Baptistère Saint-Jean de Poitiers

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Baptistère Saint-Jean
311 Poitiers baptisterio.JPG

Façade

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Le baptistère Saint-Jean est un monument chrétien situé à Poitiers. Il est réputé être le plus ancien monument chrétien d'Occident[1].

Histoire et description[modifier | modifier le code]

À l'origine le baptistère est une maison romaine, sa partie centrale n'étant aménagée qu'autour des années 360, dans le futur quartier épiscopal de la ville de Poitiers, à proximité de la résidence de saint Hilaire et de la future cathédrale.

De nombreux travaux le transforment au cours des âges : une cuve baptismale lui est ajoutée au IVe siècle, car à cette époque le baptême se fait par immersion totale. Cette cuve est bouchée au VIIIe siècle au plus tard.

Un transept aux bras carrés, avec une abside de plan polygonal à l'intérieur conçue comme une petite pièce à part dotée d'une fenêtre, sot ajoutés aux VIe et VIIe siècles. Ce sont des rares témoins de l'architecture mérovingienne. Aux bras du transept sont ensuite ajoutées deux petites absides semi-circulaires.

Le baptistère possède des fresques murales des XIIe et XIIIe siècles et une importante collection de couvercles de sarcophages mérovingiens.

L'édifice est désaffecté en 1791. Il est vendu comme bien national à un particulier qui l'utilisa comme hangar. Des travaux de voirie prévoyant de le détruire en 1832, il est sauvé par une souscription publique amorcée par les membres de la Société française pour la conservation des monuments nationaux fondée par Arcisse de Caumont, ce qui aboutit à l'achat du monument par l'État en 1834[2]. Il bénéficie d'une restauration au milieu du XXe siècle.

Au cours du XXe siècle, des fouilles permettent de retrouver la cuve baptismale et, surtout, de préciser la datation. Celle-ci exclut totalement la dénomination de temple Saint-Jean qui lui fut donnée un temps (Mérimée, sur les conseils d'un érudit local, Mangon de la Lande, affirme en 1834 qu'il s'agit d'un tombeau romain, datant de la fin du IIIe siècle ou du début du IIIe siècle[3]), sous prétexte que le bâtiment aurait d'abord servi de temple païen, comme de nombreuses églises. Il s'agit bien d'un bâtiment construit dans le but d'administrer le baptême aux convertis, sacrement qui se donnait auparavant dans le Clain, éloigné d'une centaine de mètres[4].

Il abrite actuellement un petit musée glyptique[réf. souhaitée].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dominique Auzias, Jean-Paul Labourdette, Poitiers 2011, Petit Futé, , p. 91
  2. Yves Reboul, Antonia Fonyi, Mérimée, Presses Universitaires du Mirail, , p. 148.
  3. Arlette Auduc, Quand les monuments construisaient la Nation, Comité d'Histoire du Ministère de la Culture, , p. 115.
  4. Abbé Auber, Histoire de la Cathédrale de Poitiers, Derache, , p. 11.
  5. Triplet constitué d'un arc en plein cintre et de deux arcs en mitre, entre les oculi et le fronton.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Eygun, Le baptistère Saint-Jean de Poitiers, p. 137-171, Gallia, 1964, no 22-1 (lire en ligne)
  • B. Boissavit-Camus, Le baptistère Saint-Jean de Poitiers, Brépols, , 520 p. (ISBN 978-2-503-54831-9)
  • Camille de la Croix, « Étude sommaire du baptistère Saint-Jean de Poitiers », Bulletins et Mémoires de la société des antiquaires de l'Ouest, vol. 27, no 2,‎ , p. 285 (lire en ligne)

Article connexe[modifier | modifier le code]