Barthélemy-Louis-Martin Chaumont

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Barthélemy-Louis-Martin Chaumont
Image illustrative de l'article Barthélemy-Louis-Martin Chaumont
Portrait de Mgr Barthélemy-Louis Chaumont de la Galaizière (musée Charles-de-Bruyères, Remiremont)
Biographie
Nom de naissance Barthélemy-Louis-Martin de Chaumont de La Galaisière
Naissance
Paris (France)
Ordination sacerdotale
Décès
Mareil-le-Guyon
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale
Dernier titre ou fonction Évêque de Saint-Dié
Évêque de Saint-Dié

Blason
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Barthélemy-Louis-Martin Chaumont ou Barthélemy Chaumont de La Galaizière, né le 23 août 1737 à Paris et mort le 30 juin 1808 à Mareil-le-Guyon est un ecclésiastique, évêque de Saint-Dié.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils d'Antoine-Martin Chaumont de La Galaizière, chancelier de Lorraine et de Louise Élisabeth Orry, sœur de Philibert Orry, futur contrôleur général des finances.

Formation[modifier | modifier le code]

Il eut pour parrain Louis Carbonnier et pour marraine Germaine Louy-Gaston, un valet et une femme de chambre de ses parents. Clerc tonsuré, il reçut le 11 décembre 1744 (bulles du 6 février 1745, fulminéees à Toul le 30 mars) de Stanislas, roi de Pologne, en plus de l'abbaye bénédictine de Saint-Mihiel, les prieurés d'Haréville (88) et d'Insming (57), une pension de 3 000 livres sur l'abbaye Saint-Léopold de Nancy, que lui assura un brevet le 20 juillet 1747 ; puis la coadjutorerie du prieuré de Neuviller le 29 novembre 1749, celle de la grande prévôté de Saint-Dié le 7 janvier 1765 et en 1775, l'abbaye de chanoines réguliers d'Autrey (88). Il eut pour précepteur André Morellet qui venait de prendre sa licence en Sorbonne et qui se rend au collège du Plessis moyennant mille livres d'honoraires, logé, nourri.
De 1752 à 1754 au Plessis pour la philosophie, de 1754 à 1756 au séminaire Saint-Magloire pour l'initiation théologique, puis au collège de Bourgogne, où il soutint en 1759 sa première thèse (la Tentative) qui lui confère le grade de bachelier. À Rome, en 1759, il fit connaissance de Loménie de Brienne qui, devenu en 1760 évêque de Condom, le nomma vicaire général. Il complète ses études en Sorbonne, est admis au sacerdoce en septembre 1762, prend sa licence et aborde le doctorat.

Carrière ecclésiastique[modifier | modifier le code]

Le 18 février 1774 Louis XV le désigne pour l'évêché de Saint-Dié ; il est présenté au pape par Louis XVI le 22 mars 1775 et nommé par brevet du 28 avril 1776, Pie VI le déclarant au consistoire du 28 juillet 1777. Il est sacré le 21 septembre et fait son entrée solennelle le 28 octobre. Il est reçu conseiller-prélat en la cour souveraine le 19 janvier 1778. En août et septembre 1787, il est l'un des 5 élus pour représenter le clergé à l'assemblée provinciale de Lorraine et Barrois, à Nancy ; il en est nommé président. Il refuse de prêter le serment constitutionnel le 21 janvier 1791 et quitte Saint-Dié pour Bruxelles, puis l'Allemagne, la Suisse, et enfin Munich en Bavière. Après la signature du Concordat de 1801 il refuse de donner sa démission mais les mauvais jours passé, il revient dans la maison familiale de Mareil où il meurt en 1808[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cf revue Le Pays lorrain, avril 1937

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Eugène Martin, Histoire des diocèses de Toul, de Nancy & de Saint-Dié, tome III, Du démembrement en trois diocèses à la modification des circonscriptions diocésaines après la guerre franco-allemande, A. Crépin-Leblond, Nancy, 1903
  • Albert Ronsin, Les Vosgiens célèbres. Dictionnaire biographique illustré, éditions Gérard Louis, Vagney, 1990, p. 78-79 (ISBN 2-907016-09-1)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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