Bailliage de Bar-le-Duc

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Ne doit pas être confondu avec Bailliage de Barr, Bailliage de Bar-sur-Aube et Bailliage de Bar-sur-Seine.

Le bailliage de Bar-le-Duc également appelé Bailliage de Bar, est une ancienne entité administrative du duché puis de la province de Bar, ayant existé jusqu'en 1790. Il avait pour chef-lieu Bar-le-Duc.

Géographie[modifier | modifier le code]

Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle : la Meuse, ainsi que les bailliages de Commercy, de Saint-Mihiel et le Verdunois, le bornaient à l’orient ; le Verdunois et le Clermontois enclavaient presque au nord l’ancienne dépendance de Souilly ; la Champagne s'y trouvait à l’occident et au midi, avec des parties du Bassigny et du bailliage de la Marche[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Ce bailliage faisait partie du barrois mouvant et était en 1779 le plus considérable de tous ceux de la Lorraine et du Barrois, soit composé d'environ 165 communautés. A la même époque, il était entièrement sous le ressort du parlement de Paris et concernant les appels des cas présidiaux, il se portaient à Châlons-en-Champagne[1].

Il était régi par plusieurs coutumes : tout ce qui composait l’ancien bailliage de Bar était sous la coutume de Bar-le-Duc, la coutume de Saint-Mihiel gouvernait également plusieurs villages depuis 1751. La coutume du Bassigny était suivie à Mauvage et à Nayves-en-Blois, et Saint-Aubin-aux-auges était sous la coutume de Vitry-le-François[1].

Concernant le plan spirituel, Le diocèse de Toul y était le plus étendu. Le diocèse de Verdun et celui de Châlons-sur-Marne se partageaient le reste[1].

A la suite de la révolution française, ce bailliage fut supprimé.

Economie[modifier | modifier le code]

Les principales productions de la terre, dans ce pays montueux, étaient les vins : ceux de Bar, et principalement la côte de Notre-Dame, ou celui des Antonistes. C'était presque l’unique ressource et le seul commerce de cette partie du Barrois dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle : les grains qu’elle produisait à cette époque suffisaient à peine à la consommation de l’habitant. D'autre part, La truite de l’Ornain était renommée[1].

La mesure des grains à Bar-le-duc était le boisseau et on appelait minotte la mesure de l'avoine.

Composition[modifier | modifier le code]

En 1779, le Bailliage de Bar-le-Duc avait un total d'environ 165 communautés : elles étaient toutes de la province de Bar, à l'exception d'un village, qui lui dépendait presque entièrement de la province de Lorraine. D'autre part, quelques localités étaient mi-parties avec la province de Champagne[1].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Durival, Description de la Lorraine et du Barrois, tome second, Nancy, 1779