Bandage (roue)

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Le bandage, ou bande de roulement, est une couche métallique d'usure, fixée autour de la jante d'une roue. C'est donc elle qui supporte l'usure due au contact avec la voie, et non la jante.

Sont notamment équipées de bandages les roues de nombreux anciens véhicules hippomobiles et de certaines locomotives.

Ferroviaire[modifier | modifier le code]

Roue de Pacific, le bandage en blanc est visible autour de la jante.

Le bandage est fabriqué à un diamètre intérieur légèrement inférieur au diamètre extérieur de la jante. Il est monté après chauffage, la dilatation du bandage permettant son montage, le refroidissement assure ensuite un assemblage indémontable[1].

Un bandage porte sur son côté intérieur un rebord ou boudin, qui par appui sur le bord intérieur du rail permet de guider le véhicule.

Cette pièce peut casser, à cause de l'usure, de chocs thermiques ou d'un défaut de fabrication, provoquant alors des dégâts plus ou moins importants (allant jusqu'au déraillement du train en pleine vitesse comme dans l'accident d'Eschede). Ce bris est appelé rupture de bandage. Au début du XXe siècle, pour éviter la perte des morceaux d'acier après rupture, les bandages sont parfois rivetés ou agrafés[1].

Une particularité de cette pièce est qu'elle peut être ré-usinée. Lors d'un freinage d'urgence le bandage en contact avec le rail s'aplatit. On dit qu'il a un plat, donc la roue ne tourne plus rond. À l'aide d'un tour, il est possible de refaire le profil du bandage en lui enlevant de la matière. Lorsque le bandage arrive à une certaine côte minimale il est obligatoirement changé.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Questionnaire sur la construction et la conduite de locomotives à vapeur, 1916, Compagnie des chemins de fer du midi

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]