Banc de sable de la Frégate française

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French Frigate Shoals
Kānemilohaʻi 
Vue de l'aéroport militaire en 1961.
Vue de l'aéroport militaire en 1961.
Géographie
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Archipel Hawaï
Localisation Océan Pacifique
Coordonnées 23° 44′ N, 166° 08′ O
Superficie 0,94 km2
Point culminant m
Géologie Atoll
Administration
État Hawaï
Autres informations
Découverte env. 500
Fuseau horaire UTC-10
Géolocalisation sur la carte : Hawaï
(Voir situation sur carte : Hawaï)
French Frigate Shoals
French Frigate Shoals
Îles aux États-Unis

Le banc de sable de la Frégate française (anglais : French Frigate Shoals, Hawaïen : Kānemilohaʻi) est un banc de sable qui s'appuie sur un ancien atoll des îles hawaïennes du Nord-Ouest. Il fait partie du monument national marin de Papahānaumokuākea.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premiers visiteurs humains proviennent des plus grandes îles hawaïennes entre 1100 à 1300.

La Pérouse a nommé ces bancs « Basse des frégates françaises »[1]. Une basse est un banc de roche ou de corail s'approchant très près de la surface de la mer, mais ne découvrant jamais.

Son nom commémore l'explorateur français Jean-François de La Pérouse, dans la nuit du 6 novembre 1786, qui a failli perdre deux frégates en tentant de naviguer dans ces hauts-fonds, alors qu'il naviguait depuis Monterey en route vers Macao.

Le Pinacle La Pérouse (37 mètres de haut) est le seul vestige de pierre volcanique.

George Pollard y fit naufrage en 1823 avec son navire Two Brothers, dont l'épave a été identifiée.

À la fin du XIXe siècle, des entreprises américaines et européennes se sont intéressées à la possibilité d'exploiter le guano dans les îles hawaïennes. Le lieutenant de vaisseau John Mercer Brooke, arrive sur l'atoll avec la goélette américaine Fenimore Cooper, a officiellement pris possession de l'île pour les États-Unis le 14 janvier 1859. En 1894, une compagnie loue pour 25 ans par la république d'Hawaï afin d'extraire du phosphate et de l'engrais, mais les gisements de guano n'ont pas été rentables.

En , durant le Seconde Guerre mondiale la Marine impériale japonaise a profité de l'isolement de l'île pour utiliser ses eaux protégées comme point d'ancrage et de ravitaillement pour les hydravions à long rayon d'action. Le commandant de la flotte américaine Chester Nimitz ordonna une présence permanente de l'United States Navy sur l'atoll[2], ce qui eut le mérite d'empêcher l'aviation japonaise, qui avait prévu de ravitailler sur place, d'effectuer une reconnaissance sur Pearl Harbor début juin 1942 et de vérifier si la flotte américaine du Pacifique y était toujours ancrée (elle ne l'était plus, le service de renseignements de l'U.S. Navy ayant déchiffré le code de la marine japonaise et connaissant dès lors le plan japonais). Les porte-avions japonais de l'amiral Nagumo, devant couvrir la force d'invasion de Midway, s'avancèrent ainsi sans connaître la position ennemie, ce qui les mena au désastre.

Après la bataille de Midway, l'United States Navy construisit un aéroport sur l'île de Tern, elle l'agrandit pour accueillir une piste d'atterrissage de 1 000 mètres de long. L'île de Tern a maintenant une superficie de 10.527 hectares. La principale fonction de la station consiste en un site d'atterrissage d'urgence pour les avions de ligne volant au-dessus du pacifique. Il reste plusieurs bâtiments à côté de la piste. La base a été utilisée jusqu'en 1979. En 1969, un tsunami a dévasté les îles[3].

En , l'atoll devient une partie de la réserve de l'écosystème du récif corallien des îles du nord-ouest hawaïen, qui a été incorporée dans le monument national marin de Papahānaumokuākea en 2006[4].

Liste des principales îles[modifier | modifier le code]

  • Tern Island, 105 276 m2
  • East Island, 35 853 m2[note 1]
  • Trig Island, 23 298 m2
  • Little Gin Island, 19 448 m2
  • Whale Island, 19 212 m2
  • Skate Island, 12 808 m2

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette île a disparu lors du passage de l'ouragan Walaka en octobre 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean François de Galaup La Pérouse (comte de.), Voyage de Lapérouse, rédigé d'après ses manuscrits, suivi d'un appendice renfermant tout ce que l'on a découvert depuis le naufrage, et enrichi de notes par m. de Lesseps, Paris, Arthus Bertrand, Libraire et Delaunay, Libraire de la Reine, au Palais-Royal, (lire en ligne)
  2. Lord 1967, pp. 37–39; Parshall & Tully 2005, p. 99
  3. (en) « LORAN Station French Frigate Shoals », 2013-2019
  4. (en) « U.S. Coast Guard aircrew rescues 10 from French Frigate Shoals », sur CoastGuardNews.com,

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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