Bagoas (favori d'Artaxerxès III)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bagoas.

Bagoas (en grec ancien Βαγώας / Bagôas, en vieux persan Bagoi) est un eunuque d'origine égyptienne, il était le favori du roi de Perse Artaxerxès III, de la dynastie des Achéménides. S’étant entendu avec le mercenaire rhodien Mentor, il réussit à soumettre à nouveau l’Égypte à l’Empire perse (sans doute en 342 av. J.-C.). Il acquit alors un tel pouvoir qu’il était le maître réel du pays[1]. Il s’enrichit considérablement en confisquant les manuscrits sacrés de temples égyptiens et en exigeant des pots-de-vin pour les rendre[2]. Quand le Grand Prêtre de Jérusalem eut fait assassiner son frère Jean dans le Temple, Bagoas (qui était du parti de Jean) établit un nouvel impôt sur les Juifs et ne se gêna pas pour entrer dans le Temple, disant qu’il était plus pur que les meurtriers[3].

En -338 il fit assassiner le roi et tous ses fils à l’exception d’Arsès qu’il plaça sur le trône. Selon une légende rapportée par Élien[4], Bagoas avait tué Artaxerxès car ce dernier avait mis à mort le taureau sacré Apis, et il fit manger le corps du défunt roi par des chats.

Trouvant Arsès indocile, il le fit empoisonner à son tour en -336 et le remplaça par un autre prince de la famille royale, Darius III Codoman dont il se rendit compte rapidement qu'il ne serait pas plus souple qu'Arsès. Mais Darius, instruit par le sort de ces deux prédécesseurs, obligea Bagoas à boire le poison que celui-ci lui destinait[5].

Sources[modifier | modifier le code]

(en) « Bagoas (favori d'Artaxerxès III) », dans Encyclopædia Britannica, 1911 [détail de l’édition] [lire en ligne]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Diodore de Sicile, Bibliothèque historique [détail des éditions] [lire en ligne], XVI, 50 ; cf. Didymus, Comm. in Demosth. Phil. VI. 5.
  2. Diodore, XVI, 51.
  3. Flavius Josèphe, Antiquités judaïques, XI, 7, 1.
  4. Élien, Histoires variées [lire en ligne], VI, 8.
  5. Diodore, XVII, 5 ; Johann. Antioche, p. 38-39 éd. Muller ; Arrien, II, 14, 5 ; Curt., VI, 4, 10.