Barbençon

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Barbençon
Le village et son église Saint-Lambert vus du sud
Le village et son église Saint-Lambert vus du sud
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Thuin
Commune Beaumont
Code postal 6500
Zone téléphonique 071
Démographie
Gentilé Barbençonnais(e)
Géographie
Coordonnées 50° 13′ nord, 4° 16′ est
Superficie 2 053 ha = 20,53 km2
Localisation

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Barbençon

Barbençon (en wallon et picard Barbinçon) est un des plus beaux villages de Wallonie. C'est un gros village du plateau du Condroz, situé à 3,5 kilomètres au sud-est de la ville de Beaumont, dans la province de Hainaut (Région wallonne de Belgique). Il est administrativement rattaché à Beaumont alors qu'il était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.

Le village fait partie de l'association qui regroupe les plus beaux villages de Wallonie[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention connue de Barbençon remonte à l'année 868 : le village relevait de l'abbaye de Lobbes.

Les ruines du château des Barbançon.

À partir du Moyen Âge, l'histoire du village est celle de la famille de Barbançon (voir ci-dessous). Il reste des vestiges du château seigneurial des Barbençon notamment le châtelet d'entrée (deux tours).

La Terre de Barbençon[2] est une seigneurie[3] et une des douze pairies du comté de Hainaut[2],[3]. Elle compte cinq villages[3], à savoir, outre Barbençon : Boussu-lez-Walcourt[4], Erpion[5], Renlies[6] et Vergnies. Elle appartient aux de Barbençon puis passe, au XVe siècle, aux de Ligne[3]. Le [2], elle est élevée au rang de principauté[3], en faveur de Robert de Ligne[2]. En , elle devient française en tant qu'enclave hennuyère de la prévôté de Maubeuge. Il devient alors une enclave française dans les Pays-Bas espagnols puis autrichiens, au même titre que Philippeville et Mariembourg.

On dit que Barbençon possédait une verrerie en 1559. Il y avait aussi une carrière de marbre noir qui ferma au XXe siècle.

En 1790, lors de la nouvelle division administrative de la France, Barbençon est versé dans le département du Nord et constitue un canton relevant du District d'Avesnes. A la création du département de Jemappes de 1795, elle est enclavée dans ce département car demeure nordiste. Le second Traité de Paris de 1815 la fait rejoindre le Royaume des Pays-Bas et la Province du Hainaut à dater du 01 janvier 1816.

Le couvent des Récollets[modifier | modifier le code]

Par lettres patentes du 29 avril 1615, Claude de Rhingrave, veuve de Robert de Ligne, prince de Barbençon, offre aux Frères mineurs — ou franciscains — de la Province de Flandre un terrain pour y établir un couvent. L’évêque de Liège donne son accord le 28 juillet et les archiducs Albert et Isabelle, le 13 octobre.

Un mois plus tard, une croix est plantée solennellement à l’emplacement du futur couvent, en présence de la princesse douairière, de son fils et de l’abbé d’Orval, Bernard de Montgaillard. Le 18 novembre, l’abbé d’Aulne, Henri Welpens, pose la 1re pierre des bâtiments. Le couvent est consacré en 1616 et l’église en 1623. En 1626, la peste emporte en quelques jours dix religieux. Peu après, le couvent passe à la stricte observance, les religieux seront appelés désormais récollets.

Les religieux sont chargés de prêcher dans 36 villages environnants — ou stations — répartis en trois groupes — ou termes : Lobbes, Thy-le-Château et Boussu-lez-Walcourt ainsi qu’à Beaumont et bien sûr, à Barbençon.

La Révolution arrive et les couvents sont dissous et leurs biens confisqués. Le 1er octobre 1791, le couvent est vendu — à l’exception du buffet d’orgue qui reste à la nation —au sieur Joseph Druez, de Barbençon, pour la somme de 20.000 livres. Cette maison aura eu une existence de 175 ans … [7]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Le Musée de (Cerfontaine) a publié deux cahiers sur le village :

  • André Lépine, Barbençon — La paroisse. Les Récollets, cahier n° 206, 1997, 58 pages
  • Éli Michel, Les mariages de 1776 à 1792 à Barbençon, cahier n° 257, 2003, 30 pages.

Maison seigneuriale des Barbançon[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, le premier seigneur connu portant le nom de Barbençon est Isaac, seigneur de Barbençon et de La Buissière. Il est pair du Hainaut (la terre de Barbençon est une des douze pairies) et il se marie à Mahaut de Rumigny, fille de Nicolas II de Rumigny et d'Adèle ou Alix de Hainaut. Ce mariage prouve l'importance de cette seigneurie. Ce qui explique les fonctions importantes des descendants auprès du comte de Hainaut. En 1093, les Barbençon possédaient les terres de Solre-sur-Sambre puis bâtirent le Château de Solre-sur-Sambre.

Le fils d'Isaac, Nicolas de Barbançon, sera conseiller de Baudouin V, son fils Gilles participera à la croisade aux côtés de Baudouin comte de Flandre et de Hainaut et plus tard empereur de Constantinople.

Robert de Barbençon seigneur de Maulde sera témoin pour Jean d'Avesnes, comte de Hainaut, à l'édit de Péronnes qui donnait le Hainaut aux Avesnes et la Flandre aux Dampierre.

Scission de la famille[modifier | modifier le code]

La famille de Barbençon se scinde en plusieurs rameaux. De la branche principale des seigneurs de Barbençon qui s'éteindra dans les Ligne-Arenberg, viendra la branche des Barbençon-Villers-Sire-Nicole qui s'éteindra dans les Enghien-Havré, les Barbençon-Jeumont qui prendront le nom et les armes de Werchin car ils héritent de la charge de sénéchal du comté par le mariage de Jean II avec Philipotte de Werchin, et les Barbençon-Donstiennes qui s'éteindront dans les Blois-Trélon et les Barbençon-Avelin.

Le vieux moulin et son tilleul remarquable

Les Barbançon-Jeumont[modifier | modifier le code]

La branche la plus célèbre fut sans conteste les Barbançon-Jeumont. Jean III de Barbançon-Jeumont né vers 1370 participe à la bataille d'Othée contre les milices liégeoises en guerre ouverte contre le prince-évêque Jean III de Bavière, frère du comte de Hainaut Guillaume IV. Suivant les ordre de Jean de Bavière, il fait jeter dans la Meuse tous les « haidroits » qu'il trouve en ville. Il les fait attacher par couple et les pousse du pont enjambant le fleuve. Il faut dire que le village de Barbençon avait été incendié et pillé par les milices venant de Thuin. Barbençon aura du mal de se redresser de cette agression. Il est capitaine de Courtrai, souverain bailli de Flandre, chambellan et conseiller des ducs de Bourgogne Jean sans Peur et Philippe le Bon, participe à la bataille de Roosebeke, il fait la campagne de Frise, la campagne de Prusse, il est capitaine de Bapaume et seigneur du Chasteler. Il est tué à la bataille d'Azincourt en 1415.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. www.beauxvillages.be
  2. a, b, c et d Beaumont.
  3. a, b, c, d et e Jespers 2005, p. 119.
  4. Jespers 2005, p. 158.
  5. Jespers 2005, p. 238.
  6. Jespers 2005, p. 506.
  7. André Lépine, Barbençon — La paroisse. Les Récollets, cahier du Msée de Cerfontaine n° 206, , p. 58.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]