Banque sans fil

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Les banques sans fil jouent un rôle important en Afrique.

La banque sans fil ou banque mobile correspond aux services financiers (consultation des soldes, transfert des sommes, paiement de factures[1]) accessibles par un téléphone portable ou un autre appareil portable connecté à la toile. La complexité de ces services varie entre de simples textos jusqu'aux applications en ligne.

Les banques sans fil sont utilisées dans de nombreuses régions démunies d'infrastructures, surtout les régions éloignées ou rurales. Elles sont populaires dans les pays dont la plupart de la population manque de compte bancaire et où les banques physiques ne se trouvent que dans les grandes villes. Les banques sans fil ont connu un essor en Afrique où elles ont apporté un grand changement socioéconomique à des millions des gens. Auparavant à l'écart des services bancaires, ils ont pu envoyer et recevoir de l'argent. Entre 2010 et 2011, le nombre d'utilisateurs de banques sans fil est en hausse de 200 % au Kenya[2].

Dans un pays européen tel que la France, l'essor de la banque mobile est freinée par la structure démographique et la population vieillissante. 65% de l'épargne est détenue par les plus de 60 ans, qui privilégient encore les services bancaires classiques et les services en lignes consultées à l'écran d'un micro-ordinateur. Par contre, les 25-50 ans peuvent être davantage intéressés par des services de banque mobile. Les moins de 25 ans peuvent être tentés, pour leur part, compte tenu de leurs habitudes, de passer par les réseaux sociaux Facebook, Amazon ou Apple pour gérer leurs comptes et leur épargne[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le développement du mobile banking dans l’UEMOA », sur banque-france.fr
  2. (en) « Mobile Banking surges as Emerging Markets embrace mobile finance », Cellular News,‎ (lire en ligne)
  3. Marc Fiorentino et Bruna Basini, « Marc Fiorentino : "La banque du futur se fera avec les Gafa et les télécoms" », Le Journal du dimanche,‎ (lire en ligne)