Bain de bouche

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Bain de bouche médicamenteux, dans un bouchon doseur

Le bain de bouche est l'opération consistant à baigner les dents, les gencives et les muqueuses de la bouche avec une solution, aussi appelé rince-bouche, de manière à améliorer l'hygiène bucco-dentaire notamment comme soin post-opératoire en odonto-stomatologie ou en situation d'infection dentaire, d'inflammation gingivale, de parodontie ou d'autres causes de bouche douloureuse (prothèse dentaire par ex).

Les produits antiseptiques autrefois utilisés en bain de bouche étaient par exemple de l'eau salée, divers types d'infusion de certaine plante, ou une solution alcaline (de bicarbonate de soude, à 1,4 %, obtenu en dissolvant 2,8 g de poudre de bicarbonate de sodium (une cuillerée à café) dans 200 ml d'eau, c'est-à-dire un verre moyen[1]. Des produits médicamenteux plus récents contiennent des désinfectants chimiques plus puissants (ex : chlorhexidine). Ce type de bain de bouche ne doit pas être dégluti, ni utilisé chez des enfants de moins de quatre ans ou qui n'auraient pas acquis les mécanismes d'expectoration nécessaires en cas de déglutition ou de fausse route[2].

Hygiène[modifier | modifier le code]

Certains producteurs de bains de bouche affirment que des rinçages de la bouche antiseptiques, notamment avec de la chlorhexidine, et anti-plaque tuent la plaque bactérienne qui provoque les caries, les gingivites et la mauvaise haleine.

Des bains de bouche anti-carie comportent du fluorure réputé limiter la dégradation des dents. Il est néanmoins généralement admis que l'utilisation du bain de bouche ne remplace pas le brossage des dents avec un dentifrice ni l'utilisation du fil dentaire[3],[4],[5].

Lorsque de l'huile est utilisée, la pratique s'appelle « gandouch ».

À l'attention des immunodéprimés, ou des personnes (un patient sur deux) ayant développé une mucite après une chimiothérapie et/ou une radiothérapie, des bains de bouches spéciaux contenant des antifongiques visent à limiter les risques de mycose buccale [6]. Il s'agit dans certains cas de suspension buvable (bain de bouche à avaler)[7]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lacoste-Ferre, M. H., Saffon, N., Cousty, S., Berthaud, J., Cestac, P., & Perrier, C. (2011). Les soins de bouche: de l’hygiène de base aux soins spécifiques. Médecine Palliative: Soins de Support-Accompagnement-Éthique, 10(2), 82-88 (résumé)
  2. Bounoure, G. M., Jammet, P., & Souyris, F. (1994). Caries, bains de bouche fluorés et orthopédie dento-faciale. Revue d'Orthopédie Dento-Faciale, 28(1), 65-81.
  3. (en) Gunsolley JC. A meta-analysis of six-month studies of antiplaque and antigingivitis agents. J Am Dent Assoc. 2006 Dec;137(12):1649-57. PMID 17138709
  4. (en) Tal H, Rosenberg M. Estimation of dental plaque levels and gingival inflammation using a simple oral rinse technique. J Periodontol. 1990 Jun;61(6):339-42. PMID 2366142
  5. (en) Listerine no replacement for flossing?, NBC News, 7 janvier 2005
  6. Jolivot, P. A., Dunyach-Remy, C., Roussey, A., Jalabert, A., Mallié, M., & Hansel-Esteller, S. (2012). Étude d’activité in vitro et de stabilité de suspensions antifongiques pour bain de bouche: vers une remise en question de pratiques empiriques ?. Pathologie Biologie, 60(6), 362-368. (résumé)
  7. Kamioner, D., Krakowski, I., Mayeur, D., & Scotté, F. (2009). Mucite et candidose oropharyngée. La Lettre du cancérologue, 18(7), 369-370 (résumé).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Crédit d'auteurs[modifier | modifier le code]