Peuples humains de la Tærre

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Bakluni)
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Article principal : Faucongris.

Dans le décor de campagne médiéval fantastique de Faucongris, sept peuples humains partagent les terres du monde connu avec les autres créatures humanoïdes fantastiques propres à l'univers du jeu de rôle Donjons et Dragons, tels les Elfes, les Nains ou les Orques. Au fil des publications, l'histoire, la religion et la culture de ces peuples fictifs se développent, de manière à permettre aux joueurs d'étoffer le "background" de leurs personnages en leur permettant d'incarner différents types d'humains. Après plusieurs siècles de mariages, de guerres et de migrations entre les peuples, un grand brassage de population a eu lieu au point que dans la plupart des pays, on ne distingue plus l'origine ethnique des individus[1]. Il existe d'autres peuples humains dans cet univers, mais ils ne font l'objet d'aucune description.

Histoire éditoriale[modifier | modifier le code]

L'édition en folio de 1980 du décor de campagne du Monde de Faucongris ne contient aucune mention d'une diversité ethnique des humains de Flannesse. Dans un article paru dans le no 46 de Dragon Magazine, Kenneth Burke critique la description de "sauvages cannibales" dans les jungles d'Amédio et d'Hepmonésie et y voit une preuve malheureuse de présupposés racistes[2]. Lawrence Schick, Vice-Président de la Conception de produit chez TSR écrivit une réponse affirmant que "nulle part dans le texte de l'Atlas, il n'y avait la moindre indication de la couleur de peau de qui que ce soit. Personne n'y avait jamais songé, parce que cela n'avait aucune importance."[3]. Quelques numéros plus tard[4], Lenard Lakofka publie un article sur les langages fictifs de Flannesse auxquels Gary Gygax annexe une première et brève description des types ethniques humains présents dans le monde.

Baklunis[modifier | modifier le code]

Les Baklunis (parfois appelés Bakluniens) sont un peuple humain vivant en Flannesse et dans certains régions d'Œrik plus à l'ouest. Ces descendants des humains qui vivaient autrefois dans l'Empire Bakluni vivent aujourd'hui principalement dans le nord-ouest de la Flannesse, dans le Bassin Bakluni et les régions environnantes, dont Zeïf, Ekbir, Tusmit, Ull, Ket, les Steppes Arides, les Plaines des Paynims, les Nomades du Tigre et du Loup. Par certains aspect, les Baklunis font référence aux peuples arabes ou persans ; de nombreuses similarités peuvent être soulignées, dont l'apparition et l'influence des Djinns et autres forces magiques.

Description des Baklunis[modifier | modifier le code]

Dans le décor de campagne, les Baklunis sont décrits comme ayant la peau dorée et une teinte de cheveux allant du noir aile-de-corbeau au brun foncé ; leurs yeux sont souvent verts ou gris-vert.

Panthéon bakluni[modifier | modifier le code]

Les divinités suivantes composent le panthéon bakluni:

Al'Akbar Al'Asran Al'Zarad Azor'alq Daoud Geshtaï Istus Mouqol Tharoth le Faucheur Xan Yaë Zuoken

Flannas[modifier | modifier le code]

Les Flannas (dits aussi parfois Flanois) furent les premiers humains connus à s'être installé dans la partie orientale du continent d'Œrik, la Flannesse, qui fut baptisée ainsi en référence à eux. Aujourd'hui, on trouve encore un nombre significatif de Flannas dans le Géoff, le Stérich, en Taine, chez les Nomades des Steppes et du Loup.

Les Flannas d'avant les Grandes Migrations sont décrits comme des "chasseurs robustes et compétents, pas particulièrement belliqueux, vivant en petits groupes dispersés qui n'ont pas accomplis d'efforts de civilisation appréciables"[5]. Il s'agit là d'une simplification, car les Flannas peuvent s’enorgueillir d'être à l'origine de plusieurs cultures anciennes, dont celles fondées à Sulm dans le Désert Étincelant, Véralos sur les bords de la Faille Béante, Tostehnca dans les Monts Griffons et plusieurs autres.

Description des Flannas[modifier | modifier le code]

Les Flannas typiques ont un teint de bronze, qui varie du cuivré à un brun foncé. Leurs yeux sont généralement bruns- foncé, noirs, marron ou ambrés. Ils ont généralement les cheveux ondulés ou bouclés, noirs, brun foncé ou bruns.

Panthéon flanna[modifier | modifier le code]

Les Flannas sont majoritairement adeptes de la Vieille Foi. Les divinités suivantes composent le panthéon flannas:

Allitur Béorie Béreï Kyuss Myhriss Nérull Obad-Haï Pélor Rao Vecna Zodal

Royaumes flannas préhistoriques connus[modifier | modifier le code]

Les royaumes flannas suivants existaient avant les Grandes Migrations.

  • Les Îles de la Terreur (Nyr Dyv)
  • Itar (Désert Étincelant)
  • L'Empire Occulte de Vecna
  • Sulm (Désert Étincelant)
  • Tostenhca (Monts Griffons)
  • Véralos (Faille Béante)

Œridiens[modifier | modifier le code]

Les Œridiens (parfois aussi appelés "Tærridiens") sont un peuple humain vivant en Flannesse. Originaire des plaines de l'Œrik central, les Œridiens ont commencé à migrer dans ce qui est aujourd'hui le pays d'Ull il y a environ 1 235 ans, chassés vers l'Est et la Flannesse par les orques et les gobelins mercenaires utilisés par l'Empire bakluni et l'Imperium suellois dans leurs guerres incessantes. Les Œridiens colonisèrent la plus grande partie de la Flannaesse, en conquérant et assimilant les Flannas indigènes et les colons suellois. Toutefois, dans certaines contrées, telles la Vallée du Sheldomar et le Val de Luna, ils s'établirent plus pacifiquement.

L'empire le plus puissant de la Flannesse actuelle, le Grand-Royaume d'Ærdie, fut fondé par la belliqueuse tribu œridienne des Ærdis. Les Vollar de la Véluna moderne et les Nyrondais du Nyrond sont deux autres tribus œridiennes parmi les plus connues. C'est en Furyondie, en Pérennelande, en Pavoisie, dans la Province du Nord du Royaume d'Ærdie, en Médégie, en Onouailles et en Solandie que l'on trouve le plus fréquemment des Œridiens "de pure souche".

Description des Œridiens[modifier | modifier le code]

Les Œridiens ont un teint de peau qui varie de bronzé à olive ; leurs cheveux couvrent tout le spectre de blond-miel à noirs, même si les cheveux bruns et bruns-roux prédominent. La couleur des yeux varie, mais les yeux bruns et gris sont les plus répandus.

Panthéon œridien[modifier | modifier le code]

Le panthéon œridien est constitué des divinités suivantes :

Alia la Sévère Célestian Cyndor Daern
Delleb Érythnul Fharlanghn Héronéus
Hextor Johydée Kurell Mérikka
Pholtus Procan Rudd Sol[6]
Bléredd Stratis Les Vélæri[7] Zilchus

Olmans[modifier | modifier le code]

Les Olmans sont un peuple humain qui habite les rivages méridionaux de la Flannesse et ont essentiellement une organisation tribale, même s'ils ont par le passé dirigé un vaste empire. Ils sont clairement inspirés des Olmèques, impression encore renforcée par leur panthéon qui emprunte largement aux Religions mésoaméricaines.

Description des Olmans[modifier | modifier le code]

Les Olmans tendent à avoir la peau rouge-brun ou brun foncé, et parlent leur propre langage. Leurs légendes racontent que les dieux olmans ont découvert la Tærre et le peuple Olman vers l'an -2400 AC. En ce temps, les Olmans n'avaient pas encore quitté leur Hepmonésie natale. Quelque 500 ans plus tard, les Olmans entrent en guerre contre les Touvs dans les jungles du nord de l'Hepmonésie. La civilisation olmane fleurit entre -1900 et -1500 AC, lorsqu’ils commencent à travailler le bronze et la pierre. Ils érigent alors de grandes cités dans le nord de l'Hepmonésie. Vers -1100 AC, un grand désastre frappe les Cités-États olmanes de Xapatlapo et Alocotla, lorsque les grands prêtres concluent un pacte avec le dieu Tlaloc, ce qui conduit à la création des yuan-ti.

Vers -1000 AC, les Olmans commencent à migrer d'Hepmonésie vers la Jungle d'Amédio. Là, ils établissent une portion de leur vaste empire qui survivra à celui d'Hepmonésie. En -805 AC, les Olmans de la Jungle d'Amédio déclarent qu'"ils sont la seule vraie nation olmane, faisant de cette année, la première du calendrier lunaire olman. Vers -800, les sept Cités-États olmanes d'Amédio déclarent leur indépendance, mais elles se considèrent encore comme faisant partie du même empire. En -490 AC, l'empereur l'Empire olman d'Amédio, Tloqasikukuatl de Chetanicatla, est assassiné par des prêtres de Zotzilaha. En -425 AC, l'empire sombre dans la guerre civile. Au cours d'une terrible bataille magique, la Cité-État de Tamoachan est détruite en un jour.

À l'apogée de leur civilisation, les Olmans construisirent des temples et des sanctuaires grandioses dans les profondeurs des jungles du Sud de la Flannaesse. Ils explorèrent également les océans méridionaux à un degré qui dépasse même les explorateurs modernes du Grand-Royaume d'Ærdie, de la Cité-Franche de Faucongris ou de Kéolande. On leur doit aussi le développement de la sarbacane, lors du VIIe siècle avant l'Année Commune.

Les Olmans modernes habitent dans la Cité-Etat de Xamaclan (dernière survivante de l'empire olman d'Amédio) et se sont répandus en tribus isolées dans toute la Jungle d'Amédio. Il en existe quelques groupes épars ailleurs dans le monde. L'un de ces groupes vit sur "l'Île de la Terreur", loin dans le sud de la Mer d'Azur, une île éloignée qui a été envahie par les kopru il y a plusieurs siècles.

Rhéniens[modifier | modifier le code]

Les Rhéniens ne sont pas originaires de la Tærre, mais d'un pays qu'ils appellent "Rhop" et qui se situe sur un autre monde ou un autre plan d'existence. On pense qu'ils sont arrivés pour sur Tærre dans la Forêt d'Adri dont ils furent chassés par les habitants hostiles et ils vivent désormais le long des rivières et des lacs de Flannesse.

Description des Rhéniens[modifier | modifier le code]

Les Rhéniens ont la peau qui varie de l'olivâtre au bronzé, les cheveux habituellement bruns ou noirs bouclés, les yeux gris, bleus, noisette ou parfois verts. Ils sont de petite taille et nerveux, mais forts, les hommes mesurant en moyenne 1,65 m et les femmes légèrement moins.

Suellois[modifier | modifier le code]

Les Suellois commencèrent à quitter l'Imperium suellois pour immigrer en Flannesse en masse à partir des environ de -447 AC, mais le nombre des migrants s'accrut dramatiquement après les Cataclysmes Jumeaux en -422 AC. Les Suellois s'installèrent dans de nombreuses régions de Flannesse et entrèrent souvent en conflit tant avec les autochtones flannas et les migrants œridiens, qu'avec les peuples non-humains comme les Elfes et les Nains.

Bien que l'on puisse trouver des gens d'ascendance suelloise presque partout en Flannesse, les contrées qui en abritent le plus sont la Péninsule thilonienne, la Fraternité Écarlate, la Seigneurie des Îles, les Barons des Mers, la Vallée du Sheldomar et les États d'Urnst. Les Îles de Lendore abritaient autrefois un large contingent de Suellois, mais depuis que le culte de Sehanine Archelune en a pris le contrôle après la Grande Guerre de Faucongris, la plupart des humains ont été expulsés de ce pays.

La boîte de jeu publiée en 1983[8], reprend les détails publiés précédemment pour décrire l'ethnie suelloise avec sa peau pâle et ses cheveux blonds. Elle développe également leur histoire, en particulier la guerre génocidaire contre les Baklunis et leurs liens avec la Fraternité Écarlate, une faction de moines maléfiques qui défendent une doctrine de la supériorité raciale suelloise.

C'est dans le supplément "The Scarlet Brotherhood" que Sean K Reynolds fournit les informations les plus détaillées sur la culture et la religion suelloise. Il comprend notamment sur de deux pages, un lexique de termes en Ancien Suellois avec leur traduction en anglais.

Description des Suellois[modifier | modifier le code]

Dans "Dragon Magazine"[9], Gary Gygax décrit les Suellois comme un peuple dont "de nombreux" représentants ont le teint et les cheveux si pâles qu'ils sont "presque albinos". Gygax écrit que "le mélange entre Œridiens et Suellois a tendance à produire une population à l'aspect typiquement européen". Un peu plus tard la même année[10], il donnera plus de consistance aux Suellois, déclarant à nouveau qu'ils avaient la peau pâle mais que "certains" étaient presque albinos. Il détermine aussi que les Suellois sont l'ethnie majoritaire dans les contrées des Barbares des Glaces, des Neige et du Givre (pays nordiques de fjords), ainsi que dans les jungles d'Amédio et d'Hepmonésie ; d'après leur histoire fictive, des groupes de Suellois élurent résidence dans ces jungles après les Grandes Migrations. L'article décrit également leur mode vestimentaire.

Les Suellois de pure souche ont généralement la peau pâle, avec une propension à l'albinisme bien plus fréquente que chez les autres peuples. Les yeux violets et bleu clair sont fréquents, les yeux gris et bleu foncé le sont moins. Ils ont les cheveux clairs, du blond au blond-roux, et souvent bouclés.

La mode suelloise favorise les couleurs unies et les vêtements marquent une position sociale élevée ; les emblèmes, symboles, ou insignes traditionnels similaires (typiquement dans des tons qui contrastent avec leurs vêtements) sont souvent des marques de statut ou d'affiliation avec d'antiques maisons suelloises. Les anciens Suellois portaient souvent des culottes bouffantes et des blouses larges, mais dans les siècles qui ont suivi les Grandes Migrations, leur mode s'est adaptée aux divers climats.

Panthéon suellois[modifier | modifier le code]

La boîte de jeu "World of Greyhawk Fantasy Game Setting"[8] donne une liste des déités suelloises, dont seules quelques-unes sont accompagnées d'une description détaillée. Les dieux qui n'ont pas été détaillés dans cette boîte le seront ultérieurement par Len Lakofka dans une série d'articles du magazine Dragon[11]. Leur ressemblance avec le panthéon nordique est renforcé particulièrement par les descriptions de Lendor, divinité du Temps et de la Connaissance, père du panthéon suellois (qui fait penser à Odin) et de Kord, dieu de la Force et des Batailles, réputées pour ses idylles avec des mortelles (tout comme Thor). Le panthéon suellois est constitué des divinités suivantes :

Beltar Fortubo Lendor Osprem Phyton Wastri
Bralm Jascar Lydia Pyrémius Syrul Wy-Djaz
Dalt Kord Norébo Phaulkon Vatun Xerbo

Touvs[modifier | modifier le code]

Les Touv constituent l'une des peuplades humaines habitant la Tærre. Localisées principalement sur le continent d'Hepmonésie, les Touvs sont réputés pour leur guerre contre les Olmans dans les jungles septentrionales à cause des razzias d'esclaves et des sacrifices rituels pratiqués par l'Empire Olman. Les Touvs ont construit des cités en Hepmonésie et dans la Jungle d'Amédio.

Description physique[modifier | modifier le code]

Dans le supplément "The Scarlet Brotherhood", Sean K Reynolds décrit les Touvs ainsi:

« Les Touvs ont la peau marron foncé ou noire, les yeux bleus ou bruns, rarement noirs et les cheveux raides ou ondulés. Ils ont le visage rond et sont en moyenne plus petits que la plupart des habitants de Flannesse, le plus grand d'entre eux devant mesurer 1,75 m. Même si la plupart des hommes n'ont pas de pilosité faciale, certains sous-groupes peuvent exhiber une barbe étroite à la pointe du menton. Le visage des femmes est souvent rond et attirant. Ils parlent le Touv, langage complexe qui est un amalgame de langues tribales dans lequel de nombreux mots ont la même signification. »

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Anne Brown, Greyhawk : Guide du joueur, p. 41.
  2. Kenneth W. Burke, « The Dragon's Augury: "A Universal Constant " », Dragon, Lake Geneva WI, TSR, vol. V, no 8,‎ , p. 49
  3. Kenneth W. Burke, « The Dragon's Augury: "Grey" Areas Were Made That Way », Dragon, Lake Geneva WI, TSR, vol. V, no 8,‎ , p. 50
  4. Len Lakofka, Dragon Magazine, no 52 (août 1981)
  5. Gygax, Gary, World of Greyhawk Fantasy Game Setting (TSR, 1983)
  6. Nom sous lequel Pélor était connu des premiers Œridiens.
  7. Nom collectif des Dieux œridiens de l'agriculture Velnius, Telchur, Atroa, Sotillion, et Wenta.
  8. a et b (en) Gary Gygax, World of Greyhawk Fantasy Game Setting, Lake Geneva WI, TSR,
  9. Gary Gygax, Dragon Magazine, no 52 (août 1981)
  10. Gary Gygax, Dragon Magazine no 55 (novembre 1981)
  11. Leonard Lakofka, Dragon Magazine, no 86 à 90 et no 92