Bagyidaw

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Bagyidaw
Bagyidaw's tomb.PNG

Tombe de Bagyidaw à Amarapura (photo prise avant 1907).

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 62 ans)
AmarapuraVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Activité
Famille
Père
Thado Minsaw (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Conjoint
Nanmadaw Me Nu (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Hsinbyumashin (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religion

Bagyidaw (littéralement Oncle Royal Aîné, - Amarapura, ) est le septième roi de la dynastie Konbaung de Birmanie. Petit-fils du roi Bodawpaya et fils du prince qui commandait les armées en Arakan en 1784, il succéda à son grand-père en 1819 et ramena sa capitale à Ava en 1823[1],[2]. Il fut détrôné en 1837.

Constructions[modifier | modifier le code]

Prince de Sagaing en 1803, Bagyidaw épousa sa cousine la princesse Hsinbyume (Madame de l'Éléphant blanc, petite-fille de Bodawpaya, 1789-1812), mais elle mourut en couches à 23 ans[2]. Il éleva en 1816 à sa mémoire un stupa blanc, la pagode de Shinbyume (ou de Myatheindaw) à Mingun, près de Mandalay[3].

Son épouse royale Nanmadaw Me Nu fit construire en 1818 à Ava le monastère Mahâ Aung Mye ; ce bâtiment, plus communément appelé Me Nu Ok Kyaung (Monastère de brique de Me Nu), est inhabituel, car les monastères birmans traditionnels sont bâtis en bois[4].

Guerres[modifier | modifier le code]

Bagyidaw participa à l'invasion d'Ayutthaya in 1808[2]. Il fut vaincu au cours de la première guerre anglo-birmane (1824-1826), perdant l'Arakan et le Tenasserim.

Suivant les conseils du général Maha Bandula, il avait poursuivi la politique d'expansion de ses prédécesseurs, en s'emparant de l'Assam et de Manipur et en en faisant des états tributaires. Il entrait ainsi en contact avec les britanniques. Ceux-ci, inquiets de ses ambitions et désireux de fermer les ports birmans à la France, engagèrent les hostilités le 5 mars 1824 ; ils expulsèrent les birmans de l'Assam, de l'Arakan et de Manipur. Le 24 février 1826, Bagyidaw signa le Traité de Yandabo qui mettait fin à la guerre[5].

Diplomatie[modifier | modifier le code]

John Crawfurd, le premier représentant anglais après la guerre, ne réussit à obtenir ni un traité commercial ni l'échange de diplomates entre Ava et Calcutta. Son successeur, le Major Henry Burney, séduisit le roi par sa personnalité et put ouvrir une ambassade. Sa plus grande réussite fut de régler le contentieux entre le Manipur et la Birmanie sur la question de la vallée de Kabaw en faveur des birmans ; le Manipur occupait la région depuis la fin de la guerre avec l'accord tacite du Gouvernement des Indes. Burney conclut de l'examen des archives que la revendication birmane était justifiée. Il ne réussit pas néanmoins à obtenir un accord sur le Tenasserim (qui devenait pour les anglais plus une charge qu'autre chose), même quand les birmans furent informés que les Thaïs souhaitaient récupérer la province, qui leur avait appartenu jusqu'en 1793[5].

Fin de règne[modifier | modifier le code]

Bagyidaw fut atteint de dépression après le traité de Yandabo, et à mesure que son état s'aggravait, la responsabilité du gouvernement échut à la reine Nanmadaw Me Nu et à son frère Minthagyi Maung O. Il fut finalement contraint d'abdiquer en faveur de son frère cadet Tharrawaddy Min qui s'était rebellé en 1837[5].

Références (anglais)[modifier | modifier le code]

  1. Christopher Buyers, « The Royal Ark:Burma - Konbaung5 » (consulté le 12 mars 2007)
  2. a, b et c Christopher Buyers, « The Royal Ark: Burma - Konbaung Dynasty » (consulté le 15 mars 2007)
  3. « Colonel Sladen's Account of Hsinbyume Pagoda at Mingun, 1868 », SOAS (consulté le 15 mars 2007) La pagode fut endommagée en 1838 par un tremblement de terre et restaurée en 1874 par le roi Mindon, neveu de Bagyidaw.
  4. Dr. Richard M. Cooler, « The Art and Culture of Burma: The Konbaung Period - Amarapura », Northern Illinois University (consulté le 24 septembre 2007)
  5. a, b et c D.G.E.Hall, « Burma », Hutchinson University Library, , p. 102,106-108

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]