d’éléments au récit sauf le moine Théophane qui date la bataille de Dara en juin 530[3].

Contexte[modifier | modifier le code]

Durant les dernières années du règne de Justin I, entre les années 518 et 527, les tensions reprennent entre le Royaume perse sassanide et l’Empire romain d’Orient. Les causes sont nombreuses. Le roi perse, Kavadh 1er, tente d’imposer le zoroastrisme sur le royaume chrétien d’Ibérie qui est sous contrôle perse. Le roi d’Ibérie s’est rebellé et a donc demandé de l’aide aux Romains[4].Mais Kavadh veut à la fois assurer la neutralité des Romains pour que son fils Khusru soit favorisé par les Romains lors du choix du prochain roi perse. Il propose donc à l’Empereur Justin d’adopter son fils. L’Empereur accepte, mais ses conseillers refusent. Le roi perse et son fils sont donc très insultés par ce refus. Cela favorise encore davantage la volonté de Kavadh d’en découdre avec le roi d’Ibérie et de provoquer les Romains[4]. Justin ordonne alors aux jeunes officiers Sittas et Bélisaire d’organiser une contre-attaque sur l’Arménie perse, mais celle-ci se solde par un échec contre des Perses plus nombreux. En Mésopotamie, pendant ce temps, les Romains repoussent les Perses à la forteresse de Nisibe, mais ils y sont vaincus[5]. Au début de l’année 527, l’Empereur Justin décède et le nouvel Empereur, Justinien, commence son règne en proposant un traité de paix avec les Perses. Mais puisque Kavadh se voit refuser l’adoption de son fils par les Romains, il décide de déclarer une nouvelle guerre contre les Romains après une très courte période de paix. En réaction, Justinien décide d’adopter une politique visant à contenir l’avancée des armées perses par la force, des trêves ou des paix peu coûteuses. De plus, il tente à la fois de favoriser l’effort de christianisation à l’est pour contrecarrer la poussée de la religion perse. Il explore également des routes permettant de contourner le territoire perse afin de s’affranchir du contrôle que les Sassanides exercent sur le commerce de l’Extrême-Orient. Justinien entreprend aussi de réorganiser la frontière, surtout dans les régions du Caucase où les premières confrontations ont eu lieu[6]. Par contre, la région comprise entre Dara et Circésium demeure sans défense face aux raids Arabes et Perses. Bélisaire est alors nommé duc de Mésopotamie. Il tente de protéger le fort de Thannouris, mais de nouveaux raids surviennent. La cavalerie de Bélisaire est mise en échec et il doit se replier sur Dara. Justinien demande à Bélisaire de consolider les murailles de Dara[7].Justinien tente de négocier avec Kavadh, mais les négociations traînent. Justinien veut terminer cette guerre sans dommage et au moindre coût. Kavadh, par contre, veut bloquer la politique impériale des Romains qu’il estime menaçante surtout après le refus à sa proposition d’alliance. Il veut donc obtenir des succès avant de commencer à négocier sérieusement[8].Justinien envoie des ambassadeurs, Hermogène et Rufin, pour connaître les conditions de paix de Kavadh. Celui-ci demande à Justinien de lui verser une partie de ses réserves en or et lui donne un an de trêve pour accepter. Justinien ne peut accepter ces termes, car ses finances sont très grandement réduites à ce moment. Il tente tout de même de renouer les négociations en envoyant Hermogène et Rufin encore une fois auprès de Kavadh, mais ceux-ci sont bloqués à Dara[8]. Puisque Justinien ne répond pas à ses demandes, le roi des Sassanides décide de mettre sa menace d’attaque à exécution. Il lance une attaque sur les territoires romains lors de l’été 530. Il brise ainsi la trêve. Il divise son armée sur deux fronts. Un front se trouve en Arménie romaine et l’autre sur la forteresse de Dara[3].Dara est un lieu important puisqu’elle est directement située à la frontière du royaume sassanide. En 530, les Romains croient encore que les négociations avec Kavadh sont encore possibles, mais Justinien sait que la mission de ses deux ambassadeurs va probablement échouer. Il prend donc des précautions en vue d’une attaque des Perses sur Dara. Il envoie une armée de 25 000 hommes à Dara l’année précédant la bataille. Cette armée est sous le commandement de Bélisaire qu’il nomme magister militum per Orientem, c’est-à-dire chef de l’armée orientale de l’Empire[9].

Les Fortifications de Dara

Phases préliminaires de la campagne[modifier | modifier le code]

En  voyant cette mobilisation des troupes romaines, les Perses décident d’attaquer Dara avec 70 000 hommes et de diviser leur commandement en trois. Au mois de juin, il devient clair pour Kavadh que les Romains ne recevront pas de renforts. C’est pourquoi il refuse de rencontrer les ambassadeurs romains et ordonne d’attaquer l’armée romaine à Dara[9].Justinien  ordonne également à Bélisaire de construire une forteresse devant Dara, à proximité de la frontière et de la ville de Nisibe, que les Perses tiennent depuis 363. Mais il s’agit d’un échec total. Cela ne fait que confirmer que Justinien se prépare à attaquer. Alors que Hermogène et Rufin s’apprêtent à franchir la frontière pour reprendre les négociations, Bélisaire apprend qu’une grande armée perse se dirigea vers Dara dans l’intention de l’assiéger, de la prendre et de la raser[10].Les Perses sont placés sous le commandement de Pérozès qui porte le titre de mirrane. Pérozès fait preuve d’arrogance en demandant à Bélisaire de lui préparer un bain à Dara pour qu’il puisse s’y prélasser le lendemain[10].Peut-être pour démontrer sa confiance, Pérozès choisit le chemin le plus évident pour attaquer les Romains. De Nisibe, il suit la route vers Constantia, mais il fait halte et établit un camp à Ammodius. À ce moment, il n’est qu’à 20 stades au sud de Dara[11].Bélisaire dispose donc son armée devant Dara. Il fait construire un fossé rectiligne devant la porte de Dara. Bélisaire construit ce système de tranchée dans le but d’empêcher la cavalerie ennemie de foncer sur l’infanterie romaine. De plus, la tranchée permet de neutraliser l’avantage en nombre des Perses. Cela permet aux Romains de placer leurs meilleurs éléments sur les flancs tout en minimisant les dangers au centre[11].Cette tranchée sert aussi de lieu de référence pour les commandants qui peut alors assurer la cohésion de l’armée romaine[12].Derrière cette ligne, il dispose son infanterie équipée d’arcs à longue portée, de piques et de javelots pour les combats rapprochés. Devant cette ligne, il place sa cavalerie légère, Sunicas et Aigan à la tête de 600 chevaliers à gauche, Simas et Ascan avec le reste de la cavalerie légère à droite. Sur l’aile gauche, Bouzès avec un contingent de cavalerie  lourde et les 300 cavaliers hérités de Pharas, sur l’aile droite, se trouve le reste de la cavalerie lourde. Bélisaire et ses bucellaires, ainsi que Hermogène se trouve au centre de l’infanterie[10].Pérozès adopte une position en tout point semblable à celle de l’armée de Bélisaire, en conservant avec lui, en arrière-garde, le corps des immortels, une unité d’élite[13].

On pourrait se demander pourquoi Bélisaire a mobilisé son armée à l’extérieur de Dara ? C’est probablement parce que les fortifications de la ville n’avaient pas encore été assez renforcées. C’est seulement depuis l’arrivée de Justinien au pouvoir que le renforcement des défenses avait débuté et que les hostilités entre les deux ennemis avaient recommencé définitivement[14].

Les forces en présence[modifier | modifier le code]

Le total des forces romaines s’élève à 25 000 hommes, dont 300 Hérules et au moins 1200 Huns. Par contre, nous n’avons pas d’indications précises sur le nombre précis de soldats présent dans chaque unité. L’unité de Bélisaire et de Hermogène était positionnée au centre derrière l’infanterie. La plupart de ces unités sont composées de bucellari, des troupes d’élite prêtes à intervenir sur n’importe quel front éprouvant des difficultés. Les Hérules, sous le commandement de Pharas, occupent un rôle très important dans la bataille. Justinien utilise beaucoup les Hérules dans ses guerres. Les Hérules s’étaient vu donner un territoire dans l’Empire romain au cours du règne d’Anastase. Les troupes de Pharas servaient les Romains en tant que foederati, c’est-à-dire de troupes fédérées. Ces fédérés font partie des peuples auxquels l’Empire attribue un territoire à l’intérieur de ses frontières. Les troupes hunniques sont menées par une alliance de quatre commandants Huns. Ces troupes sont majoritairement composées d’archers à cheval. Ils sont très utilisés par Bélisaire lors des combats[15].

La description de Procope sur les forces perses et leur positionnement n’est pas très étoffée, mais on sait que Pérozès contrôle une force de 40 000 hommes avec 10 000 de plus qui arrivent plus tard de Nisibe. Il a le commandement des troupes perses centrales. L’aile droite est assignée à Pityaxes et l’aile gauche à Baresmanas. On pense que les noms de ces derniers sont probablement associés à des titres perses[16].La majorité de l’armée perse est composée de paysans ce qui explique le fait que les commandants romains n’abandonnent pas Dara malgré leur infériorité numérique[5].

Disposition des armées avant la bataille.

Déroulement[modifier | modifier le code]

Selon de récentes recherches, il est très probable que la bataille ait eu lieu à environ 2 ou 3 km au sud de Dara. Le camp de Perses se serait trouvé au nord à près de 1 ou 2 km d’Ammodius. La distance entre le camp perse et la position romaine est de 20 stades. Ce chiffre est bien décrit par Procope dans son récit des guerres de Justinien[17].

Le premier jour de la bataille, Bélisaire déploie ses forces à l’aube. Les Perses, arrivant d'Ammodius et surpris par la préparation des Romains, décident de ne pas engager le combat immédiatement. Dans l’après-midi, Pérozès envoie une escouade de cavalerie de l’aile droite pour tester le courage des Romains. L’escouade est repoussée par les forces de Bouzès et de Pharas. À ce moment, il est évident qu’il n’y aurait pas de bataille en ce jour. On assiste alors à une série de duels. On dit que le Romain, Areobindus aurait battu le Perse Ardazanes. Ensuite, Procope nous décrit les deux combats remportés par Andreas contre deux soldats perses qui l’auraient défié. Après le second duel, les Perses se retirent à Ammodius, ainsi que les Romains vers leur camp. Le jour suivant, il n’y a aucun combat. Alors que les Perses reçoivent, 10 000 hommes en renforts de Nisibe, Bélisaire et Hermogène tentent de persuader Pérozès de se retirer et de rouvrir les négociations. Le général perse refuse la proposition parce qu’il ne fait plus confiance aux promesses romaines suite aux refus des demandes de Kavadh[18].

Phase 1[modifier | modifier le code]

Le jour d’après, au lever du soleil, Pérozès installe son armée près au combat comme lors de la première journée. Bélisaire fait de même avec ses troupes. Alors que les deux armées déploient leurs forces, Pharas suggère à Bélisaire de se positionner derrière la colline afin d’attaquer les Perses sur leurs arrières, semant ainsi la confusion. Bélisaire accepte la proposition de Pharas. Les Perses n’attaquent pas immédiatement. Ils tentent de prendre avantage des Romains en attendant le repas du midi de ceux-ci pour attaquer, alors que les Perses mangent plus tard dans l’après-midi. Les Perses ouvrent les hostilités avec une volée de flèches. Les Romains répliquent, mais ils sont désavantagés. Les Perses ont une meilleure vitesse de feu et ils peuvent utiliser différentes rotations d’archer. La situation devrait résulter à des pertes considérables chez les Romains, mais le vent n’est pas favorable aux Perses, réduisant ainsi l’impact des flèches perses[19].

Phase 2[modifier | modifier le code]

Après cet échange de flèche, les deux armées s’affrontent au corps à corps sur les deux flancs. Ce sont les troupes de Bouzès qui subissent le plus de perte au début du combat, mais les succès des Perses sont de courte durée. Alors que les hommes de Bouzès sont quelque peu en désordre, la cavalerie de Sunicas et Aigan attaque sur le flanc gauche des Perses. Au même moment, les Hérules de Pharas émergent de la colline et foncent directement sur les Perses pas l’arrière. Les Perses sont donc mis en déroute. Les Romains gardent leur discipline et décident de ne pas poursuivre les Perses[20].

Phase 3[modifier | modifier le code]

Pérozès décide ensuite d’attaquer l’aile droite romaine avec toute son aile droite, ainsi qu’avec ses meilleurs hommes, les Immortels. Bélisaire aperçoit bien la manœuvre. Il envoie donc les troupes de Sunicas et Aigan sur l’aile droite pour la renforcer. Il y a désormais 1200 Huns protégeant le centre et l’aile droite romaine. L’ensemble des forces de l’aile droite est renforcé par les hommes de Bélisaire. Les Romains utilisent la même technique qui a fait leur succès du côté gauche. Alors que les Perses envoient davantage de troupes, les Romains envoient encore plus de cavaleries sur le flanc des Perses[21].

Phase 4[modifier | modifier le code]

Les Perses chargent alors les Romains sur leur aile droite. Les soldats de John ne peuvent résister au choc. Ils doivent donc reculer. Par contre, lors de cette attaque, les Perses eux-mêmes sont mis en désarroi. Ils deviennent vulnérables à une attaque des Romains sur leur flanc. Les Huns sous l’impulsion de Bélisaire chargent le flanc des Perses provoquant ainsi une séparation des forces perses. La mêlée tourne naturellement ensuite à la faveur des Romains. En conséquence, les Perses décident de prendre la fuite. Les Perses essuient de nombreuses pertes pendant cette fuite puisque l’infanterie est incapable de couvrir la retraite de la cavalerie. Bélisaire et Hermogène empêchent ensuite les Romains de poursuivre les Perses trop loin puisque ceux-ci pourraient se regrouper et renverser la vapeur[22].

Conséquences[modifier | modifier le code]

Selon Procope, les Perses auraient perdu la moitié de leurs troupes au cours de la bataille, mais cette affirmation semble un peu exagérée selon les experts[23].Cette bataille de Dara est très importante parce qu’elle vient confirmer l’importance de cette forteresse dans la région. C’est aussi la sécurité de cette partie de la frontière qui est assurée. En remportant cette victoire, les Romains peuvent concentrer plus d’énergie dans la campagne d’Arménie qui tourne à leur avantage. Ces campagnes fructueuses combinées avec la mort de Kavadh en 531 contribuent à l’élaboration d’une paix en 532 entre l’Empereur Justinien et le nouvel empereur perse, Khusro[24].Cette paix contribue par la suite à l’envoi d’un plus grand nombre de troupes et de ressources pour la reconquête de l’Empire romain d’Occident voulu par Justinien. D’un point de vue tactique, cette bataille est significative parce que c’est davantage la cavalerie romaine et la cavalerie perse qui ont joué un rôle majeur dans la bataille plutôt que l’infanterie. À l’époque, il est très inhabituel de voir la cavalerie occupé un rôle aussi important dans l’issu d’une bataille où l’armée romaine est impliquée[24].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. (en) John Haldon, The Byzantine Wars, Tempus, , 240 p. (ISBN 0752445650), p. 28
  2. (en) Christopher Lillington-Martin, « Archaeological and Ancient Literary Evidence for a Battle near Dara Gap, Turkey, AD 530: Topography, Texts and Trenches », The Late Roman Army in the Near East from Diocletian to the Arab Conquest Proceedings of a colloquium held at Potenza, Acerenza and Matera, Italy,‎ (ISBN 978-1-4073-0161-7)
  3. a, b, c et d (en) Geoffrey Greatrex, Rome and Persia at War, 502-532, Francis Cairns, , 301 p. (ISBN 0905205936), p. 168
  4. a et b (en) John Haldon, The Byzantine Wars, Tempus, , 240 p. (ISBN 0752445650), p. 29
  5. a et b (en) John Haldon, The Byzantine Wars, Tempus, , 240 p. (ISBN 0752445650), p. 30
  6. Georges Tate, Justinien: l'épopée de l'Empire romain d'Orient, Paris, Fayard, , 912 p. (ISBN 2213615160), p. 517
  7. Georges Tate, Justinien: l'épopée de l'Empire romain d'Orient, Paris, Fayard, , 912 p. (ISBN 2213615160), p. 519
  8. a et b Georges Tate, Justinien: l'épopée de l'Empire romain d'Orient, Paris, Fayard, , 912 p. (ISBN 2213615160), p. 520
  9. a et b (en) Geoffrey Greatrex, Rome and Persia at War, 502-532, Francis Cairns, , 301 p. (ISBN 0905205936), p. 169
  10. a, b et c Georges Tate, Justinien: l'épopée de l'Empire romain d'Orient, Paris, Fayard, , 912 p. (ISBN 2213615160), p. 521
  11. a et b (en) Geoffrey Greatrex, Rome and Persia at War, 502-532, Francis Cairns, , 301 p. (ISBN 0905205936), p. 171
  12. (en) Christopher Lillington-Martin, « Archaeological and Ancient Literary Evidence for a Battle near Dara Gap, Turkey, AD 530: Topography, Texts and Trenches », The Late Roman Army in the Near East from Diocletian to the Arab Conquest Proceedings of a colloquium held at Potenza, Acerenza and Matera, Italy,,‎ , p. 300 (ISBN 9781407301617)
  13. Georges Tate, Justinien: l'épopée de l'Empire romain d'Orient, Paris, Fayard, , 522 p. (ISBN 2213615160), p. 912
  14. (en) Georges Greatrex, Rome and Persia at war, Francis Cairns, , 301 p. (ISBN 0905205936), p. 170
  15. (en) Geoffrey Greatrex, Rome and Persia at War, 502-532, Francis Cairns, , 301 p. (ISBN 0905205936), p. 173-174
  16. (en) Geoffrey Greatrex, Rome and Persia at War, 502-532, Francis Cairns, , 301 p. (ISBN 0905205936), p. 175-176
  17. (en) Christopher Lillington-Martin, « Procopius on the struggle for Dara and Rome in 537-8: reconciling texts and landscapes », War and Warfare in Late Antiquity,‎ , p. 13 (ISBN 9789004252585)
  18. (en) Geoffrey Greatrex, The Roman Eastern Frontier and the Persian Wars, London, Routledge, (ISBN 0415103177), p. 89
  19. (en) Geoffrey Greatrex, Rome and Persia at War, 502-532, Francis Cairns, , 301 p. (ISBN 0905205936), p. 179-180
  20. (en) Geoffrey Greatrex, Rome and Persia at War, 502-532, Francis Cairns, , 301 p. (ISBN 0905205936), p. 180
  21. (en) Geoffrey Greatrex, Rome and Persia at War, 502-532, Francis Cairns, , 301 p. (ISBN 0905205936), p. 181-182
  22. (en) Geoffrey Greatrex, Rome and Persia at War, 502-532, Francis Cairns, , 301 p. (ISBN 0905205936), p. 183
  23. (en) Geoffrey Greatrex, Rome and Persia at War, 502-532, Francis Cairns, , 301 p. (ISBN 0905205936), p. 184
  24. a et b (en) Christopher Lillington-Martin, « Procopius on the struggle for Dara and Rome in 537-8: reconciling texts and landscapes », War and Warfare in Late Antiquity,‎ , p. 3 (ISBN 9789004252585)

Bibliographie[modifier | modifier le code]