Ballon stratosphérique

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Lancement d'un ballon stratosphérique

Un ballon stratosphérique est un aérostat capable d'atteindre la stratosphère. Les ballons stratosphériques sont utilisés pour les prévisions météorologiques, pour effectuer des mesures de composition de l'atmosphère ou pour réaliser des expériences d'astronomie. Le plafond de vol d'un ballon stratosphérique est d'environ 50 km et la durée du vol est comprise selon le type entre quelques heures et quelques mois.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1783, le scientifique français Jacques Charles et les frères Robert conduisirent la première expérience publique avec des ballons remplis d'hydrogène. Charles avait réussi par un nouveau procédé à obtenir de grandes quantités d'hydrogène en mélangeant 540 kg de fer et 270 kg d'acide sulfurique. Le ballon, appelé Charlière, a pris 5 jours à remplir et fut lâché des Champ de Mars à Paris où 300 000 personnes s'étaient rassemblées pour le spectacle. Le ballon traversa les nuages, puis l'expansion du gaz provoqua sa déchirure. Il retomba après 45 minutes à 20 km de Paris[1].

Ensuite, des aérostiers comme Gaston Tissandier (1843 - 1899) ont tenté d'atteindre la haute atmosphère. D'autre part, le , Gustave Hermite lâcha son premier ballon-sonde fait en papier enduit de pétrole. Il mesurait quatre mètres de diamètre et transportait un baromètre à mercure de 1,2 kg[2]. Son idée se répandit d’abord lentement mais des chercheurs, comme Léon Teisserenc de Bort et Richard Aßmann, découvriront grâce à ce système la tropopause, la stratosphère et les autres couches de l’atmosphère.

Après quelques essais à partir de 1927, Pierre Idrac et Robert Bureau associent aux capteurs d'un ballon-sonde un petit émetteur radio à lampe qui retransmet au sol en temps réel les valeurs mesurées[3].

Il fallu attendre les années 1930 pour voir des aérostats avec un équipage atteindre la stratosphère. Ceux-ci furent lancés pour la recherche et pour briser le record d'altitude en vol humain[4]. Ainsi, le 27 mai 1931, Auguste Piccard atteint 17 kilomètre d'altitude.

Les vols, avec ou sans équipages, se sont poursuivis depuis ce temps mais furent graduellement concurrencés par les fusées-sondes et les vols d'avions scientifiques.

Caractéristiques techniques[modifier | modifier le code]

Il existe trois types de ballons stratosphériques :

  • ballon ouvert
  • ballon pressurisé
  • ballon dilatable

Usage[modifier | modifier le code]

Les ballons stratosphérique sont fréquemment utilisés à des fins scientifiques. Les utilisations communes comprennent les radiosondages météorologiques et l'échantillonnage in-situ de l'atmosphère. Ils sont également largement utilisés pour collecter des données et des images depuis le proche espace pour des applications scientifiques telles que l'observation millimétrique des étoiles.

L'utilisation de ballons stratosphériques est également envisagé pour le tourisme spatial[4]. Ainsi des entreprises privées développent des ballons à grande altitude, équipés et non habités, pour la recherche scientifique et des fins commerciales; ainsi que d'autres habitables pour le tourisme spatial[5],[6]. Des plate-formes, soutenus par des ballons à haute altitude, sont aussi proposées pour des applications telles que les relais de communication.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) G. Pfotzer, « History of the use of Balloons in Scientific Experiments », Space Science Reviews, vol. 13, no 2,‎ , p. 200 (lire en ligne).
  2. « La conquête de la troisième dimension : Les ballons-sondes », Mesurer l'atmosphère, Météo-France (consulté le 21 juillet 2017).
  3. « Bureau (Robert) », La météo de A à Z > Définition, Météo-France (consulté le 26 novembre 2013)
  4. a et b (en) José Mariano López-Urdiales, « The Role of Balloons in the Future Development of Space Tourism » [PDF], Houston, Texas, 19 octobre, 2002 (consulté le 21 juillet 2017)
  5. (en) Mark Betancourt, « See The World From 100,000 Feet », Air & Space,‎ (lire en ligne).
  6. (en) M. Wall, « World View to Loft Experiments on Balloon Test Flights This Year », sur Space.com, (consulté le 21 juillet 2017).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :