Basilique Notre-Dame de Tongre

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Ne pas confondre avec la Basilique Notre-Dame de Tongres
Façade de la basilique Notre-Dame de Tongre

La Basilique Notre-Dame de Tongre, sise à Tongre-Notre-Dame, un village au sud de Ath, dans le Hainaut occidental (Belgique), est un très ancien lieu de pèlerinage marial : il remonterait à 1081. La basilique actuelle date de 1777 ; elle fut construite sur les fondations d’une église gothique du XIIIe siècle.

Légende et histoire[modifier | modifier le code]

Origine ‘miraculeuse’[modifier | modifier le code]

Le 1er février 1081, un certain Hector, seigneur du lieu, a une apparition de la Vierge Marie dans son jardin. La Vierge est entourée de lumière et de musique. Une heure plus tard, il ne reste de cela qu’une statuette, que le curé du village de Tongre (aujourd’hui ‘Tongre-Saint-Martin’) s’empresse de placer dans son église.

Mais le lendemain la statue de Notre-Dame, mystérieusement, se trouve à nouveau dans le jardin, cette fois encore enveloppée de lumière et musique. Le miracle se reproduit ainsi deux fois. Le seigneur consulte l’évêque de Cambrai, Gérard II, qui, après enquête, reconnait les faits et autorise le culte. Il fait construire une chapelle sur le lieu de ces extraordinaires événements pour y abriter la petite statue miraculeuse de la Vierge, qui bientôt sera connue comme Notre-Dame de Tongre.

Développement des pèlerinages[modifier | modifier le code]

Dès 1093 une ‘confrérie de Notre-Dame de Tongre’ est créée et approuvée par le pape Urbain II[1]. Le lieu attire immédiatement un grand nombre de pèlerins, d’autant plus que des témoignages de miracles et faveurs accordées par la Vierge-Marie commencent à circuler. Aussi la chapelle primitive est-elle remplacée au XIIIe siècle par une église.

En 1642 l’abbé Georges Huart, curé de la paroisse, écrit une Histoire admirable de Tongre-Notre-Dame[2] qui relate un nombre impressionnant de prodiges et miracles. Ils sont loin d’être tous crédibles mais le livre fait montre de la grande ferveur qui entoure le sanctuaire de Notre-Dame de Tongre.

Des personnages importants visitent le sanctuaire et s’agenouillent devant Notre-Dame de Tongre : Philippe I, roi de France, Marie-Thérèse d’Espagne, Marie-Henriette de Belgique, et d'autres. En hommage à la Vierge ils font des présents (couronne en or, chasubles tissées d’or ou d’argent, croix-reliquaires, somptueux vêtements pour la Madone, etc) qui forment au fil des temps le ‘Trésor de la basilique’

À partir du XVIIe siècle le culte se répand au-delà des Pays-Bas méridionaux et France septentrionale. En 1777 une nouvelle église est construite, d’après les plans de l’architecte Demarbaix. Des prêtres belges répandent le culte. Le village de Troivilles (près de Cambrai) lui a dédié son église. Le baron Empain qui est à la base de la construction d'Héliopolis (Égypte) y a construit une église dédiée à Notre-Dame de Tongre. Il semble bien qu'il y en ait une autre à Tch’eng Koan in en Chine.

L’église de Tongre-Notre-Dame est érigée en basilique mineure par le pape Pie XII en 1951.

Notre-Dame de Tongre

Patrimoine artistique[modifier | modifier le code]

Culte et vénération[modifier | modifier le code]

La fête principale du Notre-Dame de Tongre est le 2 février, plus exactement dans la nuit du 1 au 2 février, date anniversaire de son arrivée dans le jardin de messire Hector. Accompagnée d’une procession aux flambeaux la statue emprunte la rue Tour de la Vierge, un circuit institué par Gérard II Évêque de Cambrai, le 17 février 1081. Des pèlerins visitent la basilique tout au long de l’année, pour lesquels diverses activités sont organisées. Le mois de septembre est un mois de vénération particulière. La seconde procession qui comporte des groupes religieux a lieu le dernier dimanche de septembre. Notre-Dame de Tongre est vénérée comme une « mère affectueuse ». Elle est la patronne des familles blessées et désunies. Les poètes, écrivains et étudiants l’invoquent également. Le 16 octobre 2015 une relique ex ossibus du bienheureux Charles d Autriche ,monarque pieux envers la Vierge a été intronisée a la basilique

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Huart, Histoire admirable de N-D. de Tongre, avec ses principaux miracles, De la Roche, (lire en ligne), p. L' An 1636.1 , 17 de juin Isabeau le Veau, Orpheline demeurant à Houtain après avoir té l épacc de neuf ans routiers affligée & percluse de ses membres avec telle impuissance & débilite qu'elle ne pouvoit marcher qu'en rampant & se trainant avec ses mains & genoux ou bien avec potences ayant ses pieds & jambes immobiles Se contournées vers ses cuilTes sans avoir pu être affiliée d aucun remède humain s étant trainée avec beaucoup de douleurs Se de peines de Houtain à Tongre au jour que le Pasteur y venoit en Pelerinage avec tout son Peuple pour être prefemez de la Peste ce même jour elle fue remise en pieds Se commença à cheminer & en peu de temps fut G parfaitement guérie comme iîiaraais elle n eût eu aucune pcrcluiion Ce Miracle est approuvé par Monseigneur Illustrissime Se Révérendissime François Vander Burch Archevêque & Duc de Cambray par Lettres Patentes qu'il a don

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La 'Confrérie' - une fraternité spirituelle - existe toujours. Elle participe aux cérémonies de la basilique et vient en aide aux pèlerins.
  2. Le manuscrit du livre fait partie du ‘trésor de la basilique’