Baie de Piran

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Baie de Piran
Géographie humaine
Pays côtiers Drapeau de la Croatie Croatie
Drapeau de la Slovénie Slovénie
Géographie physique
Type Baie
Localisation Golfe de Trieste, mer Adriatique, mer Méditerranée, océan Atlantique
Coordonnées 45° 30′ 16″ N 13° 33′ 43″ E / 45.504444, 13.56194445° 30′ 16″ Nord 13° 33′ 43″ Est / 45.504444, 13.561944

Géolocalisation sur la carte : Slovénie (relief)

(Voir situation sur carte : Slovénie (relief))
Baie de Piran

Géolocalisation sur la carte : Croatie (relief)

(Voir situation sur carte : Croatie (relief))
Baie de Piran
La baie de Piran
Carte du litige avant résolution.

La baie de Piran, aussi appelée golfe de Piran, est une petite baie de la partie sud du golfe de Trieste, lui-même situé à l'extrémité septentrionale de la mer Adriatique, en Méditerranée. Si elle doit son nom à la commune de Piran, située en Slovénie, elle est également bordée par la Croatie et est à ce titre parcourue par une frontière maritime internationale, la frontière entre la Croatie et la Slovénie dont le tracé est disputé entre les deux États voisins.

Différend territorial[modifier | modifier le code]

La Croatie et la Slovénie ont un litige territorial concernant les frontières maritimes de la baie de Piran depuis l'éclatement de la Yougoslavie en 1991[1]. La baie de Piran a une importance vitale pour la Slovénie car elle lui permet d'avoir un accès aux eaux internationales[2].

La Slovénie a utilisé son droit de veto pour ralentir les négociations d'adhésion de la Croatie à l'UE tant que le litige ne serait pas résolu[1], provoquant de vives réactions nationalistes dans les médias croates[3].

En 2009, les deux pays se sont finalement mis d'accord pour recourir à un tribunal d'arbitrage international afin de régler la question[2]. La Slovénie a soumis le projet à un référendum, qui a été accepté par 51,5% de « oui »[4].

Le , les deux pays s'accordent sur la composition du panel chargé d'arbitrer le différend frontalier sous les auspices de la Commission européenne.[5].

Néanmoins, en juillet 2015, les médias publient des retranscriptions de communications mettant en cause un juge slovène du tribunal d'arbitrage, accusé de partialité[2]. Les députés du Parlement croate ont suite à ces révélations appelé le gouvernement à abandonner l'arbitrage[6]. Le 27 juillet, le premier ministre croate Zoran Milanovic a annoncé que la Croatie « suspendait immédiatement » la procédure[2]. Le premier ministre slovène Miro Cerar a lui appelé à ce que l'arbitrage continue[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]