Baraqueville

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Baraqueville
Étang de Carcenac-Peyralès
Étang de Carcenac-Peyralès
Blason de Baraqueville
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Villefranche-de-Rouergue
Canton Ceor-Ségala
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes Pays Ségali
(siège)
Maire
Mandat
Jacques Barbezange
2014-2020
Code postal 12160
Code commune 12056
Démographie
Gentilé Baraquevillois
Population
municipale
3 137 hab. (2014)
Densité 92 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 16′ 40″ nord, 2° 26′ 01″ est
Altitude Min. 470 m – Max. 813 m
Superficie 34,01 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Baraqueville, en occitan La Barraca (de Fraisse), est une commune française située dans le département de l'Aveyron, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Boussac Moyrazès Luc-la-Primaube Rose des vents
Gramond N Calmont
O    Baraqueville    E
S
Quins Camboulazet Manhac

Site[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le Ségala sur la route nationale 88 entre Rodez et Carmaux.

Lorsque la voie express Toulouse-Lyon sera réalisée (et même avant si possible) il sera très important de définir une image pour Baraqueville. En roulant à 110 km/h, il n’est pas question de lire des messages écrits en bordure de la 2 fois 2 voies. Par contre, il est nécessaire de présenter une image ou une icône donnant envie aux automobilistes d’entrer (peut-être de rester quelques jours) dans le bourg[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Baraqueville

De gueules à la bifurcation de routes au naturel figurée par un pairle d'argent abaissé en chef, accompagné en chef de deux annelets d'or entrelacés en fasce et en flancs de deux épis du même, de seigle à dextre et de blé à senestre.

Préambule[modifier | modifier le code]

Officiellement, Baraqueville est née le 1er janvier 1973, de la fusion entre les anciennes communes de Carcenac-Peyralès et de Vors. Le 4 août de la même année, on voit apparaître pour la première fois le nouveau canton de Baraqueville-Sauveterre. L'histoire du terroir de Baraqueville est relativement simple.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Avant 1810 : Rien, ou presque. De l'époque romaine, on retient la fontaine de Vors (709 m d'altitude) qui alimente Rodez en eau par un ingénieux système d'aqueduc de 30 km de longueur, souterrain d'abord, aérien ensuite. À vol d'oiseau, la distance n'est que de 12 km. En fait, l'aqueduc est très sinueux, compte tenu du relief. On retient aussi que la voie romaine empruntait déjà la crête dorsale du Ségala. Les chars et les cavaliers faisaient étape au Lac - La Mothe - et au Pont de Tanus.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Du milieu du XVIIIe siècle, on retient l'étape de Carcenac-Peyralès, située sur la route royale no 5 qui relie Toulouse à Lyon. En fait cette route était peu fréquentée et présentait probablement un intérêt stratégique. Carcenac-Peyralès se trouvait également sur la route royale no 3 qui reliait Montauban à Montpellier, via Millau.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

1810 : construction de la Baraque de Fraysse. Les routes no 3 et no 5 conçues par Lescalopier furent construites sans enthousiasme par les riverains, car elles étaient exigées sous forme de corvée. Les Ségalis furent lents au travail, car, légèrement xénophobes, ils n'éprouvaient pas le besoin de communiquer avec l'extérieur. Mais enfin, les routes royales furent construites. En fait, elles furent utilisées par les cavaliers (les motos de l'époque), les tilburies (les automobiles), les chars à bœufs (les camions) et les diligences (les cars). Au cours de leur trajet, ces gens avaient besoin de se reposer, de se restaurer, et de changer de monture. C'est pour répondre à ce besoin que le sieur Fraysse décida de construire sa « baraque » à l'emplacement de l'hôtel-restaurant Palous actuel. L'expansion de la Baraque de Fraysse fut très lente puisqu'en 1866, il n'y avait que 15 habitants (alors que Moyrazès en comptait 2 300).

1903 : construction du chemin de fer entre Carmaux et Rodez. La terre du Ségala est une terre acide. Il est donc nécessaire de lui apporter du calcaire, plus exactement : de la chaux. Avant le chemin de fer, la chaux était transportée sur les chars à bœufs. Dès que la liaison ferroviaire Carmaux-Rodez a été réalisée, la chaux pouvait arriver soit par Rodez soit par Carmaux (le Ségala est entouré de causses à l'est et à l'ouest). À partir de 1906, les foires deviennent mensuelles. Quelques artisans s'installent au bord de la route. L'administration des postes demande d'identifier le hameau. Le maire de Vors choisit « Baraqueville ».

Entre 1920 et 1931, Baraqueville flirte avec la prospérité, grâce à la pomme de terre. Qu'on en juge : de la gare de Baraqueville - Carcenac-Peyralès partent tous les jours de 30 à 40 wagons. Le krach boursier de 1929, à Wall Street, a des conséquences catastrophiques sur le monde entier en général, et sur le Ségala en particulier. La crise économique de 1931-1935 reste encore gravée dans la mémoire des anciens. C'est pourtant pendant cette période qu'est construit le silo en bordure de la route nationale 88.

1973 : création le la commune de Baraqueville.

Jacques Boubal (maire de Vors) et Joseph Lutran (maire de Carcenac-Peyralès) réunissent les deux communes et Jacques Boubal, devient le premier maire de la commune de Baraqueville. Quatre ans après, c’est Denys Jaudon qui prend la succession et en 2002, Jean-Louis Calviac est élu maire. La fusion des ex-communes de Vors et de Carcenac-Peyralès ne s'est pas faite sans difficultés. Des tensions, des craintes, des intérêts contradictoires se sont manifestés. Avec passion, avec opiniâtreté, avec fougue parfois, les maires successifs ont injecté un sang rouge vif au terroir. Le résultat est que depuis les années 1960, Baraqueville connaît une expansion considérable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1973 1977 Jacques Boubal    
1977 2001 Denys Jaudon PS Conseiller général
2001 mars 2008 Jean Louis Calviac UMP Conseiller général
mars 2008 mars 2011 Jean Albinet    
mars 2011 mars 2014 Marie-José Marty    
mars 2014 en cours Jacques Barbezange UDI Fonctionnaire
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 137 habitants, en augmentation de 3,84 % par rapport à 2009 (Aveyron : 0,57 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1831 1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866
142 493 537 598 602 681 635 626 659
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
654 696 698 794 708 857 795 873 907
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
866 900 898 940 973 950 1 006 1 102 1 814
1982 1990 1999 2006 2011 2014 - - -
2 119 2 458 2 569 2 838 3 061 3 137 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Marché aux puces (le 2e dimanche de chaque mois).

Sports[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Bruno Granier, Professeur des Universités, spécialiste de la sédimentologie des carbonates et de micropaléontologie, il a découvert plusieurs taxons nouveaux d'algues fossiles (par ailleurs des confrêres lui ont dédié des noms de genre et d'espèces). En 2002, il fonde une revue scientifique électronique[6], une publication en Accès Libre dont les thématiques principales sont la sédimentologie, la stratigraphie et la paléontologie.
  • Raymond Lacombe (1929-2002), maire de Camboulazet, syndicaliste paysan français, éleveur sur une exploitation laitière de 35 hectares à Baraqueville.

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Document utilisé pour la rédaction de l’article : Henri Enjalbert, Ainsi naquit Baraqueville, Baraqueville, La Commune, , 77 p., ill. ; 24 cm (notice BnF no FRBNF34641401)
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article : Henri Enjalbert (Directeur de publication), Roger Béteille, Jacques Bousquet, Gérard Cholvy, Jean Delmas, Michel Labrousse, Nicole Lemaitre et Pierre Loubière, Histoire du Rouergue, Toulouse, Privat, coll. « Univers de la France et des pays francophones » (no 44), , 508 p., ill. ; 24 cm (ISBN 2-7089-1689-0, notice BnF no FRBNF34727041)
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article : Daniel Crozes, Sur les chemins du Ségala, Fédération interdépartementale des Sentiers de Pays,
  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Denys Jaudon), La Barraca Sauvatèrra : Bossac, Cambolaset, Castanet, Colombièrs, Gramont, Manhac, Moirasés, Pradinàs / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de La Barraca-Sauvatèrra, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 271 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-36-X, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36988794)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Article paru en 2003 dans le bulletin de liaison de « En Avant Baraqueville » (association des commerçants, artisans et professions libérales) Auteur : André Sauzedde
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. Carnets de Géologie - Notebooks on Geology