Bataille de Déols

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La Bataille de Déols est une célèbre bataille de la Rome antique qui s'est déroulée en Gaule au Ve siècle, vraisemblablement en 469.

Les Bretons (dont on ne sait vraiment s'il s'agit des Bretons d'Armorique ou de Grande-Bretagne) et leur roi Riothamus, allié de l'Empire romain d'Occident, et ami de Sidoine Apollinaire, réunissent 12 000 hommes (selon Jordanès) pour lutter contre les Wisigoths d'Euric, sur l'appel de l'empereur Anthémius, et pour défendre la partie de l'Aquitaine restée romaine.

Les Bretons sont cependant battus par les Wisigoths à Déols (actuelle commune de la banlieue de Châteauroux), sans avoir pu opérer leur jonction avec les fédérés francs aux ordres de Childéric et du comte Paul, successeur avec Syagrius du général Ægidius dans le Nord de la Gaule. Paul et les Francs de Childéric parviennent cependant à tenir Bourges et Tours, qu'avait pris Euric.

Grégoire de Tours évoque ainsi cette bataille, qui se serait passée près de Déols (Dix Livres d'Histoire, II, 18) :

« Les Bretons furent chassés de Bourges par les Goths, qui en tuèrent un grand nombre près du bourg de Dol. Le comte Paul, avec les Romains et les Francs, fit la guerre aux Goths, sur lesquels il fit un grand butin. Adovacre étant venu à Angers, le roi Childéric arriva le jour suivant, et ayant tué le comte Paul, il s’empara de la ville. Ce jour-là l’église fut consumée par un grand incendie. (trad°. François Guizot) »

À la mort, ou défaite — le « comes » (ou comte) Paulus, général romain et frère du patrice Oreste, fut tué par Odoacre à Ravenne en septembre 476 —, du comte Paul, responsable de la marche maritime allant de la Somme à la Loire ou Tractus Armoricanus, lors du siège d'Angers contre les saxons en 469, Syagrius, qui avait succédé en 464 à son père Ægidius dans la défense orientale du domaine gallo-romain subsistant, s'efforça d'en reprendre le contrôle, mais il compromit son alliance avec Childéric, et les forces romano-franques ne joignirent pas à temps celles de Riothamus à Déols. En 470, et après le Berry, la Touraine tombait pour quelque temps aux mains d'Euric, qui après son avènement en 466 avait rompu le fœdus avec Rome, puis avait été incité par Arvandus à attaquer les Bretons. Alors que l'Auvergne était à son tour menacée, les troupes romaines de renfort conduites par Anthemiolus, le fils de l'empereur Anthémius, furent battues à Arles vers 471 par Euric et Anthémiolus tué avec ses généraux. Ce fut la dernière expédition de l'armée romaine au nord des Alpes. Après qu'en 475, suite à la prise d'Arvernum (Clermont-Ferrand), le nouvel empereur Julius Nepos ait du reconnaître la souveraineté d'Euric, sur la Gaule en-deçà de la Loire et du Rhône, en lui cédant l'Auvergne pour obtenir son retrait de Provence, Odoacre, devant le refus du patrice Oreste, nouveau magister militum (commandant suprême) de l'armée romaine, d'accorder des avantages similaires aux peuples barbares alliés de Rome en Italie, mit fin en 476 à l'Empire romain d'Occident, en déposant son fils l'empereur Romulus Augustule. En 486, cinq ans après la mort de son père Childéric, Clovis s'emparera à son tour du reste du « royaume » de leur ancien allié affaibli Syagrius à la bataille de Soissons, mais aussi de l'Aquitaine au détriment d'Alaric II, fils d'Euric, à la bataille de Vouillé en 507.

Sources anciennes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]