Bassoues

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Bassoues
Bassoues 10.jpg
Bassoues Arcades des maisons à colombage.JPG Bassoues (Gers) halles et puits.JPG
Bassoues (Gers) le donjon et son reflexion.JPG Bassoues tour 1.jpg Eglise Sainte Marie de Bassoues.JPG
Bassoues - Basilique Saint-Fris façade.JPG Bassoues - Café restaurant.JPG
De haut en bas, de gauche à droite : panorama du village; les arcades des maisons à colombage; les halles et le puits; le donjon et son reflet dans l'étang; le donjon du château; l'église Ste-Marie; façade de la basilique St-Fris; la place.
Blason de Bassoues
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gers
Arrondissement Mirande
Intercommunalité Communauté de communes Cœur d'Astarac en Gascogne
Maire
Mandat
Claude Gatelet
2020-2026
Code postal 32320
Code commune 32032
Démographie
Gentilé Bassouais, Bassouaise
Population
municipale
320 hab. (2018 en augmentation de 0,95 % par rapport à 2013)
Densité 9,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 34′ 48″ nord, 0° 14′ 46″ est
Altitude 220 m
Min. 150 m
Max. 287 m
Superficie 32,29 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Pardiac-Rivière-Basse
Législatives Première circonscription
Localisation
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Liens
Site web http://www.bassoues.net

Bassoues (Bassoas en gascon) est une commune française située dans le département du Gers, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune de Gascogne située dans l'Astarac à 35 km à l'ouest d'Auch. La plaine creusée par les vallées parallèles de la Baradée et de la Guiroue est barrée à l'ouest par la crête d'une colline sur laquelle la bastide est implantée.

Situation de la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Bassoues se situe en zone de sismicité 2 (sismicité faible)[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Bassoues est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5]. La commune est en outre hors attraction des villes[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (81,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (82,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (62,6 %), forêts (16,2 %), terres arables (15,6 %), prairies (3,6 %), eaux continentales[Note 2] (1,1 %), zones urbanisées (0,9 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village de Bassoues (Bassoa) est fondé sur le sol d'une forêt antique ("basoa" signifie 'forêt' en Basque), séjour de rituels autour d'une divinité, remplacée plus tard par le dieu Mars, d'où vient le nom Marsoulés qui existe toujours dans la localité.

Le temps et la civilisation ont fait disparaître une partie des forêts primitives et le culte de saint Fris hâte la destruction de celle de Bassoues, remplacée par une ville élevée autour d'un sanctuaire, le plus vénéré de toute la contrée.

C'est au lieu-dit Moulin de l'Étendard que saint Fris, neveu de Charles Martel, plante sa bannière pour rallier les Francs.[réf. nécessaire] Écrasés par les Sarrasins sur les hauteurs du village voisin de Lupiac, ils s'opposent à nouveau aux troupes ennemies non loin de Bassoues et sortent cette fois-ci victorieux.[réf. nécessaire] La valeur guerrière et l'héroïsme de saint Fris lui valent ainsi la postérité. Mais, atteint d'une flèche mortelle, il meurt près du Pont-au-Chrétien.[réf. nécessaire] Son corps, enseveli à la hâte, est redécouvert deux cents ans plus tard, au Xe siècle, par des pâtres. Ses reliques sont placées dans un cercueil de marbre et une église est édifiée en son honneur. La renommée et les « miracles » du saint attirent de nombreux pèlerins sur la via Tolosane des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Un "castrum" existait au début du XIe siècle. Il est cédé en 1020 à l'abbaye Saint-Michel de Pessan.

Au XIIIe siècle, Bassoues devient une bastide, fondée par les archevêques d'Auch, propriétaires des terres situées autour d'un couvent bénédictin. En 1295, un archevêque accorda des coutumes aux habitants de Bassoues.

L'archevêque Arnaud Aubert (entre 1356 et 1371), neveu du pape Innocent VI et camérier de l'Église romaine depuis 1361, a fait édifier les remparts de la ville, le château situé à l'angle nord-est avec le grand donjon. Les comptes de construction conservés dans les Archives du Vatican sont connus pour l'année 1370-1371, témoignage de la vie au XIVe siècle.

Les logis du château ont été remaniés par un archevêque d'Auch de la famille de Lévis qui a été titulaire du siège entre 1425 et 1462. Ses armoiries figurent sur le bâtiment.

L'archevêque d'Auch Henri de La Mothe-Houdancourt, archevêque entre 1666 et 1684, fit construire un nouveau bâtiment à un seul étage contre le donjon, flanqué de deux tourelles d'angle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

mairie de Bassoues

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 En cours Claude Gatelet[9] DVD Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[11].

En 2018, la commune comptait 320 habitants[Note 3], en augmentation de 0,95 % par rapport à 2013 (Gers : +0,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 4001 4971 3841 6151 6671 5831 5841 5911 418
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 4811 3131 3191 2571 1851 1181 038986932
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
881890733720637698715667631
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2018
568512503454376389334322320
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 19 282 €[15].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Commerces[modifier | modifier le code]

  • Bar-Restaurant du Centre : situé le long de la halle, en face de l'église Sainte Marie, tenu par Mr Patrick Vivier.
  • Tabac-Presse-Restaurant L'inattendu, situé entre la halle et l'école.
  • Épicerie : tenue par Dany et Georges Barrès, en face de l'école.
  • Salon de coiffure, situé en face du tabac.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Une halle du village.

La halle[16], l'église Sainte-Marie, les vieilles maisons à colombages, la basilique Saint-Fris et le donjon sont les vestiges d'un passé vieux de six cents ans.

Donjon et château[modifier | modifier le code]

Un donjon[17],[18] à 5 niveaux du XIVe siècle (hauteur de 43 mètres), a été élevé vers 1370 par Arnaud Aubert, neveu du pape Innocent VI. Dans les comptes de 1370-1371 sont notés comme maîtres d'œuvre le tailleur de pierre (latomus) Pierre Joc et le charpentier Étienne de Pradères. Les comptes semblent montrer que le donjon était pratiquement terminé à la mort d'Arnaud Aubert. Son aspect massif est accentué par la présence aux quatre angles d'épais contreforts couronnés par une ceinture de mâchicoulis.

Les restes du château des Archevêques du XVIe siècle/ XVIIe siècle, avec ses tours rondes à mi-hauteur et ses fenêtres à vitraux, tempèrent l'aspect un peu lourd du gros donjon qui le surplombe. Le château faisait partie des constructions entreprises par Arnaud Aubert, mais ses ordres précisaient que le château ancien devait être englobé dans les nouvelles constructions. Il en reste les murs extérieurs, le portail du sud, le puits. Mais ses successeurs ont modifié le château. Au XVIIe siècle le château était en ruine quand l'archevêque d'Auch, Mgr de Lamothe-Houdancourt décida de le relever. Il a augmenté la construction d'un grand corps de maison entre les deux tours du côté du levant.

Église Sainte-Marie.

Halle[modifier | modifier le code]

Passé le donjon, la rue principale s'engouffre sous une longue halle, bordée par un alignement de couverts à colombages s'appuyant sur des piliers de bois. De l'autre côté, l'espace plus ouvert laisse la place à un puits monumental, juste devant l'église Sainte-Marie, légèrement en contrebas.

Église de la Nativité-Notre-Dame[modifier | modifier le code]

L'église de la Nativité-Notre-Dame ou de Sainte-Marie date du XVe siècle mais a été remaniée au XIXe siècle. Son clocher du XVIe siècle est de la même pierre brune que le château. Quelques marches dévalent vers le porche d'entrée orné d'un blason et d'un bénitier sculpté du XVe siècle. Entièrement polychrome, l'intérieur conserve une chaire en pierre sculptée du XVe siècle, un grand tableau représentant saint Fris bataillant contre les Sarrasins, une pietà et plusieurs statues en bois doré.

Détail de la basilique Saint-Fris.

Basilique Saint-Fris[modifier | modifier le code]

La Basilique Saint-Fris est plus ancienne encore (XIe siècle). Simple église à l'origine, elle fut embellie et agrandie par l'archevêque d'Auch en 1520, qui la dota, entre autres, de ses portes Renaissance. La basilique possède un curieux plan : au bout de la nef centrale, un escalier mène à une crypte où se trouve le sarcophage de saint Fris. À l'extrémité de chaque collatérale, un escalier double monte vers une chapelle supérieure.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Bassoues Blason
De gueules au chevron d'argent accompagné en chef à dextre d'un chêne d'or et à senestre du donjon du lieu du même, et en pointe d'un cavalier armé d'or, auréolé d'argent, représentant saint Fris.
Détails
Création des écoliers de Bassoues avec l'aide de l'association "Histoire de Transmettre". Adopté le 30 novembre 2018.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 14 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Plan séisme
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 27 mars 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 14 avril 2021)
  9. Site de la préfecture - fiche de Bassoues
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  14. a et b Michel de La Torre, Gers : Le guide complet de ses 462 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5032-2, notice BnF no FRBNF35576310).
  15. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).
  16. Notice no PA32000017, base Mérimée, ministère français de la Culture : Halle
  17. Notice no PA00094729, base Mérimée, ministère français de la Culture, ancien château
  18. Gallica BnF : Ch. Samaran, A. Branet, Le château et les deux tours de Bassoues d'après les comptes de construction inédits (1370-1371), Bulletin de la Société archéologique du Gers, Auch, 1902