Bachi-bouzouk

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Groupe de bachi-bouzouks. Photo de Pascal Sébah vers 1870.
Carte postale de Constantinople d'un groupe de bachi-bouzouks.

Un bachi-bouzouk ou bachibouzouk (du turc başıbozuk, littéralement « tête non standardisée » signifiant « irrégulier ») est un cavalier mercenaire, souvent d'origine albanaise, de l'armée de l'Empire ottoman, avec un armement non standardisé et en pratique très léger, et une discipline faible.

Utilisés surtout pour terroriser les peuples conquis, les bashi-bouzouk albanais sont surtout connus pour avoir terrorisé les peuples des Balkans pour le compte des Ottomans. Ils participèrent notamment au siège de Vienne et à la chute de Constantinople. Ces cavaliers n'ayant aucune formation militaire, ne portaient pas tous le même chapeau, c'est pour cela que les Turcs les surnommèrent başıbozuklar, « les têtes non standardisées ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Un bon général devait plutôt compter sur eux pour d'autres tâches : information, reconnaissance, poursuite, occupation du terrain, etc., ou des exactions communément associées aux soldats de circonstance.

L'ampleur de la répression qu'ils firent subir aux Bulgares au cours de l'insurrection bulgare d'avril 1876 indigna le monde entier[1] et provoqua la guerre russo-turque de 1877-1878.

Les bachi-bouzouks furent aussi utilisés par les Jeunes-Turcs pour massacrer près de 30 000 chrétiens Arméniens à Adana en avril 1909[2].,[3]

Durant la guerre de Crimée[modifier | modifier le code]

Un corps irrégulier de l'armée française, les spahis d'Orient, a existé brièvement durant la guerre de Crimée. Indisciplinés, on les a parfois surnommés bachi-bouzouks[4].

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Dans les Aventures de Tintin, par Hergé, « bachi-bouzouk » est une des insultes les plus populaires du capitaine Haddock.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. « 3 mars, fête nationale de la Bulgarie » (consulté le 19 décembre 2009).
  2. (en) « 30,000 KILLED IN MASSACRES », The New-York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne)
  3. « Incendie à Adana », sur http://www.champagnat.org
  4. R. Noulens (sous la direction de), Les spahis, cavaliers de l'armée d'Afrique, Paris, , p. 70