Banque mobile

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Les banques mobiles jouent un rôle important en Afrique.

La banque mobile[1], Fintech, Néo-banque ou parfois banque sans fil[2] (en anglais : mobile banking) correspond aux services financiers (consultation des soldes, transfert, virement)[3]) accessibles depuis un téléphone portable ou un autre appareil portable connecté à la toile.

Pionniers de la Fintech européenne[modifier | modifier le code]

Avec le développement des banques en ligne, des nouvelles banques dites « néo-banques[4] », « banques mobiles » ou encore « Fintech » émergent[5]. Les néo-banques ne sont généralement accessibles que depuis une application via son téléphone. Anytime néo-banque centré sur les professionnels a listé les principales différences entre banques et néo-banques[6]. Ce sont donc des banques sans guichet pour la plupart, exception faite des filiales des grands groupes bancaires ou autre acteur économique. L'accent est mis sur la relation directe entre le client et la banque : création compte en quelques minutes, facilité de gestion et consultation de son compte à n'importe quel moment et de n'importe où, le tout en temps réel depuis son smartphone. En plus de la quasi gratuité des services et cartes bancaires. Cependant, les banques mobiles sont le plus souvent des établissements de paiement, sans licence bancaire. Cette limite ne leur permet pas de proposer du crédit par exemple[5].

En Europe, le Royaume-Uni est le pionnier des néo-banques : Atom Bank, Monzo ou encore Revolut[7] entre autres ont déjà séduit des milliers clients. En Allemagne, N26[8] se développe rapidement, aujourd'hui, elle est disponible dans plusieurs pays européens. Le finlandais Ferratum est spécialisé dans les micro-crédits en plus de la banque mobile.

En France, historiquement, Morning est l'une des premières banques mobiles françaises, aujourd'hui filiale du groupe E.Leclerc (Banque Edel)[9]. En juin 2017, la banque mobile Soon est intégré dans les services de sa maison mère Axa [10].

En novembre 2017, après plusieurs reports, Orange Bank est le premier grand acteur à lancer son service, profitant de son réseau de boutiques. EKO du Crédit Agricole[11] est également lancé dans la foulé.

D'autres néo-banques se basent sur des réseaux de distribution déjà existant, le produit est alors vendu dans un coffret en libre service. Le Compte Nickel en France, s'appuie sur le réseau de buralistes, C-zam du groupe Carrefour, s'appuie naturellement sur son réseau de magasin.

Les banques mobiles se développent aussi des services pour les professionnels comme Anytime[12], Ditto, Ibanfirst, Monaize ou Qonto.

Liste non-exhaustive des principales banques mobiles[modifier | modifier le code]

Les néo-banques ou banques mobiles (utilisables essentiellement depuis une application mobile sur un smartphone compatible) :

Marchés émergents[modifier | modifier le code]

Les banques mobiles sont utilisées dans de nombreuses régions démunies d'infrastructures, surtout les régions éloignées ou rurales. Elles sont populaires dans les pays dont la plupart de la population manque de compte bancaire et où les banques physiques ne se trouvent que dans les grandes villes. Les banques mobiles ont connu un essor en Afrique où elles ont apporté un grand changement socioéconomique à des millions des gens. Auparavant à l'écart des services bancaires, ils ont pu envoyer et recevoir de l'argent. Entre 2010 et 2011, le nombre d'utilisateurs de banques mobiles est en hausse de 200 % au Kenya[15].

Dans un pays européen tel que la France, l'essor de la banque mobile est freinée par la structure démographique et la population vieillissante. 65 % de l'épargne est détenue par les plus de 60 ans, qui privilégient encore les services bancaires classiques et les services en lignes consultées à l'écran d'un micro-ordinateur. Par contre, les 25-50 ans peuvent être davantage intéressés par des services de banque mobile. Les moins de 25 ans peuvent être tentés, pour leur part, compte tenu de leurs habitudes, de passer par les réseaux sociaux Facebook, Amazon ou Apple pour gérer leurs comptes et leur épargne[16].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « banque mobile », Grand Dictionnaire terminologique, Office québécois de la langue française (consulté le 24 juin 2018).
  2. « banque sans fil », Grand Dictionnaire terminologique, Office québécois de la langue française (consulté le 24 juin 2018).
  3. « Le développement du mobile banking dans l’UEMOA », sur banque-france.fr
  4. Les néo-banques pullulent mais se cherchent encore, Aude Fredouelle, journaldunet.com, 17 octobre 2016
  5. a et b Orange Bank débarque après une multitude de "néobanques", Delphine Cuny, latribune.fr, 31 octobre 2017
  6. « #Infographie : Comment reconnaître une néobanque d'une banque en ligne ? - Maddyness », sur www.maddyness.com (consulté le 2 février 2018)
  7. Banque digitale : quasi-gratuite, Revolut voit grand, Boris Cassel, leparisien.fr, 7 octobre 2017
  8. N26, le pionnier de la banque mobile, Pauline Houede, lesechos.fr, 3 novembre 2017
  9. Pourquoi la banque de E.Leclerc rachète la fintech Morning, Ninon Renaud, lesechos.fr, 30 mars 2017
  10. Banque digitale : Soon fait place nette à AXA Banque, Philippe Guerrier, .itespresso.fr, 21 juin 2017
  11. Pour contrer Compte Nickel et Orange Bank, Crédit Agricole lance Eko à 2 euros, Delphine Cuny, latribune.fr, 8 novembre 2017
  12. « Anytime se rêve en supermarché de services bancaires », Les Echos,‎ (lire en ligne)
  13. Pourquoi BPCE ne lancera pas une vraie banque mobile en France, Delphine Cuny, latribune.fr, 31 janvier 2018
  14. Orange Bank et les (nombreuses) autres banques mobiles en un tableau, Juliette Raynal, usine-digitale.fr, 2 novembre 2017
  15. (en) « Mobile Banking surges as Emerging Markets embrace mobile finance », Cellular News,‎ (lire en ligne)
  16. Marc Fiorentino et Bruna Basini, « Marc Fiorentino : « La banque du futur se fera avec les Gafa et les télécoms » », Le Journal du dimanche,‎ (lire en ligne)