Bamakhepa

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Bamakhepa
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Biographie
Naissance
Décès
(à 73 ans)
Tarapith (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Bamacharan ChattopadhyayVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Religion
Prononciation

Bamakhepa (1838-1911[1] ; bengali : বামাক্ষ্যাপা), né Bamacharan Chattopadhyay, populairement connu sous le nom de « saint fou[2] », est un saint hindou tenu en grande révérence à Tarapith et dont le sanctuaire est également situé à proximité du temple de la déesse Tara à Birbhum[3]. Il est né dans le village d’Atla, dans le district de Birbhum[4].

Mémorial de Bamakhyapa

Culte[modifier | modifier le code]

Bamakhepa, fervent dévot de la déesse Tara, vit près du temple et médite dans les lieux de la crémation[1]. Il est contemporain d'un autre saint Bengali célèbre, Ramakrishna[5]. Très jeune, il quitte sa maison et passe sous la tutelle d'un saint nommé Kailsahpati Baba qui vit à Tarapith[2]. Par la suite, il va à Maluti, un ancien temple de village situé au bord de la rivière Dwarka. Il reste au temple de Mauliksha pour continuer le culte saint[6].

Le temple de Bamakhyapa. Village de Maluti, Jharkhand

Il perfectionne le yoga et la sadhana tantrique (adoration), ce qui lui permet de devenir le chef spirituel de Tarapith. Les gens viennent le voir pour chercher des bénédictions ou des remèdes pour leur maladie, leur détresse ou tout simplement pour le rencontrer[6]. Il ne suit pas les règles établies du temple de Tara et en conséquence, un jour, les prêtres du temple le brutalise pour avoir pris la nourriture destinée en offrande à la divinité. Il est dit : Tara est apparue en rêve à la Maharani (reine) de Natore et lui demande de nourrir d'abord le saint, car c'est son fils. Après cet incident, Bamakhepa est nourri dans le temple, avant la divinité, et plus personne ne le contrarie[2],[7]. Il est dit qu'en effectuant sa sadhana dans ces lieux de crémation, Bamakhepa, a atteint un état de conscience illuminée lorsqu'il eu la vision de Tara dansant sur un cadavre en feu[1],[3],[5].

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

À partir de 2007, une série sur Bamakhepa appelée Sadhak Bamakhepa est diffusée à la télévision au Bengale. Fin 2011, il a été diffusé 1500 épisodes[5],[8].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a b et c (en) David R. Kinsley, Tantric visions of the divine feminine : the ten mahāvidyās, Berkeley, University of California Press, , 318 p. (ISBN 978-0-520-20499-7, lire en ligne), p. 111
  2. a b et c (en) « Sri Sri Bama Khepa », sur JAYaGURU (consulté le 6 octobre 2018)
  3. a et b (en) William Clark, « Ma Tara of Tarapith », Kali Bhakti,‎ (lire en ligne, consulté le 5 octobre 2018)
  4. (en) Elizabeth U. Harding, Kali : The Black Goddess of Dakshineswar, Nicolas-Hays, Inc., , 352 p. (ISBN 978-0-89254-600-8, lire en ligne)
  5. a b et c (en) « The Sweetening of Death Bamakhepa’s Visualization of Tara at Bengal’s Tarapith Temple », sur core.ac.uk (consulté le 6 octobre 2018)
  6. a et b (en) « Mad Saint Bama Khyapa », sur Mad Saint Bama Khyapa (consulté le 6 octobre 2018)
  7. (en) Elizabeth U. Harding, Kali : The Black Goddess of Dakshineswar, Motilal Banarsidass Publ., , 318 p. (ISBN 81-208-1450-9, présentation en ligne), p. 275-279
  8. (en) « Sadhok Bamakhyapa becomes highly popular », gomolo.com,‎ (lire en ligne, consulté le 5 octobre 2018)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]