Bassel Khartabil

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Bassel Khartabil
Bassel Khartabil (Safadi).jpg
Biographie
Naissance
Décès
C. 2015
Nom dans la langue maternelle
باسل خرطبيلVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Bassel SafadiVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Activités
Conjoint
Noura Ghazi (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Conflit
Mouvement
Culture libre (en), Sharism (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Lieu de détention
Prison d'Adra (en) (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Blog officiel
Distinction
Index Award (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres réputées
Aiki Framework (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
signature de Bassel Khartabil

signature

Bassel Khartabil (en arabe : باسل خرطبيل) aussi connu sous le nom de Bassel Safadi (en arabe : باسل صفدي), né le et mort en 2015, est un développeur open-source palestino-syrien.

Le 15 mars 2012, il est arrêté et détenu par le gouvernement syrien à Damas dans la prison d'Adra. Le , Bassel Khartabil est déplacé de la prison vers une destination inconnue. Son exécution peu de temps après ce déplacement est confirmée début .

Biographie[modifier | modifier le code]

Khartabil est né et a grandi en Syrie, où il se spécialise dans le développement de logiciel open-source et l'open-Internet[1]. Il a été directeur de la technologie (CTO, pour Chief Technology Officer en anglais) et cofondateur de l'entreprise de recherche collaborative Aiki Lab[2] et CTO de Al-Aous[3] un institut syrien de recherche archéologique et artistique. Il a été chef d'équipe pour les Creative Commons syriens et a contribué à Mozilla Firefox, Wikipédia, The Open Clip Art Library, et Fabricatorz[4].

Détention et mort[modifier | modifier le code]

Le , jour du premier anniversaire de la révolution en Syrie, des manifestations pour et contre le gouvernement sont alors organisées à Damas et à travers le pays. Ce jour là, Bassel Khartabil est arrêté lors d’une vague d’arrestations opérées par la Branche 215 de la sécurité militaire dans le quartier de Mazzeh à Damas[5], puis interrogé et torturé pendant cinq jours par des membres de la Section 215 de la Sécurité Militaire[5],[1].

Le , Khartabil est présenté devant un procureur militaire sans la présence d’un avocat et condamné pour espionnage[5]. Il est ensuite transféré à la prison d’Adra à Damas[6]. Selon le témoignage d'un de ses proches cité par Human Rights Watch, il est également emprisonné et torturé pendant neuf mois dans la prison de Saidnaya[7].

Le , Bassel Khartabil est déplacé de la prison d’Adra vers une destination inconnue, probablement pour être jugé par une cour militaire[8],[9].

Le , des rumeurs laissent entendre que Bassel Khartabil aurait été secrètement condamné à mort[10],[1].

En , la Jimmy Wales Foundation (en) et Noura Ghazi Safadi, l'épouse de Bassel Khartabil, confirment qu'il a été exécuté après son transfert de la prison d'Adra en 2015[11],[12],[13],[14],[15],[16],[17],[7].

Soutien international[modifier | modifier le code]

Poster de la campagne #FREEBASSEL aux Pays-Bas.

Le 15 mars 2013[18], le projet #FREEBASSEL (« libérez Bassel ») aboutit à la campagne #FREEBASSELDAY qui regroupe Creative Commons, Mozilla et d'autres personnalités publiques. Cette campagne conduira des événements publics, des conférences de presse, des œuvres d'art et des vidéos[19],[20],[21],[22],[23].

Cette même année, il reçoit le prix Index 2013, dans la catégorie Censorship Digital Freedom Award[1].

Le , le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire (GTDA) adopte un avis sur le cas de Bassel Khartabil, qualifiant sa détention d’ « arbitraire » et demandant sa libération immédiate[24]

Le 7 octobre 2015, Amnesty International lance une pétition en faveur de la libération de Bassel[25].

Le , est lancé, en l’honneur de Bassel Khartabil, le projet #NEWPALMYRA[26]; une plateforme en ligne rassemblant informations, données numériques et modélisations 3D visant à la reconstruction virtuelle de la cité antique de Palmyre[27].

Le , le MIT Media Lab offre à Bassel Khartabil un poste de chercheur[28].

Le , après 5 jours de booksprint, le livre The Cost of Freedom: A Collective Inquiry est publié en ligne[29]. Cet essai dédié à Bassel Khartabil rassemble les contributions de 44 auteurs.

En mars 2016, Human Rights Watch et plusieurs organisations co-signent une demande de remise en liberté de Bassel Khartabil[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e (en) « Syria: Renewed Calls for Bassel Khartabil’s Release on 4th Anniversary of Detention », Human Rights Watch,‎ (lire en ligne)
  2. (en) « Aiki lab - HackerspaceWiki », sur hackerspaces.org (consulté le 2 août 2017)
  3. (ar) الأوس للنشر, « الأوس للنشر », sur www.al-aous.com (consulté le 2 août 2017)
  4. (en) « CAMPAIGN LAUNCHED TO BRING HOME LOVED AND CELEBRATED INTERNET VOLUNTEER DETAINED IN SYRIA », FreeBassel.org (consulté le 5 juillet 2012)
  5. a, b et c « Syria: UN Calls for the Release of Freedom of Speech Advocate Bassel Khartabil - Alkarama Foundation », (consulté le 2 août 2017)
  6. (en) « "#FREEBASSEL: a campaign to free Bassel Khartabil from Syrian jail" », Al Bawaba,‎ (lire en ligne)
  7. a et b Louis Imbert, En Syrie, la mort en prison d’un passionné du logiciel libre, Le Monde, 4 août 2017.
  8. « Global Voices - Fears for Imprisoned Syrian Bassel Khartabil, Transferred to an Unknown Location », sur Global Voices, (consulté le 2 août 2017)
  9. « "Bassel Khartabil, prisonnier syrien qui vit et risque de mourir pour Internet" », Slate.fr,‎ (lire en ligne)
  10. (en) « IGF 2015 Flyer on Bassel Khartabil », Electronic Frontier Foundation,‎ (lire en ligne)
  11. Horrific: Reports that Bassel Khartabil Has Been Executed in Syria, jimmywalesfoundation.org, consulté le 2 août 2017
  12. « Report: Syrian-Palestinian Open Internet Advocate Bassel Khartabil Has Been Executed », sur The FADER (consulté le 2 août 2017)
  13. Un informaticien très connu en Syrie exécuté en détention, Europe 1 avec AFP, 2 août 2017.
  14. (en) Tamara Qiblawi, « Missing Syrian internet activist Bassel Khartabil executed in 2015, wife says », sur CNN, (consulté le 2 août 2017).
  15. Hala Kodmani, Un jeune informaticien exécuté dans une prison du régime syrien, Libération, 2 août 2017.
  16. Syrie : Bassel Khartabil, pionnier de l’Internet libre, a été exécuté en détention, France 24, 2 août 2017.
  17. Bassel Khartabil Safadi… Victim of the Military Field Court, OSDH, 4 août 2017.
  18. (en) « The FreeBasselDay Event », freebassel.org,‎ (lire en ligne)
  19. (en) « CAMPAIGN LAUNCHED TO BRING HOME LOVED AND CELEBRATED INTERNET VOLUNTEER DETAINED IN SYRIA », FreeBassel.org (consulté le 15 mars 2014)
  20. (en) « #FreeBassel: One Year Later, Syrian Netizen Remains in Prison », Global Voices Online,‎ (lire en ligne)
  21. (en) « Family of Syria Internet guru appeals for EU help », The EU Observer,‎ (lire en ligne)
  22. (en) « #freebassel: Syrischer Netzaktivist sitzt seit einem Jahr im Gefängnis », Netzpolitik,‎ (lire en ligne)
  23. (en) « Seit einem Jahr in Hafts », Taz,‎ (lire en ligne)
  24. (en) « Netizen Report: U.K. Spied on Human Rights Organizations in Egypt, South Africa », Slate,‎ (ISSN 1091-2339, lire en ligne)
  25. (en) « Syria: Release Bassel Khartabil (UA 220/15) – Amnesty International USA », Amnesty International USA,‎ (lire en ligne)
  26. (en) « Creating a Future from the Past », sur #NEWPALMYRA (consulté le 2 août 2017)
  27. « Statement on the death of CC friend and colleague Bassel Khartabil », sur Creative Commons, (consulté le 2 août 2017)
  28. « MIT Media Lab offers research position to Bassel Khartabil », MIT News,‎ (lire en ligne)
  29. « Cost of Freedom », sur costoffreedom.cc (consulté le 2 août 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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