Barrage de Merowe

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Barrage de Merowe
Image illustrative de l'article Barrage de Merowe
Géographie
Pays Drapeau du Soudan Soudan
Coordonnées 18° 40′ 08″ nord, 32° 03′ 01″ est
Cours d'eau Nil
Objectifs et impacts
Vocation Hydroélectricité
Date de mise en service inauguré le 3 mars 2009
Barrage
Réservoir
Volume du réservoir 12,5 km³ millions de m3
Centrale hydroélectrique
Nombre de turbines 10 x 125 MW
Type de turbines Francis
Puissance installée 1 250 MW
Production annuelle 5 500 GWh/an

Géolocalisation sur la carte : Soudan

(Voir situation sur carte : Soudan)
Barrage de Merowe

Le barrage de Merowe est un barrage soudanais situé en amont de la quatrième cataracte du Nil à 350 km au nord de Khartoum et à moins de cinquante kilomètres du Gebel Barkal. Ce barrage hydroélectrique, en construction par la Chine, devrait avoir une puissance estimée à 1 250 MW.

Présentation[modifier | modifier le code]

Les partisans du barrage parlent de progrès : « Tout le pays sera raccordé et aura l'électricité. Les paysans irrigueront leurs champs plus facilement » assure le ministre soudanais de l'irrigation et des ressources en eau. Les opposants écologistes répliquent : « Le limon qui fertilise les rives du Nil sera retenu par le barrage. Les terres vont rapidement s'appauvrir ».

Comme sur le barrage d'Assouan (Égypte), une partie importante de l'eau du réservoir risque de s'évaporer. On craint également une recrudescence des maladies dues à l'eau stagnante, en particulier du paludisme. De plus, 50 000 personnes vivant sur la zone inondable[1] devront être relogées dans des cités, loin des rives du fleuve, dans le désert de Bayouda ; ces paysans déracinés se retrouveront sans terre cultivable.

Les scientifiques s'inquiètent également d'une montée des eaux des nappes phréatiques qui risquent altérer les monuments situés en aval de la 4e cataracte.

Les conséquences du barrage risquent d'être importantes au niveau archéologique pour la compréhension de l’histoire des peuples noirs et celle de l’Humanité. Des fouilles de sauvetage ont été lancées dès 2001 par les archéologues de la SFDAS[2], mais trop tard pour tout explorer. Sur plusieurs dizaines d'hectares, une centaine de tombes ont été recensées. Certaines contiennent encore des poteries ou des bijoux qui étaient enterrés avec les corps.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La mise en eau du barrage noiera plus de 170 km de terres le long du Nil, les terres du pays de Kouch.
  2. Section française de la direction des antiquités du Soudan.