Ballons

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Ballons
Ballons
Église de Ballons.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Canton Nyons et Baronnies

Séderon (avant mars 2015)

Intercommunalité Communauté de communes des Baronnies en Drôme Provençale
Maire
Mandat
Pascal Blanc
2014-2020
Code postal 26560
Code commune 26022
Démographie
Gentilé Ballonnois, Ballonnoises
Population
municipale
83 hab. (2016 en augmentation de 3,75 % par rapport à 2011)
Densité 4,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 15′ 24″ nord, 5° 38′ 41″ est
Altitude Min. 674 m
Max. 1 390 m
Superficie 17,23 km2
Localisation

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Ballons est une commune française du département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont les Ballonnais (ou les Baronciers en provençal[réf. nécessaire]).

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune des Baronnies orientales, Ballons est situé à la limite du département des Hautes-Alpes. Le village est à 42 km de Buis-les-Baronnies, 36 km de Sisteron (Alpes-de-Haute-Provence), 12 km de Séderon. La commune est arrosée par la Méouge et l'un de ses affluents, le Riançon.

Ballons est accessible par la route départementale RD 942, depuis Lachau ou Salérans, mais le village lui-même est traversé par la route départementale RD 201. Il est desservi par la ligne d'autocars no 43 (Laragne - Mévouillon)[1].

Communes limitrophes de Ballons
Izon-la-Bruisse Sainte-Colombe (Hautes-Alpes) Barret-sur-Méouge (Hautes-Alpes)
Eygalayes Ballons Salérans (Hautes-Alpes)
Eygalayes Eygalayes, Lachau Lachau

Hameaux[modifier | modifier le code]

La commune se compose du village et de trois hameaux[2].

  • La Calandre
  • Les Granges
  • Le Vesque
  • La Bégüe (le village)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Valons en occitan[réf. nécessaire]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[3].

  • 1277 : Balaion Lotron (Inventaire des Dauphins, 8).
    • étudié par Ernest Nègre[4].
  • 1337 : Castrum de Ballonis Lotron (Duchesne, Comtes de Valentinois, preuve 58), cité ensuite par F. Scheurer[5].
  • 1442 : Castrum de Balonis (choix de doc., 282).
  • XVIIIe siècle : Balon le Tronc (inventaire de la chambre des comptes).
  • 1788 : Balons (Alm. du Dauphiné).
  • 1891 : Ballons, commune du canton de Séderon .

Étymologie[modifier | modifier le code]

Selon Élisée Reclus, le terme ballon dans la Drôme a le sens de « mont » ou « rocher »[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des fouilles ont été pratiquées par J-C. Daumas et Robert Laudet en deux campagnes (1991 et 1993); un rapport a été dressé[réf. nécessaire].

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Les premières traces relevées datent de 5000 ans avant notre ère. Le plateau de Tresclard a été occupé au moins jusque vers 900 avant notre ère[réf. nécessaire].

Outils datant de l'Âge du Bronze[6].

Les Gallo-romains[modifier | modifier le code]

L'influence romaine est présente sur la commune[réf. nécessaire].

  • Des fours pour fabriquer les tuiles ont été trouvés, l'un en haut du village, l'autre au Vesque. Des restes de tégules (tuiles romaines) ont été conservés.
  • En haut du village, une épingle a aussi été découverte.
  • Au pied du village, deux pièces de monnaie ont été ramassées après la réalisation de travaux. En effet, lors de l'installation de la vidange du réservoir à côté de la fontaine du bas ont été trouvés des abreuvoirs empilés les uns au-dessus des autres formant comme une muraille, parfaitement lisse, en pierres taillées.
  • Au Vesque, lors de travaux pour des canalisations, ont été trouvées des tuiles romaines, certaines bien faites et d'autres collées entre elles.
  • Au Vesque se trouve une villa romaine qu'il reste à fouiller.

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

La période du Moyen Âge n'a laissé que peu de traces si ce n'est quelques noms de lieux notamment le Châtelard[réf. nécessaire].

805 : un document carolingien (Charlemagne) confirme les possessions du monastère de Novalèse, région de Suse. Il y est question d'un Bullone qui se situerait dans le Gapençais. Il s'agit bien de Ballons[réf. nécessaire].

1209 : La charte des Libertés et Franchises octroyée par Raybaud de Lachau à ses sujets de Lachau, Ballons, Gaudissart, etc. ainsi que Ribier... Cette charte semble avantageuse en comparaison de celle de Sainte-Jalle par exemple[réf. nécessaire].

Juin 1302 : « Évidemment avec bien d'autres, nous sommes allés brûler quelques maisons et rudoyer quelques habitants de Gaudissard ; au dire de certains, ceux de Gaudissard auraient brûlé trois ou quatre copains de Lachau peu de temps auparavant, d'autres pensent que les gens de Gaudissard auraient eu quelques manquements envers leur suzeraine. Nous n'aurions fait qu'obéir aux ordres »[réf. nécessaire].

vers 1600 : Le quartier de Vière (« vieille ville ») est occupé. les derniers habitants sont descendus de la colline vers 1915. On y trouve aujourd'hui le relais de télévision[réf. nécessaire].

La seigneurie[3] :

  • Fief des barons de Mévouillon.
  • 1336 : les Adhémar.
  • 1582 : les La Tour-Montauban, derniers seigneurs.

La paroisse :

  • 1516 : mention du prieuré : Prioratus de Ballonis (Pouillé de Gap). Prieuré de l'ordre de Saint-Benoît, sous le vocable de Saint-Pierre, et dont le titulaire était collaleur et décimateur dans la paroisse de Ballons[7].

Avant 1790, Ballons était une communauté de l'élection de Montélimar, subdélégation et bailliage du Buis, formant une paroisse du diocèse de Gap, dont l'église était sous le vocable de Sainte-Catherine, et dont les dîmes appartenaient au prieur du lieu[3].

Péage jusqu'au XVIIIe siècle[6].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1790, Ballons fut compris dans le canton de Montauban, mais la réorganisation de l'an VIII l'a fait entrer dans celui de Séderon[3].

Un rapport du tout début du XIXe siècle signale la bonne qualité de l'église du vieux village avec un presbytère agréable. Mais au cours du siècle, la population a migré vers les hameaux d'aujourd'hui[réf. nécessaire].

1853 : le choléra frappe la communauté. De juillet à fin août 1853, ce sont plus de quarante personnes qui décèdent[réf. nécessaire].

Vers 1880, les habitants et le curé Chambon décident de construire une église et un presbytère au nouveau village : c'est l'église actuelle et la salle de la Mairie occupe le presbytère. L'inauguration a lieu en 1881 et le curé Chambon décéda peu après.

  • Les héritiers du curé héritèrent des terrains de l'église et du presbytère. Vingt ans de négociations furent nécessaires pour la vente des bâtiments à la communauté. Pendant ce temps, les Ballonnais, prudents, cessèrent d'entretenir l'ancienne église du vieux village et la nouvelle église. Ballons faillit se retrouver sans église. Dans un rapport de la fin du siècle, le clergé signalait les deux églises quasiment en ruine. Une émeute eut lieu lors de la visite d'un envoyé de l'évêque. Des dames lui auraient crié: « Va au diable ». L'homme, outré par cet accueil, proposa à l'évêque de priver les Ballonnais de curé. Le différend fut réglé au début du XXe siècle et l'église du vieux village fut vendue à des maçons démolisseurs[réf. nécessaire].

Registres de délibérations[modifier | modifier le code]

Les registres de délibérations ne remontent qu'en 1868. Une délibération du 19 novembre 1868 stipule que les cours pour adultes vieux de douze ans ont fait qu'il n'y a presque plus d'hommes illettrés dans Ballons. Sans préjuger du résultat, il est décidé de tenter l'expérience sur les femmes. Une indemnité de 25 francs est votée pour le directeur. Le conseil décide aussi de louer pendant quatre ans, à monsieur Saisse, une maison pour l'école des filles et le logement de l'institutrice[réf. nécessaire].

Le , le maire mentionne l'achat d'une armoire pour la bibliothèque et de livres à la librairie Dupont à Paris. Ils n'ont cependant pas assez de livres à prêter aux familles. Ce texte est émouvant car on sent la soif d'apprendre, l'instruction libératrice. La révolution industrielle est en marche; elle va avoir besoin de techniciens. Les communes s'engagent avec détermination : « La commune ne peut faire de plus grands sacrifices » disent-ils; on rajoute « pour le moment »[réf. nécessaire].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

mairie de Ballons
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1925 1944 Fernand Gebellin-Meffre   Conseiller départemental (1942-1945)
1944 1950 Victor Brissac    
1950 1978 Auguste Rolland    
1978 2011 Claude Poméro    
2011 En cours
(au 16 janvier 2017)
Pascal Blanc[8] DVG Artisan

Démographie[modifier | modifier le code]

En 1790, Ballons compte 324 habitants[3].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10].

En 2016, la commune comptait 83 habitants[Note 1], en augmentation de 3,75 % par rapport à 2011 (Drôme : +4,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
438326412467500506507423397
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
401417371358365335314299287
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
24022419719217716514611491
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
544953444666888183
2016 - - - - - - - -
83--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

En 1992 : bois, plantes aromatiques, essence de lavande, ovins, caprins, apiculture, truffes[6].

Loisirs et tourisme[modifier | modifier le code]

  • Contreforts de la montagne de Chabre (1393 m)[6].
  • Route forestière vers le col Saint-Jean[6].
  • Vallée de la Méouge[6].
  • Baignades[6].
  • Pêche et chasse[6].
  • Syndicat d'initiative[6].
  • Fête : premier dimanche d'août[6].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église : petit clocheton[6], chaire en fer.
  • Fontaine-lavoir avec pierres de taille de 1890.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. ligne de bus no 43
  2. Ballons dans la vallée de la Méouge
  3. a b c d et e J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 17
  4. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, page 225, (ISBN 2600028838)
  5. a et b Ferdinand Scheurer, 1953, Bulletin de la Société belfortaine d'émulation, page 46, (id)
  6. a b c d e f g h i j et k Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Ballons
  7. J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 289
  8. Ballons sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 20 novembre 2014).
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]