Bataille de Cogorderos

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Bataille de Cogorderos
Informations générales
Date
Lieu Près de Benavides, Espagne
Issue Victoire espagnole
Belligérants
Drapeau de l'Empire français Empire français Drapeau de l'Espagne Royaume d'Espagne
Commandants
Jean André Valletaux Francisco Taboada y Gil
Federico Castañón
Forces en présence
3 000 hommes[1] 6 000-7 300 hommes[1]
Pertes
500 tués ou blessés
Plusieurs centaines de prisonniers
17 tués
83 blessés

Guerre d'indépendance espagnole

Batailles

Campagne de Castille (1811-1812)
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La bataille de Cogorderos se déroule le 23 juin 1811 à Cogorderos dans la province de León, en Espagne, et oppose les troupes françaises commandées par le général de brigade Jean André Valletaux à l'armée régulière espagnole du général Francisco Taboada y Gil. Après sept heures de combat, les Français sont défaits et se retirent en direction de León. En dépit de ce succès, l'approche de la division du général Jean Pierre François Bonet oblige Taboada à retraiter sur Astorga. Bonet et le maréchal Bessières décident à la suite de cet affrontement d'envoyer davantage de soldats en Estrémadure, ce qui favorise la progression du duc de Wellington dans le sud du pays.

Contexte[modifier | modifier le code]

Portrait d'un général français en habit militaire de la fin du XVIIIe siècle.
Le général Jean André Valletaux. Portrait d'époque.

En juin 1811, les Français occupent la province de León. En conséquence, les troupes espagnoles sous le commandement du maréchal José María Santocildes attaquent la garnison française de León et contraignent les soldats impériaux à évacuer la ville. Le commandant français, le général Jean-Baptiste Jeanin, détruit en partie les murailles de la ville, et le 19 juin, se retire sur Benavente. Trois jours plus tard, Santocildes fait son entrée à León, mais l'arrivée imminente des renforts français le décide cependant à se retirer peu après[2].

Pendant ce temps, le général Jean Pierre François Bonet quitte les Asturies pour la province de León et concentre ses troupes sur la rive droite de la rivière Orbigo. Le matin du 23 juin, le général de brigade Jean André Valletaux, avec 5 000 hommes, relève la garnison française de Benavides et, au prix de lourdes pertes, repousse les Espagnols qui se retirent sans grands dommages. Valletaux décide ensuite d'attaquer les troupes du général Francisco Taboada y Gil qui se trouvent dans le village de Cogorderos[2].

Déroulement de la bataille[modifier | modifier le code]

Malgré sa méconnaissance de la composition des troupes de Taboada et son infériorité numérique, Valletaux passe à l'attaque. Les Espagnols résistent avec ténacité pendant plus de quatre heures, jusqu'à ce que le brigadier-général Federico Castañón arrive sur le champ de bataille avec trois bataillons du régiment Oviedo, commandé par le colonel Méndez de Vigo. De concert avec la cavalerie de Taboada, les nouveaux arrivants prennent les Français de flanc et décident du sort de la bataille. L'armée espagnole mène trois charges successives et infligent de lourdes pertes aux Impériaux ; après sept heures de combat, ces derniers battent en retraite, laissant derrière eux une grande quantité d'armes et de matériel ainsi que plusieurs centaines de prisonniers, dont onze officiers. Le général Valletaux meurt au cours des combats, tué lors de la première charge espagnole. Les troupes de Taboada mettent par ailleurs la main sur trois aigles régimentaires, tout en poursuivant les soldats français en fuite[2]. Les pertes françaises s'élèvent à 500 morts ou blessés, tandis que les Espagnols ne déplorent que 17 tués et 83 blessés[3].

Conséquences[modifier | modifier le code]

Les vainqueurs suivent leurs adversaires jusqu'à León où est stationné le gros des forces françaises sous les ordres du général Bonet. Celui-ci reçoit bientôt l'appui de son collègue Jean-Mathieu Seras ainsi que du maréchal Bessières en personne. Devant l'arrivée des colonnes de renfort françaises, Santocildes juge prudent de rebrousser chemin et se réfugie dans les montagnes de Galice[4]. Par la suite, le commandement français décide d'envoyer des troupes supplémentaires en Estrémadure, ce qui favorise par contrecoup la progression de l'armée anglo-hispano-portugaise du duc de Wellington dans le sud[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Muñoz Maldonado 1833, p. 107.
  2. a, b, c et d Sarramon 1965, p. 81-144.
  3. Muñoz Maldonado 1833, p. 107 et 108.
  4. Gates 2009, p. 282.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (en) David Gates, The Spanish Ulcer : A History of the Peninsular War, Da Capo Press, , 576 p. (ISBN 0-7-86747-32-3). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (es) Jean Sarramon, « Operaciones en el Reino de León (mayo a septiembre de 1811) », Revista de Historia Militar, Madrid, no 19,‎ . Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (es) José Muñoz Maldonado, Historia política y militar de la guerra de la independencia de España contra Napoleón Bonaparte desde 1808 á 1814, t. 3, . Document utilisé pour la rédaction de l’article