Barringtonia asiatica

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Barringtonia asiatica
Description de cette image, également commentée ci-après
Fleur de bonnet d'évèque ou de badamier de l'Inde, île de la Réunion
Classification
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Lecythidales
Famille Lecythidaceae
Genre Barringtonia

Espèce

Barringtonia asiatica
(L.) Kurz, 1875

Statut de conservation UICN

( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Barringtonia asiatica est un arbre et appartenant à la famille des Lecythidaceae. Il est également appelé Badamier de l'Inde, Bonnet carré, Bonnet de prêtre ou Bonnet d'évêque. En Polynésie, cet arbre se nomme Hutu.

Description[modifier | modifier le code]

Le Badamier de l'Inde a une hauteur de 7 à 30 m[1].

Badamier de l'Inde, jardin botanique tropical de Nong Nooch, Pattaya, Thaïlande

Cet arbre est facilement reconnaissable à ses fleurs caractéristiques en forme de houppes et à ses gros fruits anguleux et pyramidaux qui font penser à un bonnet d'évêque. Le péricarpe du fruit, imputrescible, est constitué de trois parties : une cuticule épaisse de couleur verte qui devient beige en séchant et semblable à du papier froissé ; une zone de liège de fibres enchevêtrés très épaisse qui isole l'amande de l'extérieur ; et une couche de fibres qui entoure directement l'amande.

L'amande est blanche et elle contient une substance toxique appelée saponine.

Comme la noix de coco, le fruit du Barringtonia asiatica a une densité très faible qui lui permet de flotter sur les eaux de l'océan et de disséminer ses graines sur les plages d'autres îles[2].

Jeune arbre en pot, Jardin botanique de la reine Sirikit, Thaïlande


Détail de la fleur, Parc national de Tangkoko, Indonésie

Répartition et habitat[modifier | modifier le code]

Le Badamier de l'Inde ou Bonnet d'évêque est un arbre originaire d'Asie tropicale et de Madagascar qui pousse dans les sols sableux des îles de l'océan Indien et de l'océan pacifique. On en trouve jusqu'en Australie et en Nouvelle-Calédonie.

Usage[modifier | modifier le code]

Traditionnellement, en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie, on jetait à l'eau les amandes de cette plante, qui contiennent de la saponine, afin d'endormir les poissons et les crustacés. Ils pouvaient ensuite être ramassés à la main. Cette pratique est désormais interdite, tout comme les autres techniques d'empoisonnement des poissons[3],[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Barringtonia asiatica », sur efloras.org (consulté le )
  2. Nathalie Vidal, Le grand livre des graines voyageuses sur les trois océans Atlantique, océan Indien et Pacifique, Éditions Orphie, , 240 p. (ISBN 979-10-298-0444-1), Famille : Lecythidaceae : Barringtonia asiatica pages 188 à 190
  3. Emmanuel Kasarhérou, Béalo Wedoye, Roger Boulay, Claire Merleau-Ponty, Guide des plantes du chemin kanak, Nouméa, Agence de développement de la culture kanak, , 77 p. (ISBN 978-2-909407-76-0), p.14-15
  4. « Barringtonia asiatica (L.) Kurz », sur endemia.nc (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]

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