Banga (maison)

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Un banga à M'tsamoudou (commune de Bandrélé).

Un banga est une petite maison aux murs peints et aux inscriptions colorées à l'orée des villages mahorais.

Rite de passage[modifier | modifier le code]

Les cases en tôle des bidonvilles modernes sont improprement appelées « bangas ».

Construire un banga est un rite de passage[1]. À la puberté, les garçons quittent leurs parents et se bâtissent une case en terre (sur une structure en bois et sous un toit de chaume de cocotier[2]) avec des matériaux fournis par la famille ou trouvés par soi-même. Après avoir été maçon, le jeune se fait peintre pour orner sa nouvelle case. Il cherche à surprendre et attirer une âme sœur dans une cabane enchantée.

Cette tradition est aujourd'hui presque entièrement disparue à Mayotte, même si quelques passionnés comme l’entrepreneur Fayadhu Halidi tentent d'en faire perdurer la mémoire et le savoir-faire[2].

Cependant, le terme de banga est aussi utilisé de nos jours pour désigner les cabanes en tôle de récupération que l'on trouve en abondance dans les bidonvilles de Mayotte[1].



Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Josy Cassagnaud, « Le banga : Expression d'un rite de passage », Études Océan indien, nos 33-34 « Regards sur Mayotte »,‎ , p. 197-213 (ISBN 2-85831-135-8, résumé)
  • Claude Chanudet, « Le banga : Forme emblématique de la culture mahoraise », Études Océan indien, nos 33-34 « Regards sur Mayotte »,‎ , p. 213-220 (ISBN 2-85831-135-8, résumé)
  • Guy Fontaine, Mayotte, Karthala, coll. « Méridiens », (ISBN 2-86537-607-9, lire en ligne), p. 69
  • Régis Airault, « Survenir adolescent dans l'entre-deux culturel : L'exemple des bangas de Mayotte », Enfances & Psy, no 35 « L'enfant et l'animal »,‎ 2e semestre 2007, p. 147–156 (ISBN 978-2-7492-0733-9, DOI 10.3917/ep.035.0147)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Airault 2007.
  2. a et b Cyril Castelliti, « Les derniers bangas traditionnels font leurs adieux », sur Mayotte Hebdo, .