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Basilique Sainte-Agnès-hors-les-Murs de Rome

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Basilique Sant'Agnese fuori le Mura
Image illustrative de l’article Basilique Sainte-Agnès-hors-les-Murs de Rome
Présentation
Nom local Basilica di Sant'Agnese fuori le Mura
Culte Catholique romain
Type Église paroissiale
Début de la construction IVe siècle
Architecte Andrea Busiri Vici
Autres campagnes de travaux VIIe siècle, XVIe siècle
Style dominant Paléochrétien et baroque
Site web Site paroissial
Géographie
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Latium
Département Rome
Ville Rome
Coordonnées 41° 55′ 22″ nord, 12° 31′ 07″ est
Géolocalisation sur la carte : Rome
(Voir situation sur carte : Rome)
Basilique Sant'Agnese fuori le Mura
Géolocalisation sur la carte : Italie
(Voir situation sur carte : Italie)
Basilique Sant'Agnese fuori le Mura

La basilique Sainte-Agnès-hors-les-Murs (en italien : basilica di Sant'Agnese fuori le Mura) est une église romaine située dans le quartier Trieste. Construite à partir du IVe siècle et profondément remaniée à différentes époques, elle fait partie d'un complexe formé sur l'emplacement de catacombes, notamment celle de sainte Agnès qui y fut enterrée en 304 à la suite de son martyre. L'église a reçu le titre de basilique mineure.

Ruines de la basilique de Constance.

Au IVe siècle, Constance, fille de l'empereur Constantin fait construire une très grande basilique dédiée à la jeune martyre Agnès qui, selon la tradition, lui permit de guérir de la lèpre après avoir prié sur sa tombe. Érigée près de son tombeau, son architecture est dite circulaire en raison de son déambulatoire dont il reste encore aujourd'hui des vestiges.

Selon le Liber Pontificalis, la basilique fut restaurée par le pape Symmaque au début du VIe siècle. À cette basilique est annexé un grand mausolée établi pour recevoir les tombeaux de la famille constantinienne, Constantin, sa fille, son épouse... Il abrite des mosaïques très importantes datant des IVe et VIIe siècles, notamment dans la voûte du déambulatoire, avec des motifs séculiers, et dans les absides, avec certaines des plus anciennes représentations de Jésus dans un style qui deviendra plus tard la norme dans tout l'Occident (cheveux longs et auréole). Cette décoration marque une transition importante entre les représentations de l'Église primitive et l'évolution du christianisme. La partie inférieure des murs, environ la moitié du côté nord jusqu'à l'abside de la basilique constantinienne, est encore visible.

Escalier des pèlerins datant de 1590.
Peinture de 1815 par Eckersberg.

La basilique est remplacée au VIIe siècle par un nouveau complexe de bâtiments dont l'église actuelle, beaucoup plus petite, et des galeries, voulus par le pape Honorius Ier. La nouvelle église se trouve sur un terrain creusé plus proche de l'endroit où l'on croyait que sainte Agnès était enterrée. Son rez-de-chaussée est à environ deux mètres au-dessus du sol des catacombes et les entrées publiques donnent accès à la galerie du deuxième étage. Un long escalier aux larges marches, orné d'inscriptions provenant des catacombes et d'autres bâtiments anciens exposées sur les murs, mène du niveau de la rue au rez-de-chaussée de l'église.

La mosaïque de l'abside, datant de l'époque d'Honorius, est toujours in situ et a été moins affectée par les restaurations au fil des siècles que les autres. L'abside avec sainte Agnès en habits impériaux et parée de somptueux bijoux sur un fond doré sobre est également impressionnante. À ses pieds, le feu qui devait la brûler, mais qui s'est retiré devant elle, et l'épée avec laquelle elle a finalement été décapitée. Elle est accompagnée à gauche par le pape Honorius, qui présente son modèle d'église, les mains voilées. À droite, il s'agit du pape Symmaque, avec son livre (certains spécialistes préfèrent penser qu'il s'agit du pape Grégoire Ier). Au-dessus d'eux, dans le ciel étoilé et entre les nuages apocalyptiques, apparaît la main de Dieu, qui honore sainte Agnès avec sa couronne de martyre.

La représentation impressionnante des trois personnages, avec leur posture frontale et statique, leur physicalité plane et dépourvue de toute réminiscence de l'Antiquité, symbolise une nouvelle forme de piété et marque un tournant vers le Moyen Âge.

Le , l'église devient siège paroissial avec le décret papal Cum sanctissimus et accueille le titre cardinalice de Sant'Agnese fuori le Mura.

Architecture et décorations

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De la Via Nomentana, on constate que l'église a conservé son ancienne abside paléochrétienne en briques. Attenant est le clocher également en briques, datant de 1479. La façade, qui s’ouvre sur un petit jardin en retrait de la rue, est divisée en ordres. Elle a été remaniée en 1600 par la volonté du cardinal Alexandre Ottaviano de Médicis, futur pape Léon XI.

L’intérieur est précédé d’un narthex, où est conservée la plaque de marbre avec l’inscription originale du pape Damase dédiée à la martyre sainte Agnès. L’intérieur de la basilique a trois nefs avec trois chapelles de chaque côté, surmontées d’un matroneum. Les arcs des bas-côtés et du matroneum sont soutenus par des colonnes nues, pour la plupart d’époque romaine, avec des chapiteaux corinthiens raffinés. Toute la décoration intérieure des nefs est une œuvre du XIXe siècle commandée par le pape Pie IX et réalisée par Andrea Busiri Vici : en particulier, les portraits des papes bienfaiteurs de l’église et des saints martyrs se distinguent. Le plafond à caissons est en bois sculpté et doré, et a été réalisé en 1606.

La basilique mène à la crypte, au monastère attenant et à la catacombe en contrebas.

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Liens externes

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