Bataille de Brémule

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Bataille de Brémule
Description de cette image, également commentée ci-après

Enluminure représentant Louis VI le Gros face à Henri Ier Beauclerc lors de la bataille.

Informations générales
Date
Lieu Gaillardbois-Cressenville
Issue Victoire anglaise
Belligérants
England Arms 1405.svg Royaume d'Angleterre Blason France moderne.svg Royaume de France
Commandants
Henri Ier Beauclerc
Guillaume Adelin
Louis VI le Gros
Guillaume Cliton
Forces en présence
500 chevaliers 400 chevaliers
Pertes
insignifiantes 140 chevaliers capturés
Coordonnées 49° 20′ 36″ N 1° 24′ 21″ E / 49.34333, 1.4058349° 20′ 36″ Nord 1° 24′ 21″ Est / 49.34333, 1.40583

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 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Brémule.

La bataille de Brémule s'est déroulée le entre Henri Ier Beauclerc, roi d’Angleterre et duc de Normandie, et le roi de France Louis VI le Gros. Sévèrement battu, Louis VI est contraint à fuir et à se réfugier dans sa forteresse des Andelys.

Contexte[modifier | modifier le code]

À l'été 1119, Louis VI mène une campagne de pillages et de dévastations dans le Vexin normand depuis sa base avancée des Andelys[1]. Ce château lui a été remis par Amaury III de Montfort, le comte d'Évreux[1]. Ce 20 août, il se dirige avec 400 chevaliers vers le château normand de Noyon-sur-Andelle, qu'il espère prendre avec l'aide de traîtres dans sa garnison[1].

De son côté, à l'été 1119, Henri Ier Beauclerc essaye de déloger la garnison française de son château des Andelys, mais ni l'incendie de la ville, ni une campagne de représailles dans le Vexin français n'ont changé la situation[1]. Le 20 août au matin, le roi anglo-normand assiste à la messe à Noyon, puis se dirige vers le sud, accompagné de 500 chevaliers[1]. Aucune des deux armées ne sait qu'elle progresse droit sur son ennemi. La bataille de Brémule est donc le résultat d'une rencontre fortuite entre les deux voisins[1].

La bataille[modifier | modifier le code]

Les chroniqueurs du côté français décrivent le combat comme une bataille sanglante où Louis le Gros, malgré son embonpoint mais emporté par son énergie, est au contact des chevaliers adverses et, au moment où un Normand saisissait la bride de son cheval en s’écriant : « Le roi est pris ! », celui-ci l’abattit d’un coup de masse d’armes en répliquant : « On ne prend pas le roi, ni à la guerre, ni aux échecs ! ».

Les chroniqueurs du côté normand indiquent en revanche que les chevaliers normands s’enrichirent des rançons payées par les nombreux prisonniers qu’ils firent, et qu’il n’y eut que trois morts, bien que, selon Orderic Vital, environ 900 chevaliers aient participé à la bataille (500 dans le camp d'Henri Ier, 400 dans celui de Louis VI)[1].

Le site de la bataille de Brémule est situé dans l’Eure, sur le territoire de la commune de Gaillardbois-Cressenville (lieu-dit de la ferme Brémule).

Références[modifier | modifier le code]

  • C. Warren Hollister, Henry I, édité et complété par Amanda Clark Frost, Yale University Press, 2001. (ISBN 9780300098297).
  • Christian Delabos, La bataille de Brémule. 20 août 1119 : les Normands écrasent le roi de France, Annecy-le-Vieux, Historic'one, 1999 ISBN 2-912994-02-0

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g C. Warren Hollister, Henry I, édité et complété par Amanda Clark Frost, Yale University Press, 2001. (ISBN 9780300098297).

Lien externe[modifier | modifier le code]