Basilique Notre-Dame du Roncier

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Basilique Notre-Dame du Roncier
Image illustrative de l'article Basilique Notre-Dame du Roncier
Présentation
Culte Catholique romain
Type basilique
Rattachement Diocèse de Vannes
Début de la construction fin XIIe siècle
Fin des travaux 1949
Architecte René Menard, Achille Lafargue, Émile Libaudière, M. Ferre
Style dominant Gothique, Néo-Gothique (Clocher)
Protection  Inscrit MH (1927, 1929)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Ville Josselin
Coordonnées 47° 57′ 13″ nord, 2° 32′ 52″ ouest

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Notre-Dame du Roncier est une basilique de l'Église catholique romaine située à Josselin dans le Morbihan, en Bretagne (France). Elle est également église paroissiale.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'église est construite ou reconstruite à la fin du XIIe siècle. Seul le chœur laisse apparaître des vestiges de cet édifice au XXIe siècle. Le voûtement du faux transept et l'agrandissement du chœur sont effectués au siècle suivant. Le connétable Olivier de Clisson et sa seconde épouse Marguerite de Rohan font transformer l'absidiole sud en oratoire et chapelle privée à la fin du XIVe siècle. La construction de la nef et le bas-côté sud sont construits entre 1461 et 1470, alors que le bas-côté nord est achevé en 1491, époque à laquelle une tour carrée est érigée au centre du bas-côté nord. Cette tour contient une chambre forte. En 1705 le haut de la tour s'écroule. À l'occasion des travaux de réparation, un clocher est placé au sommet entre 1731 et 1734[1].

En avril 1891, le pape Léon XIII lui octroie le titre de basilique mineure[2].

À partir de 1855 jusqu'à 1900, d'important travaux sont entrepris. La chapelle nord est aménagée. La chapelle sud, dédiée à sainte Marguerite, est transformée en 1890 par l'architecte blésois A. Lafargue. Celui-ci est également l'auteur de l'autel et des bancs. Alors que l'église est élevée au rang de basilique en 1891, la voûte du chœur, tombée en ruine, est remplacée par une fausse voûte en plâtre. Les architectes nantais Émile Libaudière et René Ménard conçoivent en 1898 et 1900 les plans d'une nouvelle tour et de la sacristie. L'ancienne tour et de son clocher sont détruits en 1923. La flèche est érigée en 1949, selon le projet initial de René Ménard, après une mise à jour du projet avec un autre architecte, M. Ferré[1].

Le clocher contient cinq cloches de volée lancé-franc, dont trois, fixées dans la flèche, sonnent les heures. Une est inutilisable par absence de moteur de volée :[réf. souhaitée]

  1. Le Bourdon, Marie-Joseph, 5000 kg. Sol#2. Cornille-Havard 1925
  2. Do#3, poids inconnu. Cornille-Havard 1925
  3. Mib3, poids inconnu. Fonderie Flubert de Ploermel
  4. Fa3, poids inconnu. Cornille-Havard 1925
  5. Lab3, poids inconnu. Cornille-Havard 1925
  6. poids inconnu, Lab4 (?) (Cloche inutilisable)

Légendes[modifier | modifier le code]

La légende de la fondation de Notre-Dame du Roncier veut qu'un paysan ait trouvé une statue de la Vierge dans un buisson de ronces en travaillant au bord de l'Oust, au début du IXe siècle. Il tenta de la ramener chez lui, mais la statue ne cessait de disparaître pour réapparaître dans son roncier. Il décida de bâtir une chapelle et, au fil du temps, d'autres personnes vinrent s'installer dans ce qui devint la cité de Josselin. Le faucillon que le paysan utilisa aurait été suspendu dans la chapelle et n'aurait jamais subi l'usure du temps. Les ronces poussant sur le pignon n'auraient jamais pu être arrachées. Des révolutionnaires auraient tenté de brûler la statue originelle, mais un fragment en fut tiré des flammes et placé dans un reliquaire[3].

Miracles[modifier | modifier le code]

De nombreux miracles sont attribués à cette basilique, notamment la guérison d'aveugles et de paralytiques[4].

Architecture et œuvres[modifier | modifier le code]

Le mobilier ancien conservé dans la basilique est remarquable. Le décor du porche Sud est repris au XVIe siècle et exprime des influences de la Renaissance, qui ont été vraisemblablement copiées sur le porche Ouest de la basilique de Guingamp[5].

Vie de la paroisse[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pardon de Notre-Dame du Roncier.

Le pardon de Notre-Dame du Roncier, également connu sous le nom de pardon des aboyeuses de Josselin, se tient dans cette basilique. Depuis 1728[4] et jusque dans les années 1950, il arrivait que la procession soit accompagnée de véritables aboiements. Désormais, la procession se compose d'un porteur de canne ferrée et de hallebarde, des porteurs de Croix, des paroissiens portant les bannières des patrons locaux, et se termine avec la présence du duc et de la duchesse de Rohan, accompagnés de l’évêque de Vannes, des prêtres et des élus[4].

Une danse macabre avait lieu dans la chapelle nord jusqu'au milieu du XIXe siècle[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Notice no IA00121572 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Michèle Bourret, Le patrimoine des communes du Morbihan, Flohic éditions, , p. 456
  3. Éloïse Mozzani, Légendes et mystères des régions de France, (ISBN 2221159225 et 9782221159224), chap. Josselin
  4. a, b, c et d Rio 2015
  5. Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne, Vol. 55 à 57, s.n., 1978, p. 266-267.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maximilien Nicol, Notre-Dame du Roncier - Histoire du pèlerinage, Lafolye, , 134 p.
  • [Rio 2015] Bernard Rio, « Le pardon des aboyeuses à Josselin », dans Pardons et chemins de pèlerinage en Bretagne, Le Passeur Editeur, coll. « Chemins de pèlerinage », (ISBN 2368903038 et 9782368903032, lire en ligne)