Banfora

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Banfora est une ville du sud-ouest du Burkina Faso créée en 1903. Elle est la capitale de la région des Cascades et de la province de la Comoé (Pays du Paysan Noir) et chef-lieu du département du même nom. Ville-carrefour, elle s'est développée grâce à l'industrie de la canne à sucre.

Banfora et sa région sont des destinations touristiques appréciées : visites et baignades dans les eaux des cascades de Karfiguela, promenade en pirogue sur le lac de Tengrela (le lac aux hippopotames), balades dans les canyons et dômes de Fabédougou, escalades des pics de Sindou. La commune urbaine de Banfora jouit d’une position géostratégique qui devrait lui donner un rayonnement économique sous régional fort appréciable. Judicieusement située au cœur de l’axe  transfrontalier SKBO (Sikasso- Korhogo - Bobo- Dioulasso), elle est à la fois une  ville carrefour, industrielle et commerciale contribuant à faciliter l’offre de biens et services à nombre de localités de la sous-région, à transformer et écouler les importantes productions agro-sylvo-pastorales de la Région des Cascades dont la richesse naturelle favorise l’implantation des unités industrielles et attire nombre de demandeurs d’emploi.

Certaines pesanteurs socio culturelles (la place faite aux femmes dans la société, l’accès à la terre…) l’analphabétisme des acteurs, l’insuffisante organisation des acteurs en dépit de la formidable dynamique associative, la faiblesse des équipements et des infrastructures, l’insuffisance du réseau routier et le piteux état de l’existant constituent les obstacles majeurs entravant son essor économique.

Banfora
Rue de Banfora
Rue de Banfora
Administration
Pays Drapeau du Burkina Faso Burkina Faso
Région Cascades
Province Comoé
Département Banfora
Démographie
Population 109 824 hab. (2006)
Densité 118 hab./km2
Géographie
Coordonnées 10° 36′ nord, 4° 45′ ouest
Superficie 93 400 ha = 934 km2
Divers
Indicatif téléphonique (+226) 20 91 00 09
Langues du Burkina Faso français, Dioula,Gouin, Sénoufo, Turka, Karaboro
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Burkina Faso

Voir la carte administrative du Burkina Faso
City locator 14.svg
Banfora

Géolocalisation sur la carte : Burkina Faso

Voir la carte topographique du Burkina Faso
City locator 14.svg
Banfora

Situation géographique[modifier | modifier le code]

La commune de Banfora se trouve au sud-ouest du Burkina Faso sur la route Nationale N7 à 85 km de Bobo-Dioulasso et à environ 450 km de Ouagadougou. Elle est également desservie par la ligne de chemin de fer qui relie Abidjan (Côte d'Ivoire) à Ouagadougou (capitale du Burkina Faso).Banfora est située à une cinquantaine de kilomètres de la frontière ivoirienne, c'est la dernière étape pour les voyageurs avant de gagner la Côte d'Ivoire. Elle est également proche de la frontière avec le Mali. De par sa situation géographique, Banfora est une ville carrefour à l’intersection des routes menant à Sikasso (Mali), à Korhogo (Côte d’Ivoire) et Bobo-Dioulasso(Burkina). La commune urbaine de Banfora est située à l’extrême sud-ouest du Burkina Faso et est comprise entre 9°25 et 10°37 latitudes nord et 3°50 et 4°56 longitude Ouest. Elle est située à une altitude de 270 m et est accessible par la Route Nationale 7 et la voie ferrée Abidjan-Niger. Elle est située à 450 km de Ouagadougou, la capitale, et à 85 km de Bobo-Dioulasso, la capitale économique.
La commune s’étend sur une superficie d’environ 935 km

En  décembre 1999,  la législation a encore changé la physionomie de l’espace communal. La loi 030/99 du 15 décembre 1999, portant fixation des limites territoriales des communes urbaines au Burkina Faso, a ainsi défini les limites du territoire communal de Banfora: de l’intersection des routes de Banfora-Sindou, Banfora Bobo-Dioulasso et Banfora-Niangoloko, retenue comme point central, la commune est délimitée :

- au Nord : sur la route des Cascades au km 6, puis au km 15 sur l’ancienne route allant au  complexe sucrier en passant par Nafona II ;

- au Sud : au km 5 sur la route Banfora – Mangodara ; au km 5 sur la route Banfora - Niangoloko (route nationale n°7) ;

- à l’Est : au km 17,5 sur la route Banfora Bobo –Dioulasso (route nationale n° 7), au km 6 sur la route Banfora – Sidéradougou (route nationale n° 11)

- à l’Ouest : au km 3,5  sur la route Banfora- Sindou (route régionale n° 28). Ce qui correspond aujourd'hui à la partie urbaine de la commune. Conformément à l’article 21 de la loi n°055-2004/AN portant Code Général des Collectivités Territoriales,  a étendu les ressorts territoriaux des communes urbaines à ceux des départements dans lesquels elles sont situées. Ce nouveau découpage du territoire communal a augmenté le capital spatial urbain en intégrant  un vaste arrière-pays rural six(6) fois supérieur à celui de la zone urbaine définie par la loi 030/99, ce qui a porté la superficie de la commune de Banfora à 935 km2 (cf. PPDT du PPDEL). Divisée en quinze (15) secteurs et vingt deux (22) villages (1 / Bodadiougou 2/ Bombora 3/ Diarabakoko 4/ Dionouna 5/ Diongolo 6/ Karfiguéla 7/ Kitobama 8/ Korogora 9/ Lémouroudougou 10/ Marébama 11/ Nékanklou 12/ Niankar13/ Niarebama 4/ Siniéna15/ Sitiéna16/ Tangora 17/ Tengrela 18/ Tiempagora19/ Tiékouna 20/ Tionouna 21/ Toumousséni 22/ Tiontionmana.

 Le paysage communal se présente désormais sous la forme d’une zone urbaine dessinée par les opérations de lotissement et d’une zone rurale, composée des secteurs 9, 10,11, 12, 13 et 14 et des 22 villages rattachés), tout indiquée pour la pratique d’activités agricoles urbaines et périurbaines). 

Les limites de la zone urbanisée de la commune ont successivement  évolué comme  présenté dans le tableau ci-dessous.

ANNEE DES

LOTISSEMENTS

parcelles

Implantées

 cumul

des parcelles implantées

Superficies

Implantées

(Km2)

Superficies

Cumulées

(Km2)

1952 901 901 1,230 1,230
1953 285 1186 1,090 2,320
1967 406 1592 0,474 2,794
1976 1641 3233 1,979 4,773
1982 749 3982 0,642 5,415
1987 51 4033 0,803 6,218
1988 1597 5630 1,313 7,531
1997 1493 7123 1,247 8,778
1999 3680 10803 3,381 12,159
2003 1389 12192 1,059 13,218

Source : Etude Ecoloc, 2005

Banfora est une ville cosmopolite et active, où vivent toutes les ethnies du pays avec cependant une majorité de Karaboro, Gouin, Turka et Sénoufo, en grande partie agriculteurs.

Histoire[modifier | modifier le code]

Selon la tradition, le nom de Banfora viendrait de Gouafo, le fondateur. Ce mot signifie aussi : « la clairière. »
Les premiers occupants furent les Karaboro puis les Gouins et les Turkas. Tous sont venues du sud du pays.
Important carrefour, la région a connu de nombreuses invasions jusqu’à la colonisation française ce qui en fait une commune cosmopolite.

  • 1903 : création du poste militaire de Banfora
  • 1904 : création du poste administratif de Banfora
  • 1905 : création de la route Banfora – Bobo
  • 1931 : arrivée de la voie ferrée Abidjan – Niger et opérationnelle en 1933
  • 1944 : le dimanche fut consacré, jour du marché de Banfora
  • 1951 : décret du 4 mai portant création du cercle de Banfora
  • 1959 : arrêté n° 264 du 24 mai portant création de la commune de Banfora.
  • 1960 : décret n° 60-249 du 19 juin 1960 portant érection en commune de plein exercice. Le premier maire fut Bégnon Kone.

Administration[modifier | modifier le code]

La Mairie de Banfora, au regard de son organigramme, comprend plusieurs services repartis entre dix (10) directions sous la coordination du Secrétaire Général (SG). L'actuel SG, s'appelle TOU Sagnaba Abdramane, Administrateur Civil. Ces directions sont :

No DIRECTIONS RESPONSABLES
01 CABINET SOULAMA BAMASSE
02 DIRECTION DES SERVICES TECHNIQUES MUNICIPAUX TRAORE KARIM
03 DIRECTION DE LA QUESTURE BADO BAZONA B. AIME
04 DIRECTION DE LA POLICE MUNICIPALE SANKARA ASSIMI
05 DIRECTION DES AFFAIRES FINANCIERES ET DU BUDGET SOULAMA DRISSA
06 DIRECTION DES AFFAIRES ADMINISTRATIVES SOULAMA BADAYE
07 DIRECTION DES MATIERES TRANSFEREES BARRO SEYDOU
08 PERSONNE RESPONSABLE DES MARCHES BARRO ABDOULAYE
09 DIRECTEUR DE LA REGIE AUTONOME DES INFRASTRUCTURES MARCHANDES YAO  AMIDOU
10 DIRECTEUR DU DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE LOCAL

Le conseil municipal dissous à la faveur de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, vient d'être élu le 22 mai 2016. Ce sont quatre vingt (80) conseillers qui le composeront. En attendant que le conseil soit convoqué pour mettre en place ses instances, la commune de Banfora est dirigée par une délégation spéciale communale présidée par Madame ADENYO/SERME Bernadette, Administrateur Civil.

Économie[modifier | modifier le code]

En plus des activités commerciales exercées essentiellement dans les anciens et nouveaux marchés, Banfora abrite également des unités industrielles telles que :

  • La Nouvelle Société Sucrière de la Comoé (SN SO.SU.CO)appartenant au Groupe IPS, Prince Agha KAN.
  • Les Grands Moulins du Burkina (G.M.B, à l'arrêt depuis 2011); Reprise d'activité après modernisation prévue en 2016
  • La Société de Production d’Alcool (SOPAL);Production d'alcool industriel et pharmaceutique. Société liée à la sn SOSUCO
  • La Société de Fibres et Textiles ( deux Usines d’égrainage de coton de la SOFITEX) ;
  • Deux scieries (Faso Yiri et Scierie Coulibaly) ;
  • Deux hôtels de classe internationale: Hôtels*** Canne à Sucre - 20 chambres climatisées, piscine et jardin privé et hôtel*** Jackson.
  • La société Bomba Techno. Production de bandji, jus de lianes... ;
  • La société Sotria B de transformation industrielle de l'anacarde.2016: A l'arrêt.
  • la ferme KOUNA moderne qui fait la fierté de la région des cascades avec plus de 50 000 pondeuses y compris des poussins d'un jour ,des coq reproducteurs,des aliments volailles....
  • sans oublier les unités de séchages de mangues , des unités de production d'eau minérale telles que fara dji, kouroudji, awa dji.
  • Ainsi nous pouvons dire sans crainte que Banfora occupe toujours son rang de 3eme ville industrielle et économique malgré toutes ses difficultés Banfora se développe lentement mais surement de façon structurelle pour ce qui est de la 3eme grande ville du Burkina la question reste à examiner

Équipements[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

La ville bénéficie des prestations du centre hospitalier régional (CHR), de la protection Maternelle Infantile, de dispensaires de secteurs et d’un bloc opératoire. On y trouve quatre pharmacies (Nadon, Comoé, Charclam et Ste Martha Touba)

La médecine traditionnelle y est très développée avec un centre de tradi- thérapie de renommée internationale – Le Dr Dakyo- innove en la matière en produisant et en commercialisant au Burkina et hors de ses frontières de nombreux médicaments à base de plantes locales.Avec un detachement du CNRFP installé au sein du CHR une école privée de santé

Éducation

La commune de Banfora compte 19 écoles primaires, deux Lycées. Municipaux et Provincial et un collège d’enseignement technique (CET), dix lycées privés et l'établissement scolaire Louis Querbes une école de formation des enseignants privée et deux écoles de formation supérieure[Quoi ?]

Culture et sport[modifier | modifier le code]

Il existe une Maison des Jeunes et de la Culture qui abrite en son sein la bibliothèque communale. La commune dispose d’un orchestre moderne pour la jeunesse.

Au niveau du Sport, un stade municipal est en reconstruction..depuis 5 ans, en vue de promouvoir le sport dans la commune.

Depuis 2004, se tient en janvier, le festival des arts, rites et musiques du paysan noir (FESTRIM).

Le réalisateur Idrissa Ouedraogo est natif de Banfora.

Loisirs[modifier | modifier le code]

Outre, les deux salles de cinéma (Nérigaba et Paysan Noir), Banfora et sa région offrent des curiosités touristiques (payantes, hélas), par exemple les pics de Sindou, la cascade de Karfiguéla, les dômes de Fabédougou, le lac de Tengrela et ses fameux hippopotames.

Sécurité[modifier | modifier le code]

La ville contient à la fois des effectifs de police (commissariat central) et de gendarmerie (compagnie de gendarmerie, brigade territoriale, brigade de recherches, brigade de prévention routière), et une compagnie de sapeurs pompiers.

Religion[modifier | modifier le code]

La ville accueille :

Transport[modifier | modifier le code]

Banfora possède un petit aérodrome. Longueur utile de la piste 1275 mètres (code AITA : BNR)une nouvelle auto-gare non encore inaugurée

Train[modifier | modifier le code]

La gare de Banfora située sur la ligne d'Abidjan à Ouagadougou est desservie par des trains Sitarail.


Origine Arrêt précédent Train Consultez la documentation du modèle Arrêt suivant Destination
Abidjan Ouangolodougou [Non précisé] Bobo-Dioulasso Ouagadougou

Villes jumelées[modifier | modifier le code]

COOPÉRATION Nord - Sud[modifier | modifier le code]

  • - Jumelage avec Chauvigny (Vienne - France) 1974,
  • -Jumelage avec Bonnes (Vienne - France) 1994
  • - Jumelage avec Mauprévoir (Vienne - France) 2000
  • - Jumelage en cour avec la Communauté de Communes de la  Saintonge (Charente - Maritime - France)  2008;
  • - Jumelage-coopération avec la ville de Pessac en 2010;
  • - Jumelage avec Trino (Piemont - Italie) 1998
  • - Partenariat avec la ville de Geiseiheim (Allemagne),
  • - Partenariat avec la ville de Konan (Japon),
  • - Partenariat avec la ville de Rennes à travers l’APAB ( Rennes, France)  2008
  • - Partenariat avec l’Association les Amis de la Comoé (Argenteuil, France) 2008
  • -Partenariat avec la ville de Beloeil (Canada) dans le cadre du PMDE 2011

COOPÉRATION Sud - Sud[modifier | modifier le code]

  • Sikasso (Mali) 2002,
  • Ouahigouya, (BURKINA) 1996
  • Pouytenga (BURKINA) 1996
  • Saaba (BURKINA) en 2010;
  • Kaolack (SENEGAL) en 2010
  • Sèmè podji (BENIN) en 2010

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Delanne, Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Banfora : guide des hôtels restaurants, des grandes entreprises, des arts et de la culture, Sépia, Saint-Maur-des-Fossés ; Fondation Atef Omaïs, Abidjan, 2013, 351 p. (ISBN 978-2-84280-222-6)
  • Catherine Goislard, Urbanisation et nouvelles régulations juridiques, l'exemple de Banfora : Burkina Faso, Université Panthéon-Sorbonne, Paris, 1993, 516 p. (thèse de droit)
  • Jean-Claude Klotchkoff, « Banfora », in Le Burkina Faso aujourd'hui, Éditions du Jaguar, Paris, 2011, p. 106-107 (ISBN 9782869504523)
  • Jean Bernard Ouedraogo, La chaîne ouvrière : les champs, l'usine, la ville à Banfora, Université de Nantes, 1987, 502 p. (thèse de sociologie)
  • Jean-Louis Vassallucci, Gbafo Kù : peuplement du site de Banfora (Burkina Faso), Université d'Aix-Marseille 1, 1988, 361 p. (thèse de population-environnement)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

le portrait socio-économique de la commune de Banfora- Mme SOME/HEMA Diéma Régina Olivia et M. SOMBIE Idrissa (consultants) financé par le PROGRAMME DES PARTENAIRES MUNICIPAUX POUR LE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE (PMDE) Septembre 2011