Basilique Notre-Dame de Bon-Secours

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Basilique Notre-Dame de Bon-Secours
Image illustrative de l'article Basilique Notre-Dame de Bon-Secours
Présentation
Culte catholique
Type Basilique
Rattachement Diocèse de Tournai
Début de la construction 1885
Fin des travaux 1892
Style dominant Néo-gothique
Protection Icône du bouclier bleu apposé sur un immeuble classé de la Région wallonne Patrimoine classé (2001, no 57064-CLT-0021-01)
Géographie
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Région wallonne
Département Province de Hainaut
Ville Bon-Secours (commune de Péruwelz)
Coordonnées 50° 29′ 54″ nord, 3° 36′ 21″ est

Géolocalisation sur la carte : Belgique

(Voir situation sur carte : Belgique)
Basilique Notre-Dame de Bon-Secours

La basilique Notre-Dame de Bon-Secours, (autrefois dite Notre-Dame-du-chêne-entre-deux-bois) est située au centre même de Bon-Secours, un village à la frontière franco-belge qui fait aujourd'hui partie de Péruwelz, dans la province de Hainaut (Région wallonne de Belgique). Elle est le centre d'un pèlerinage qui débuta au Moyen Âge autour d'un vieux chêne dédié à Notre-Dame-du-chêne-entre-deux-bois).

La basilique actuelle, dédiée à la Vierge-Marie, fut construite de 1885 à 1892 en style néogothique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

Un chêne au sommet d’une butte sert au Moyen Âge de borne entre les territoires de Péruwelz, Blaton et Condé-sur-l'Escaut. Une statue s’y trouve accrochée. Elle est vénérée sous le vocable de Notre-Dame du chêne entre-deux-bois, surtout par les habitants de Peruwelz pour lesquels ces lieux étaient terrain commun, laissé à l’usage de tous pour le pâturage, la récolte de bois et autres produits de la forêt.

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Au début du XVIIe siècle le chêne est mourant, et l’image disparue. Le bois de l’arbre abattu est utilisé pour faire une nouvelle statue de la Vierge Marie portant l’Enfant Jésus. Elle est placée dans un petit abri de pierre, à l’endroit même du chêne disparu. Le vénération reprend (sous le nom de Notre-Dame de Bon-Secours) d’autant plus que la peste ravageant la région épargne la ville de Peruwelz.

En 1637 les autorités de Péruwelz, reconnaissant de la protection mariale reçue, adoptent en quelque sorte la statue. Une chapelle est construite pour l’abriter. Tous les jours une messe y est célébrée. Les pèlerins commencent à affluer.

La chapelle étant devenue exiguë elle est agrandie de 1643 à 1645, l’ancienne chapelle devenant le chœur de la nouvelle.

La pratique des pèlerinages continue même durant les temps troubles duXVIIIe siècle, les guerres de Louis XIV et la période révolutionnaire. La pratique des ex-votos se développe. Une prière est proposée aux pèlerins : « Dieu de miséricorde et de toutes consolations qui accordez à vos serviteurs le soulagement nécessaire contre les tribulations dont ils sont affligés accordez-nous par l’intercession de Notre-Dame de Bon-Secours, votre sainte et digne mère, les grâces nécessaires pour supporter avec résignation les maux spirituels et corporels qu’il vous plait nous envoyer, et daignez couronner nos souffrances par l’immortalité bienheureuse. Ainsi soit-il. »

Renouveau au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Renouveau des pèlerinages durant la seconde moitié du XIXe siècle. Les transports publics se développant - chemin de fer à Péruwelz, tramway à vapeur à Valenciennes et tramway à traction hippomobile de Péruwelz à Bon-Secours - les pèlerins affluent en groupes ou familles. Le village se développe: magasins, restaurants, cafés et pensions de familles. Même des médecins, en particulier des spécialistes de maladies nerveuses, choisissent Bon-Secours pour établir leur ‘centre de cure’.

Vue depuis l'Avenue de la Basilique

Nouvelle église[modifier | modifier le code]

L’église de 1645 nécessite des travaux de réfection. Par ailleurs, comme elle ne suffit plus aux besoins, il est décidé de la démolir et d’en construire une nouvelle. Pour assurer les fondations, au sommet de cette petite colline, une solide crypte est d’abord construite : les pierres de fondation de l’église précédente et autres blasons de pierres (millésimés 1645), s’y trouvent scellés dans le mur. Les travaux sont rondement menés et en 1892 la nouvelle église de style néo-gothique est consacrée. L’anversois François Baeckelmans en est l’architecte.

En 1910, Pie X accorde à l’église déjà célèbre le titre de basilique mineure.

La statue[modifier | modifier le code]

La statue originale, vénérée depuis plusieurs siècles, est de petite dimension ; elle n’en domine pas moins le chœur. Entourée d’anges elle est rehaussée par le ciborium de bois polychrome sous lequel elle se trouve. Elle est vêtue de soie et de velours, tel que le voulait la mode espagnole du XVIIe siècle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]